jeudi 13 août 2015

Obituary - "Inked in Blood" (2014)


(Par LeMasc)


Parution : Format : Label : Univers : Pays :
24 octobre 2014 LP Gibtown Music/Relapse Records Death Metal Etats-Unis


Obituary -
Track-list :

1) Centuries of Lies
2) Violent by Nature YouTube
3) Pain Inside
4) Visions in my Head
5) Back on Top
6) Violence YouTube
7) Inked in Blood
8) Deny You
9) Within a Dying Breed
10) Minds of the World
11) Out of Blood
12) Paralyzed with Fear



Line-up de l'album :

John Tardy : Voix.
Donald Tardy : Batterie.
Trevor Peres : Guitare.
Terry Butler : Basse.
Kenny Andrews : Guitare.

Membres additionnels :

Aucun.






Obituary, à l’instar de Napalm Death, fait partie des monuments du death metal, américain cette fois, surfant sur la vague du death metal made in Floride des années 90 représenté à l’époque par Death, Morbid Angel et Deicide pour ne citer qu’eux.

Formé en 1984 sous le nom d’Executioner, puis en 1985 de Xecutioner, c’est en 1987 qu’ils adopteront leur nom définitif d’Obituary.

Donc plus de trente ans ont passé, le neuvième album voit le jour maintenant, et le line-up est resté fixe en majorité avec un trio de base : les frères John et Donald Tardy, Trevor Peres puis Franck Watkins qui a quitté l’aventure en 2010 (remplacé par Terry Butler ; Six Feet Under, Death, Massacre). Ensuite les guitaristes de renom se sont succédés tel qu’Allen West, Ralph Santolla ou James Murphy pour laisser place aujourd’hui à Kenny Andrews (Pain Principle) ; alors avec tout ça, qu’en est-il de ce disque ?

Obituary


Alors dès Centuries of Lies, on en prend plein les étiquettes et la fougue est toujours présente. Les presque quinquagénaires sont toujours aussi en forme et les deux minutes dix suffiront pour le prouver et me remettre sur les rails de ce groupe mythique à la discographie référentielle.

Comme ils ont toujours su le faire, les passages mid-tempos sont toujours là, et les riffs qui tuent aussi (Violent by Nature, Inked in Blood ou Deny You). On atteint même les sommets de la lourdeur sur Pain Inside avec toujours notre John au sommet de son art dans son chant ; la douleur se communique par son atout principal, à savoir ses cordes vocales.

Il le démontre de manière remarquable sur le titre éponyme à l’album, Inked in Blood, où je dirai que l’agonie de l’outre-tombe se mêle à une souffrance semblant revenir de l’au-delà. C’est divin !

Mais avant de continuer sur les éloges de John, on peut quand même s’attarder sur l’ensemble du groupe et de sa prestation, comme sur Visions in my Head : la tuerie pure et simple, et ce dès l’intro charley en mid, double calée sur les cordes ; juste un tube ou comment enfoncer un clou en quatre minutes quatorze… Tout est parfait sur ce morceau, même le passage à la "Seasons in the Abyss" passe comme une lettre à la poste, ramenant une dernière fois le riff qui flingue pour finaliser ce titre parfait.




On sent bien – comme le sous-entend Back on Top – qu’ils sont bien revenus au sommet de leur art ; moi qui les avais un peu laissés de côté depuis "World Demise", cherchant à l’époque de nouveaux sons mais laissant toujours trainer une oreille sur leur discographie sans pour autant approfondir le sujet.

Violence et deux minutes zéro six pour se faire botter le c** comme il se doit pour avoir presque pu penser qu’Obituary était devenu « has-been », sacrée remise en place. En tous les cas, respect les gars et promis, je ne recommencerai plus…




On parlait de lourdeur précédemment, et bien elle est toujours là : Within a Dying Breed, avec en prime des guitares bien grasses avec ce son typique du groupe qui ne les a pas quittés pendant toutes ces années et un riff bien marqué au bout de trois minutes. Franchement, on frôle l’extase et on imagine bien l’ensemble de cranes chevelus s’évertuer de haut en bas en cœur dans un pit…

Minds of the World ou le retour d’un morceau qui envoie le bousin comme dirait l’autre : rythmique bien soutenue, et refrain qui vous reste bien dans le cerveau, à tel point qu’on se retrouve à le fredonner en se baladant dans les rues bien longtemps après avoir cessé de l’écouter. Out of Blood se charge de nous remettre un carré en ligne une avant-dernière fois, au cas où les cervicales se seraient égarées de leur ligne de conduite…

Obituary

J’ai parlé tout à l’heure de tube avec Visions in my Head mais c’était sans compter avec Paralyzed with Fear qui fait office de référence tant par la totalité des signes représentant Obituary : le beat, les riffs, le chant, les solos. D’ailleurs ce dernier annonçant à trois minutes quinze la touche ineffaçable, le riff répétitif qu’on a qualifié de riff « mille ans » avec mon pote Fanfan, tout comme leurs intros de concert… Exceptionnel.

Je me retrouve donc en présence d’un album me faisant renouer avec tout ce que j’ai pu aimer sans y rester, profitant de toutes les nouveautés qui arrivaient et délaissant les groupes de mes débuts sous prétexte qu’ils avaient commis une fausse note… comprenez un album qui me parlait moins.
Je me rends compte que l’erreur, c’est moi qui l’ai commise déjà en ne cherchant pas plus loin que le bout de mon nez, et je m’en aperçois d’autant plus qu’à force de regarder le DVD "Frozen Alive" j’ai redécouvert Kill For Me… c’est pour dire…

Donc "Inked in Blood" m’a fait renouer avec mes bases, les classiques, et forcement là avec une de mes références en Death Metal, d’autant plus que c’est un des premiers groupes que j’ai vu jouer live. Ici avec cet opus, tous les ingrédients sont réunis et c’est du bonheur pour tout le monde. Ils ajouteront deux bonus sur la version deluxe, Intoxicated et Bloodsoaked, tirés de leur tout premier album "Slowly We Rot" en hommage aux vingt-cinq années les séparant.

A vous de juger, mais pour moi, absolument rien à dire, c’est vraiment que du bonheur, et depuis sa sortie il a rejoint la liste de mes albums de chevet.

Juillet 2015,
Rédigée par LeMasc.



Obituary

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