mercredi 17 février 2016

Adrana - "Foreshadow" (2015)


(Par Inquisitor)


Parution : Format : Label : Univers : Pays :
5 septembre 2015 LP Brennus Music Heavy/Prog/Sympho France (Tours)


Adrana - Foreshadow (2015)
Track-list :

1) A Cursed Legacy
2) BlackBlood
3) Elventh Hour
4) Time to Win, Time to Cry
5) No More  YouTube
6) Crimson Conspiracy
7) The Falling song
8) Draconian Wind
9) Echoes of Time
10) Fight for Revenge
11) Demon's Run
12) Foreshadow


Line-up de l'album :

Anaé : Chant et paroles.
Maximus : Batterie.
Dub : Guitares.
Mric : Basse.



Membres additionnels :

Grhyll : Claviers (sur No more), scénario.
Julien « Nutz »Deyres : Chant
(sur BlackBlood, Elventh Hour, Time to Win, Time to Cry et Demon's Run).



Oui, vous avez bien lu. Votre serviteur, après avoir chroniqué Skeleton King et son EP de metal progressif, s'attaque aujourd'hui à Adrana et son metal symphonique. Mais que se passe-t-il ? Rien de particulier, juste l'envie de parler d'un groupe de chez moi qui est fort talentueux, et qui progresse d'album en album. Adrana en est à son troisième album et si le précédent, "The Ancient Realms", laissait présager d'un potentiel conséquent, voilà que "Foreshadow" ne laisse plus de doute : Adrana est un groupe mature dans sa composition, solide techniquement  et dont la musique s'enrichit au fil du temps.


Le quatuor tourangeau s'illustre encore une fois avec un metal symphonique de prime abord classique, mais qui sait très vite se démarquer grâce à des influences aussi diverses que le heavy, le power, et même des genres plus extrêmes comme le thrash et le death. Rien que ça ! Eh bin oui, c'est que ça a bossé dur chez Adrana. Et dès le premier morceau, BlackBlood (A Cursed Legacy étant une introduction instrumentale), on saisit toute la richesse de la musique d'Adrana. Le groupe nous emmène au galop avec des riffs très Power, un couplet bien ficelé mais sans surprises et, au milieu de la composition... un break jazzy. Avec un petit piano, le chant qui va bien, la batterie qui suit. Sans crier au génie pour autant, c'est tout à fait remarquable de prendre une telle prise de risque aussi tôt dans un disque, et cela fonctionne bien. Une fois la surprise passée, on admire l'audace du groupe.

L'ensemble de l'album est inspiré et à aucun moment on sent Adrana en difficulté, et même avec 11 titres il n'y a jamais de remplissage. Tout en conservant une ligne directrice, à savoir une musique épique et dépaysante, le groupe pioche dans plusieurs branches du metal, et crée son identité propre. Adrana sort sans problème de la masse de groupes de metal sympho qu'on trouve en France, genre finalement assez peu populaire et dont on aimerait voir plus de représentants de la qualité des tourangeaux.

Dans le reste du disque, plus d'aussi grosses surprises, mais que du bon. Je me permets de souligner le travail de Neb Xort (ex-claviériste d’Anorexia Nervosa), responsable de l'enregistrement et du mixage de l'album. Il avait déjà réalisé un excellent boulot avec "The Ancient Realms" ainsi qu'avec le groupe Pictured pour leur album "The Strand of Time" (que je ne saurais trop vous recommander) et il n'y a pas photo : c'est encore une fois très très bien fait. Mention spéciale aux guitares qui sonnent extrêmement bien, avec un grain superbe. Et, tant qu'à faire, un petit bravo à Edouard Noisette pour la réalisation de l'artwork qui colle remarquablement bien à l'esprit du disque.

Mais retournons à la musique en elle-même : bien que le tout soit très bien ficelé, j'ai trouvé ici-et-là de quoi me plaindre un peu. Notamment avec certains passages au chant crié ou distordu qui ne m'ont pas trop convaincu : même si la maîtrise vocale est incontestablement là, l'efficacité n'est pas au rendez-vous et on aurait peut-être préféré quelques growls. Et c'est à peu près tout.




Et à côté de ça, on retrouve des tas de bonnes idées, comme la seconde moitié très orientale de Crimson Conspiracy, qui m'a fait penser à Angra dans la période "Aurora Consurgens". Un passage très aérien, mystérieux, qui contraste franchement avec les riffs venus tout droit de Megadeth dans Draconian Wind. Là, ça bourre carrément et on apprécie d'autant plus que la septième composition, The Falling Song, repose les oreilles avec une très belle ballade lyrique chant/piano/violons. C'est bien fait, et c'est placé au moment opportun : bien joué !

Le dernier tiers de "Foreshadow" se permet de fournir la même qualité que précédemment, et on reprend bien encore un peu d’Adrana avec joie. Les solos et les leads sont de très bonne facture, les mélodies entraînantes et épiques à a fois... Ce troisième album a sans doute comblé les attentes des fans, et même converti d'autres auditeurs qui doutaient encore du talent d’Adrana. La princesse Adrana a désormais une belle armée pour défendre son royaume, menée par quatre généraux rompus à l'art de la guerre.

Février 2016,
Rédigée par Inquisitor.


Adrana


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