lundi 7 décembre 2015

Cradle of Filth / Ne Obliviscaris / Benighted Soul - Live Paris 2015



Cradle of Filth /
Ne Obliviscaris / Benighted Soul

Left wing of the filthy triptych… in Paris

(par Vlad Tepes)



Inquisitional Tourture : "Hammer of the Witches" European tour
Moment : 28/10/15.
Lieu : Cabaret Sauvage (Paris, 19ème).


Cradle of Filth @Inquisitional Tourture : "Hammer of the Witches" European tour 2015


Click here for English Version :
Version anglaise/english version


Groupes :

 Benighted Soul  Ne Obliviscaris  Cradle of Filth

En juillet dernier est paru le onzième opus – nocturne – des plus vampiriques des Anglais, ceux qu’il paraît presque indécent de présenter tellement leur renommée atteint des sommets : Cradle of Filth. "Hammer of the Witches" venu enfin percuter notre âme, le second temps était cette tournée européenne tant attendue par votre serviteur, intitulée Inquisitional Tourture. Je trépignais depuis de si interminables mois, la dernière performance scénique de Cradle of Filth remontant pour moi à février 2014.

Comme il s'agissait de la 23ème prestation de Cradle of Filth à laquelle j'assistais, j’attendais cette venue parisienne avec une impatience non dissimulée (et non dissimulable, soyons honnête…). D’autant plus que la noire célébration venait à se dérouler au Cabaret Sauvage, lieu tout à fait inédit autant que parfaitement approprié pour le groupe.

J'étais donc là pour ma 23ème prestation du groupe vampirique, me sentant comme à mes seize ans, avec tout l’enthousiasme débridé que cela présuppose. Certains ressentis changent peu, là où la passion demeure seule guide…


Une fois à l’intérieur du lieu, je fus très agréablement surpris par un endroit qui n’usurpe pas son nom : nous nous retrouvions dans une sorte d’étrange cirque, à la fois beau et déviant.


Rapidement le premier concert débutait, avec les métalleux gothiques de Benighted Soul. Je passerai rapidement sur leur prestation, car le style pratiqué fut pour moi peu supportable. En effet, cette alliance de métal gothique et d'aspect "power" m’a semblée maladroite, le tout agrémenté de claviers parfois kitsch au possible et d’une voix féminine d’une affligeante banalité. Passons donc à la suite au plus vite…




Ne Obliviscaris_logo
Xenoyr @Ne Obliviscaris, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

La suite des hostilités fut tout aussi inédite pour moi qui n'avais jamais entendu la moindre note des Australiens de Ne Obliviscaris. Mon esprit était donc tout à fait neutre et réceptif pour leur musique !


Tim Charles @Ne Obliviscaris, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015


De prime abord, le groupe apparut très complet, comprenant deux vocalistes, dont l’un est par ailleurs violoniste. Au total nous avions face à nous six membres apportant une musique très surprenante à première vue. Tout d’abord les chants clair et extrême – ce dernier penchant plutôt du côté black – me semblèrent étonnants dans leur complémentarité. En effet, le chant clair développa sur le premier morceau des passages très mélodiques, pour ne pas dire mainstream parfois. Toutefois ce morceau ne se résumait pas à cela, mais je ne compris pas tout de suite comment tout cela pouvait s’agencer. Le violon, quant à lui, donnait une émotion intéressante en offrant une nouvelle couche aux compositions. Celles-ci furent d’une longueur peu conventionnelle, le set d’une demi-heure ne comportant que trois titres ! Nous vous proposons de vous plonger dans le passionnant Pyrrhic :




Sur le fond, Ne Obliviscaris a présenté des structures de composition dont ils n’ont nullement à rougir. Elles comportent en effet un nombre conséquent d’éléments et de passages au climat différent, traçant une longue ligne entre le métal progressif et le métal extrême, certains courts passages ne pouvant renier la légère influence d’Opeth. Ainsi, nous ne savions où attendre le groupe tant nous étions parfois noyés sous ce flot d’éléments. Et c’est bien là où la prestation a pu afficher certaines faiblesses, à savoir qu'elle n'offrait pas toujours une cohérence au sein de chaque titre. Le dernier par exemple, And Plague Flowers the Kaleidoscope, est parti dans trop de directions à la fois, échouant à présenter  l’unité qui aurait permis d’y plonger plus en avant.

Tim Charles @Ne Obliviscaris, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

Malgré ces quelques réserves, j’avoue avoir été très intéressé par le jeu de pistes offert par Ne Obliviscaris, dont les qualités musicales sont évidentes. Et même si tout le monde ne sera pas conquis pour les raisons mentionnées plus haut, personne ne pourra décemment rester indifférent face à une musique complexe, réservant de forts beaux moments.




Set-list Ne Obliviscaris :

1) Devour Me, Colossus (Part I): Blackholes
2) Pyrrhic
3) And Plague Flowers the Kaleidoscope






Cradle of Filth_logo
Dani Filth @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

Après cette mise en bouche australienne, je ne pouvais contenir mon euphorie de revoir Cradle of Filth, et m'étais pour cette raison réservé une bonne place dans la fosse, puisque adéquatement placé devant Ashok. La fosse étant assez restreinte (comparée à celle du – désormais triste – Bataclan ou du défunt Élysée-Montmartre), la chaleur des corps risquait d’être au rendez-vous, ce que je ne tardai pas à constater.

Les lumières se suicidèrent puis résonna Humana Inspired to Nightmare. Et quelle émotion antique, toujours intacte ! En un parfait cérémonial, chaque musicien investissait la scène, pour terminer en beauté avec notre cher Dani Filth, vêtu d’une cape rouge en lambeaux et d’un bâton de sorcier des plus diaboliques. Bien entendu chaque cheveu se hérissa sur ma tête, dévotion somatique à un groupe immortel. L’enchaînement se fit en toute logique vers Heaven Torn Asunder, qui offrit un son quasi parfait et très équilibré, et ce dès les premières notes. La régression temporelle s’est avérée impressionnante et je ne pouvais rêver plus belle interprétation de la part de l’ensemble du groupe, avec des guitares superbes, d’une limpidité absolue. Ai-je déjà entendu une aussi remarquable performance scénique de ce titre ? Déchirant.


Richard Shaw & Ashok @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015


Ne nous laissant que très peu de répit, Cradle of Filth nous asséna un Cruelty Brought thee Orchids qui ne fit pas redescendre un engouement touchant à l’extase. Dans la continuité de la qualité interprétative de Heaven Torn Asunder, le titre fut magnifié par un duo guitaristique d’une beauté à pleurer. Cette dimension alliée à la limpidité du son donna un résultat tout bonnement époustouflant. Je déplore cependant d'avoir entendu quelques effets par-dessus la voix de Lindsay, seul point négatif  à relever dans cette pièce d’anthologie semblant n’avoir pris aucune ride. Car Dani Filth – à ce stade de la prestation – démontra des capacités vocales intactes et une véritable puissance de feu. Remarquable.


Puis vint le moment de présenter le nouvel album, "Hammer of the Witches", avec le très efficace Blackest Magick in Practice. Ici les guitares se sont fait plaisir avec un jeu fluide et rapide, offrant des rythmiques qui faisaient mouche et ne laissaient aucune nuque indifférente. D’ailleurs le public ne s’y trompa pas, ce qui fit surchauffer toujours plus une fosse déjà trempée, comme vous pouvez le constater sur cette première vidéo :




Implacable, Blackest Magick in Practice fut parfait pour ouvrir la porte au titre suivant, le violent Lord Abortion. Assez fidèle à sa version studio, ce fut un réel plaisir de toucher de nouveau du doigt ces tons mauves et maléfiques… Sur ce titre, Lindsay m’a très agréablement surpris, donnant de cette voix symphonique requise pour le Lord. Dani, quant à lui, exprima une violence certaine, à travers des tons vocaux aussi diversifiés qu’arrachés. Je pris ainsi un grand plaisir à réentendre ce sombre titre de 2000…

"Hammer of the Witches" revint ensuite en force avec l’irrésistible Right Wing of the Garden Triptych. Plutôt dubitatif lors des premières écoutes studio, je me le suis vite approprié, et ce n’est pas son interprétation live qui m’en détournera. Car l’efficacité fut clairement de mise, donnant un aspect "rock classieux" à l’ensemble. Le pendant négatif fut que le public devint franchement oppressant, dévoilant un ensemble d'abrutis alcoolisés et immatures ! C’est le seul point qui vint gâcher le restant de la prestation, ne me permettant pas de profiter pleinement du déluge sonore (délectable…) qui se produisait sur scène.

Ashok @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

1996 n’est jamais très loin, et Cradle of Filth décidait de nous offrir un véritable joyau : Malice through the Looking Glass. Je serais bien incapable de vous dire à quand remonte la dernière fois que j’eus la chance de l’entendre sur scène ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette antique beauté fut ici servie par un jeu de guitares splendide, rendant parfaitement hommage à l’écriture originelle ; son interprétation scénique n’eut rien à envier aux précédentes performances live selon moi, et je vous laisse en juger par vous-mêmes :




Dani fut un narrateur parfait, changeant avec malice le final du titre, développant son phrasé sur le contenu instrumental lui-même. Et puis n’oublions pas la double grosse caisse supersonique de Marthus lors de ce final. Quel profond délice…

À celui-ci succédait un autre, avec le ravageur Deflowering the Maidenhead, Displeasuring the Goddess, issu du dernier opus nocturne en date de nos Anglais. Guitares affûtées, le feu prit dans la fosse comme sur scène. Malgré la rapidité du morceau, aucun accroc technique ne fut à déplorer et je peux vraiment qualifier cette performance comme étant de très haute volée. La meilleure preuve en fut la fluidité et l’intensité des guitares, qui produisirent notamment des solos débridés.

Le titre suivant est une fois de plus issu d’un sombre et illustre passé, puisqu'il s'agit de Queen of Winter, Throned. Le public se déchaîna rapidement alors que ce complexe pavé musical se développait avec brio. Aussi violent que je pouvais l’attendre, Dani offrit tout son potentiel vocal à une audience entièrement acquise à sa cause (filthienne !). Toutefois, je regrette que le chant de Lindsay ait été quasiment absent, car le chant féminin revêt ici une importance particulière. Qu’en est-il des hurlements de jouissance pourtant proférés originellement par Sarah Jezebel Deva ? Malgré cette légère frustration, quelle euphorie de se laisser glisser dans cette gloire mélomaniaque qui appelait en mon esprit The Rape and Ruin of Angels

Dani Filth @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

Après d’interminables minutes, Walpurgis Eve résonna enfin, avant que s’expulse violemment Yours Immortally. Sans étonnement l’efficacité fut redoutable au sein de ce qui s’apparente à un hymne ! Toutefois, je perçus les premiers signes de fatigue – légitimes – chez le sieur Dani Filth. Et d’ailleurs, il n'était pas le seul car je me trouvais moi-même épuisé. Mais le titre suivant, Nymphetamine (Fix), ne vint pas creuser une énergie venant à manquer, car j’avoue être franchement lassé de l’entendre sur scène…

En revanche, ce ne fut pas du tout le cas pour le titre suivant, trop peu souvent interprété en live : The Twisted Nails of Faith. Quel plaisir de régresser en 1998 et de revivre l’épopée mythique de la Comtesse Sanglante. Avec un son bien plus limpide que lors de son interprétation au Bataclan en décembre 2008, il fut passionnant d’assister à ce film mis en musique. Et tout comme pour Lord Abortion, le chant féminin fut à la hauteur de mes attentes. Dani Filth, quant à lui, nous en a mis plein la vue (ou plutôt plein les oreilles !) dès le début du morceau en apportant une aisance vocale digne de 1998, ni plus ni moins. N’oublions pas non plus un jeu de batterie absolument irrésistible, aussi inventif que fin. The Twisted Nails of Faith fut l’un des meilleurs moments de cette prestation parisienne, à n’en pas douter.

Les gros lourdauds de la fosse commençant à me taper très sérieusement sur le système synaptique, ma concentration filthienne commença à vraiment faiblir lors de Her Ghost in the Fog. J’en garde assez peu de souvenirs, si ce n'est que le chant féminin ne m’a pas totalement convaincu. Et alors que je pensais le show terminé, Dani décida de nous gratifier d’un ultime titre, avec The Forest Whispers my Name, pour nous récompenser de l’énergie déployée pendant la soirée. Celle-ci se développa en miroir sur la scène, pour que ce final soit digne de cette entité immortelle que demeurera toujours Cradle of Filth

Richard Shaw @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

Pour conclure, cette prestation parisienne fut épuisante autant que jouissive, révélant un groupe en pleine forme et littéralement empli d’une nouvelle jeunesse. Notre maître de cérémonie, le bien-nommé Dani Filth, fut à la hauteur de mes espérances, s’inscrivant dans la juste continuité de la tournée européenne de 2014 (tout comme celle de fin 2012) : violent, précis et fougueux, le sieur a su rendre hommage à toutes les périodes de Cradle of Filth sans faiblir (ou très peu).

Sur le plan rythmique, le niveau fut proche de l’excellence, à commencer par un Marthus égal à lui-même, à savoir extrêmement concentré sur sa tâche et d’une continuité sans faille. De leur côté, les guitares acérées de Richard et d’Ashok ont, semble-t-il, encore renforcé leur impact en étant toujours plus immergées dans l’interprétation filthienne, ces messieurs donnant presque le sentiment d’avoir toujours été là. Aujourd’hui plus personne n’aura de doute sur leur intégration pleine et entière au sein de Cradle of Filth, tant leur jeu manifeste une précision impressionnante ainsi qu’une fidélité obsessionnelle aux compositions originelles. De plus, la complémentarité entre les deux hommes s’est révélée quasi parfaite et a permis une réelle fluidité dans l’exécution des titres anciens aussi bien que plus récents.

Dani Filth @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

Notre cher Daniel Firth a tenu sa basse avec fidélité et assurance, offrant un soutien discret mais bien présent aux autres musiciens. Je regrette amèrement que les tonalités vocales féminines aient bénéficié de tant d’effets et de nappes, qui ont véritablement nui à la qualité de l’ensemble (excepté pour Lord Abortion et The Twisted Nails of Faith). Car l’aspect organique reste selon moi primordial concernant Cradle of Filth, et je trouve qu’ils n’ont pas été à la hauteur sur ce point. La voix réelle de Lindsay Schoolcraft s’est fondue dans ce dédale de sons synthétiques qui étouffaient la puissance requise pour interpréter ces filthiennes symphonies. Cela rejoint les observations que j’avais pu effectuer en début d’année dernière lors de la tournée Satan Wants your Children.

Ainsi, Cradle of Filth a nettement consolidé les points forts du line-up en place depuis l’année passée, montrant un groupe ravageur et désirant. Ce soir-là au Cabaret Sauvage, personne n'a pu prétendre avoir vu un concert en demi-teinte tant la passion et la fougue ont envahi l’espace sonore et visuel.

Cradle of Filth reste et restera un groupe majeur, à jamais.




Set-list Cradle of Filth :

Humana Inspired to Nightmare
1) Heaven Torn Asunder
2) Cruelty Brought thee Orchids
3) Blackest Magick in Practice
4) Lord Abortion
5) Right Wing of the Garden Triptych
6) Malice through the Looking Glass
7) Deflowering the Maidenhead, Displeasuring the Goddess
8) Queen of Winter, Throned

Walpurgis Eve
9) Yours Immortally…
10) Nymphetamine (Fix)
11) The Twisted Nails of Faith
12) Her Ghost in the Fog

Encore :

13) The Forest Whispers my Name
Blooding the Hounds of Hell


En complément des mots de votre serviteur, nous laissons la parole à notre cher Richard Shaw, qui nous a permis de recueillir ses impressions post-concert à travers une courte interview. Nous vous invitons à la découvrir juste ici :




Dani Filth @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015



Octobre/novembre 2015,
Rédigé par Vlad Tepes.


Cradle of Filth @Inquisitional Tourture : "Hammer of the Witches" European tour 2015


Cradle of Filth s’est produit précédemment au Bataclan en 2003, 2008 et 2014.
Nous adressons une pensée toute particulière à tous ceux qui y ont laissé leur précieuse vie
suite aux attentats ayant frappé Paris en cet infâme jour du 13 novembre 2015.
Nous remercions le groupe d’avoir dédié aux victimes sa prestation du 14 novembre à Berlin,
habillant la scène des couleurs tricolores.








English Version


Cradle of Filth /
Ne Obliviscaris / Benighted Soul

Left wing of the filthy triptych… in Paris

(by Vlad Tepes)



Inquisitional Tourture : "Hammer of the Witches" European tour
Moment : 28/10/15.
Location : Cabaret Sauvage (Paris, France).


Cradle of Filth @Inquisitional Tourture : "Hammer of the Witches" European tour 2015


Band :

 Benighted Soul  Ne Obliviscaris  Cradle of Filth

Last July was released the eleventh opus – nocturne – of the most vampyric English people, whom can’t be decently presented because of their high reputation: Cradle of Filth. "Hammer of the Witches" having stroked our souls, the second time was this European tour so much awaited by your servant, entitled Inquisitional Tourture. I was hoping up and down for never-ending months, the last performance of the band dating back to February 2014.

Because it was the 23th appearance of Cradle of Filth from mine, I was awaiting for this Parisian venue with an unmasked restlessness. Especially as the dark celebration happened at the Cabaret Sauvage, unprecedented location totally fitted to the band.

So I was there for this 23th performance of the vampyric band, feeling like I was 16 years old, with all the unbridled enthusiasm you can expect. Some feelings change not much, where passion stays the only guide…


Once inside the location, I was happily surprised by a place not usurping its name: we found ourselves in a kind of weird circus, both beautiful and deviant.


Quickly began the first show for tonight, with the gothic metallers from Benighted Soul. I’ll pass over their performance, because the genre played was not much bearable for me. Indeed, this alliance of gothic metal and "power" aspect appeared clumsy, the whole thing livened up by sometimes kitsch keyboard parts and a feminine voice too much common. So let’s go to something else…




Ne Obliviscaris_logo
Xenoyr @Ne Obliviscaris, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015


The next episode was just as unprecedented for me who has never heard any note from the Australian guys from Ne Obliviscaris. My soul was totally neutral and receptive for their music!


Tim Charles @Ne Obliviscaris, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015


In first place, the band appeared pretty complete, including two singers, whose one is violinist too. In total we had in front of us 6 members bringing a very surprising music at first sight. First of all the clean and harsh singings – this last one being rather black metallic – seemed amazing in their synergy. Indeed the clean voice developed very melodic parts on the first track, almost mainstream sometimes. However the song couldn’t be limited to that, but I didn’t immediately understood how all that could harmonize itself. The violin, about it, gave an interesting emotion, offering a new stratum to the compositions. These ones were incredibly long, the set of half an hour containing only three songs! We suggest you to dive into the enthralling Pyrrhic:




In substance, Ne Obliviscaris presented structures of compositions that shouldn’t be ashamed of others. Indeed they contained a consequent amount of elements and very different atmospheres, drawing a long line between progressive and extreme metal, some parts revealing the influence of Opeth. So we didn’t know how to catch the band because of being sometimes drown under the flood of elements. That’s why the only weakness of the performance was some lack of coherence within each song. For example, the last one, And Plague Flowers the Kaleidoscope, developed into many directions at the same time, not succeeding to present more unity that could have allowed us diving much more into it.

Tim Charles @Ne Obliviscaris, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

Despite these reservations, I must admit being very interested by the treasure hunt offered by Ne Obliviscaris, whose musical qualities are obvious. And even if everyone won’t be conquered because of the reasons mentioned above, no one could decently stay indifferent in front of such complex music, reserving very beautiful moments.




Ne Obliviscaris set-list :

1) Devour Me, Colossus (Part I): Blackholes
2) Pyrrhic
3) And Plague Flowers the Kaleidoscope






Cradle of Filth_logo
Dani Filth @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

After this Australian nibbles, I couldn’t contain my euphoria seeing again Cradle of Filth, and that’s why I had reserved a good square inside the pit, properly located in front of Ashok. The pit was quite limited (in comparison with the one from the – henceforth sad – Bataclan or the defunct Élysée-Montmartre), the heat from the bodies risked to be there, which I was almost ready to observe.

The lights killed themselves and then resonated Humana Inspired to Nightmare. What an ancient emotion, still undamaged! Inside a perfect ceremonial, every musician invested the stage, to end on a high note with our dearest Dani Filth, dressed with a red cape in shreds and a sorcerer stick pretty diabolical. Of course every hair rose on my head, somatic devotion to an immortal band. The linkage happened logically to Heaven Torn Asunder, which had an almost perfect sound very balanced, since the first notes. The time-related regression was impressive and I couldn’t dream of better interpretation from the whole band, with splendid guitars, with an absolute clearness. Have I listen to such remarkable live performance of this song? Harrowing.

Richard Shaw & Ashok @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

Giving us very little time, Cradle of Filth hammered us Cruelty Brought thee Orchids which didn’t provoke the fall of an enthusiasm almost ecstatic. Keeping the interpretative quality of Heaven Torn Asunder, the track was glorified by a guitar duet with a tearful beauty. This dimension combined to the sound clearness produced a stunning result. However I regret hearing some effects above Lindsay’s voice, only negative point to notice inside such classic piece (not looking a day older). Dani Filth – at this stage of the show – demonstrated his flawless vocal abilities as well as a true firepower. Remarkable.

Then came the moment to introduce the new album, "Hammer of the Witches", with the catchy Blackest Magick in Practice. Here the guitars took delight in a flowing and fast playing, offering rhythmics that hit the bull’s eye and left no neck indifferent. By the way the audience wasn’t mistaken, which superheated a pit already soaked, like you can see on this video:




Harsh, Blackest Magick in Practice was perfect to open the door for the next song, the violent Lord Abortion. Pretty faithful to the studio version, it was a real pleasure to finger these mallow and evil tones… On this song, Lindsay surprised me, speaking out like required for the Lord. Dani, concerning him, expressed certain violence, through vocal keys as varied as ripped off. I took a huge pleasure listening again to this dark track from 2000.

"Hammer of the Witches" made a strong comeback with the irresistible Right Wing of the Garden Triptych. Rather sceptical during the first studio listening, I quickly took over it and its live interpretation won’t turn me away. In fact efficiency was obviously appropriate, giving some "classy rock" aspect to the whole thing. The negative twin is that the audience became really muggy, unveiling lots of drunk and immature idiots! This is the only point which threw away the rest of the performance, preventing me to fully enjoy the sound deluge (delectable…) happening on stage.

Ashok @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

1996 wasn’t so far, and Cradle of Filth decided to offer us un true jewel: Malice through the Looking Glass. I can’t tell you the last time I’ve had the luck hearing it on stage! And we can say that this antique beauty was served here by a magnificent guitar playing, paying tribute to the original writing; its scenic interpretation was good as the precedent live performances of the band according to me, and let you decide by yourselves:




Dani was a perfect narrator, changing with malice the end of the song, developing his phrasing upon the instrumental content itself. And we can’t forget the supersonic double bass drum of Marthus during this finale. What a profound delight…

It followed another one, with the harmful Deflowering the Maidenhead, Displeasuring the Goddess, from the last opus nocturne of our English people. Sharpened guitars, the fire took place inside the pit as well as on stage. Despite the speed of the song, none technical hitch has been heard and I can qualify this performance as high-flying. The best proof is the flow and intensity of guitars, generating some unbridled solos.

The next song is once again from a dark and illustrious past, entitled Queen of Winter, Throned. The audience got wild pretty fast while this complex musical cobblestone improved with brio. As violent as I could expect, Dani offered all his vocal potential to an already conquered audience. However I regret that Lindsay’s singing was almost missing, because the female parts are very important in here. What about the pleasure screams yet pronounced in the beginning by Sarah Jezebel Deva? Despite this lightly frustration, what euphoria to let us slide inside this melomaniac glory which called in my spirit The Rape and Ruin of Angels

Dani Filth @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

After never-ending minutes, Walpurgis Eve resonated at last, before the violent expulsion of Yours Immortally. Without surprise efficiency was impressive within what we can call a hymn! However I perceived some signs of tiredness – logical – about Mister Dani Filth. And by the way, he wasn’t the only one because I found myself exhausted too. But the next track, Nymphetamine (Fix), didn’t dug an energy which began to miss, because I must admit being tired hearing it live on stage…

On the other hand, it wasn’t the case for the next song, rarely played live: The Twisted Nails of Faith. What a pleasure to decline in time to 1998 and relive the legendary epic of the Blood Countess. With a sound much more limpid than its interpretation at the Bataclan in December 2008, it was enthralling to assist at such a movie set to music. And like for Lord Abortion, the feminine singing was measured up to my expectations. Dani Filth, about him, really blew us away since the beginning of the song bringing a vocal ease worthy of 1998, no more no less. We mustn’t forget an irresistible drum playing, as creative as subtle. The Twisted Nails of Faith was one of the best moments of this Parisian show, beyond any doubt.

The fat blockheads of the pit started being seriously annoying, and my filthy concentration began to get dimmer during Her Ghost in the Fog. I have much less souvenirs about it, except the feminine singing which didn’t convince me. At the time I thought the show was over, but Dani decided to offer us a last track, The Forest Whispers my Name, to reward us for the energy spread out tonight. This last one developed itself on stage, for this finale being worthy of the immortal entity that will stay forever Cradle of Filth

Richard Shaw @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

To conclude, this Parisian performance was as exhausting as joyous, reveling a band in great shape and really full of new youth. Our master of ceremony, the aptly named Dani Filth, was up to my hopes, being in accurate continuity of the 2014 European tour (as the one from ending 2012); violent, precise and spirited, the man knew paying tribute to all Cradle of Filth eras without weaken (or just a little bit).

On a rhythmic level, it was close to excellence, starting with a true to form Marthus, namely totally concentrated on his task and in a flawless continuity. About them, the guitars from Richard and Ashok have, it seems, reinforced their impact being always more immerged into filthian interpretation, these guys giving us the feeling of being always there. Today no one will have some doubts about their full integration inside Cradle of Filth, so much their playing is precise and with obsessional loyalty to the original writings. However the synergy between them was almost perfect and allowed a true flow within the fulfillment of old songs and newer ones.

Dani Filth @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015

Our dear Daniel Firth held his bass guitar with loyalty and self-confidence, offering a discreet support to the other musicians. I fiercely regret that the vocal feminine tones had so much effects and blankets, which damaged the whole quality (except for Lord Abortion and The Twisted Nails of Faith). Because the organic aspect stands essential to me about Cradle of Filth, and I think they were up to such point. The real voice of Lindsay Schoolcraft merged inside this maze of synthetic sounds which muffled the required power to perform these filthy symphonies. It reaches the observation I’ve done last year during the Satan Wants your Children tour.

So Cradle of Filth succeeded strengthening the positive aspects of the lineup, showing a crushing and craving band. This night at the Cabaret Sauvage, no one could speak about a halftone concert with so much passion and ardour, invading the sound and visual spaces.

Cradle of Filth stays and will stay a major band forever.




Cradle of Filth set-list :

Humana Inspired to Nightmare
1) Heaven Torn Asunder
2) Cruelty Brought thee Orchids
3) Blackest Magick in Practice
4) Lord Abortion
5) Right Wing of the Garden Triptych
6) Malice through the Looking Glass
7) Deflowering the Maidenhead, Displeasuring the Goddess
8) Queen of Winter, Throned

Walpurgis Eve
9) Yours Immortally…
10) Nymphetamine (Fix)
11) The Twisted Nails of Faith
12) Her Ghost in the Fog

Again :

13) The Forest Whispers my Name
Blooding the Hounds of Hell


In addition of your servant words, we let speak Richard Shaw, who allowed us to collect his feelings about this show in Paris through a short interview. We invite you to discover it right here:




Dani Filth @Cradle of Filth, Cabaret Sauvage, Paris 28/10/2015


October/November 2015,
Written and translated by
Vlad Tepes.


Cradle of Filth @Inquisitional Tourture : "Hammer of the Witches" European tour 2015


Cradle of Filth played at the Bataclan in 2006, 2008 and 2014.
We give some thoughts to those who died during the attacks in Paris
on this awful day of the 13th of November, 2015.
We’d like to thank the band who dedicated his performance in Berlin the 14th of November,
dressing up the stage with the three-coloured lights.

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