lundi 6 juillet 2015

Napalm Death - "Apex Predator – Easy Meat" (2015)


(Par LeMasc)


Parution : Format : Label : Univers : Pays :
27 janvier 2015 LP Century Media Records British Grindcore Royaume-Uni


Napalm Death - Apex Predator – Easy Meat (2015)
Track-list :

1) Apex Predator-Easy Meat
2) Smash A Single Digit YouTube
3) Metaphorically Screw You
4) How The Years Condemn
5) Stubborn Stains
6) Timeless Flogging
7) Dear Slum Landlord
8) Cesspits
9) Bloodless Coup
10) Beyond The Pale
11) Stunt Your Growth
12) Hierarchies
13) One-Eyed
14) What Is Past Is Prologue
15 Oh So Pseudo
16) Adversarial / Copulating Snakes
17) Clouds Of Cancer / Victims Of Ignorance


Line-up de l'album :

Mark “Barney” Greenway : Chant.
Danny Herrera : Batterie.
Mitch Harris : Guitare.
Shane Embury : Basse.

Membres additionnels :

Aucun.





Donc me revoilà avec un groupe, si ce n’est pas LE groupe que je vénère le plus, le groupe de mon adolescence, celui grâce à qui j’en suis là musicalement aujourd’hui… NAPALM DEATH… créé en 1981 (oui, oui, vous lisez bien… 34 ans…) ça cause, hein ? Trente-quatre ans de carrière dans l’extrême sans un seul baissage de froc, moi je dis respect et c’est pour ça que j’ai choisi ce groupe pour mon retour et en guise d’hommage pour GG de Zikannuaire.


Napalm Death

Après une intro éponyme au titre de l’album de trois minutes quarante-six toute en ambiance malsaine comme il se doit, correspondant au malaise du message que veut passer le groupe concernant cette société de surconsommation où nous mangeons tout et n’importe quoi (peu importe la méthode de fabrication, nous pourrions même être les prochains…).

Ceci étant dit Smash A Single Digit vient remettre de l’ordre dans nos têtes qui n’attendaient que cette explosion d’énergie que seul Napalm Death sait nous assener. Du coup, les titres s’enchainent comme si chacun était le tube de l’album, les riffs martèlent à la méthode pur grind : court et efficace, deux minutes par titre en moyenne, on flirte avec le doom là… tellement c’est long… Non je rigole ! Le format idéal en fait, juste de quoi se mettre dedans pour passer à la suivante.




En fait Napalm Death, après seize albums, sait exploiter toutes les voies qu’ils ont pu prendre au cours des décennies pour en tirer le meilleur sans retomber dans la redondance et le déjà-vu. Un titre comme Stubborn Stains est juste une vraie tuerie, tout est à fond en permanence. Pourtant le morceau est long, on est dans les trois minutes et dès que le riff de la minute quinze arrive (il ne dure pourtant que 20 secondes) on a déjà envie qu’il revienne nous vriller la nuque… pfff quel bonheur !!!

Je parlais dans mon préambule de : "pas un baissage de froc", alors quand on prend des titres comme Timeless Flogging ou Metaphorically Screw You on comprend tout de suite la signification de mes propos. Pas besoin d’avoir fait de hautes études, juste une envie commune de partager une suée dans un pit règlera le quiproquo s‘il a lieu…

Comme ils ont toujours su le faire auparavant mais pas de façon constante, Napalm Death nous sert ici avec Dear Slum Landlord un titre lourd et posé, qui aurait pu figurer dans la set-list qu’ils ont joués l’an passé en Hollande au Roadburn avec leur concert intitulé "The slow, painful, dirgy elements of napalm", où ils n’ont joué aucun titre rapide, juste des morceaux lourds et ambiants. Respect, il n’y a qu’eux pour le faire et avoir toujours la classe.

Napalm Death

Après cette intermède revigorante, place à l’éjection des derniers membres qu’il me reste... Cesspits et malgré le titre, on est bien loin d’un morceau de merde : une tuerie d’un bout à l’autre, je dirai presque l’hymne de l’album. Un riff qui m’a imprimé un plat sur le front à force d’y recevoir ma table pendant la rédaction de ces lignes…

Punaise, nous ne sommes qu’à la moitié de l’album et je suis déjà mort… quelle débauche de violence, un régal auditif. Les blasts sont juste monstrueux sur Stunt Your Growth et Danny n’a jamais été aussi à l’aise. Et que dire, des riffs qui au fur et à mesure mettent en valeur la patte Napalm Death, Bloodless Coup celle que Mitch entretien depuis plus de vingt-cinq ans. Sa présence étant mise en valeur encore un peu plus derrière le micro sur Beyond The Pale.

Quand on parle de riff, on en prend un bien napalméen lorsque Hierarchies démarre. Simple, efficace et dans la gueule, voilà tout !! Cerise sur le gâteau, un petit passage un peu planant nous permet une reprise de souffle bien méritée.

Napalm Death

Ce n’était qu’un leurre, le marathon du blast a repris : One-Eyed et ça envoie encore du lourd, le chant est explosif à souhait, je n’ose pas imaginer un titre tel que celui-là en live, un pit de folie !!!

What Is Past Is Prologue et Oh So Pseudo font partie de la version digipack dont je me suis fendu, (ben oui on est fan ou on ne l’est pas) auxquels il faut aussi rajouter Clouds Of Cancer / Victims Of Ignorance donc trois titres supplémentaires, pour une version magnifique en digibook de vingt pages contenant les paroles ainsi que des illustrations bien terribles sur le thème de l’album. Au passage ces trois titres, comme bien entendu, sont absolument incontournables…

L’avant-dernier titre de ma version et le dernier de la version cristal, Adversarial / Copulating Snakes, est un pur morceau de Napalm Death avec tous les ingrédients nécessaires pour se péter les genoux à coup de front, s’allonger le coup de trente centimètres et perdre ses globes oculaires à force de remuer la tête dans tous les sens…

Voilà, au risque de me répéter au fil des ans mais à chaque sortie d’album, j’ai l’impression d’avoir entre les mains un des meilleurs albums de Napalm Death jamais réalisé. Alors soit c’est vrai – mais quand j’écoute les autres, ils sont toujours aussi excellents – soit Napalm Death arrive à me faire oublier quelques instants qu’ils ont un gros passé, comme si c’était leur premier disque.

Franchement, ils sont toujours au top, rien n’est à jeter, pas une faute de goût, pas une faute de style, pas une faute de riff, ils sont toujours chauffés à blanc sur des charbons ardents. The Code is Napalm Death, Long Live The Code !!!

A toi Gérard.

Mai 2015,
Rédigée par LeMasc.


Napalm Death

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