lundi 16 mars 2015

Hellfest 2014 - Live Clisson (Vendredi 20/06/2014)




Hellfest 2014

Day 1...

(par Vlad Tepes, Metallic, Bloodhound & Dökkalfar)



Moment : 20/06/2014.
Lieu : Complexe du Val de Moine (Clisson, 44).


Hellfest 2014

Auteurs :
Vlad Tepes : textes/vidéos.
Metallic : textes/photos.
Bloodhound : textes/photos.
Dökkalfar : photos.



Chaque année qui passe implique des changements de vie, d’habitudes aussi. Toutefois, le Hellfest reste un invariant dans mon existence de mélomane, passage obligé pour mes ouïes aussi bien avides que curieuses ! De cette édition 2014 j’attendais beaucoup, car retrouvant des similitudes par rapport à celle de 2007, qui reste encore aujourd’hui la cime absolue de ce que le Hellfest aura apporté de Grand : Emperor et 1349.

Que le suspense soit loi au travers de nos trop longs écrits…



Groupes :



Main Stage 01

Main Stage 02

The Altar

Powerman 5000 M.O.D. Kronos
Therapy? Sepultura Loudblast
Rob Zombie Death Angel Hail of Bullets
Iron Maiden Nocturnus A.D.
Death To All



The Temple

The Valley

The Warzone

The Order of Apollyon Conan Pro-Pain
Impiety Downfall of Gaia
Gehenna Electric Wizard
Deströyer 666 Godflesh
Impaled Nazarene
Watain
Enslaved



Du côté de Metallic…

The Order of Apollyon_logo

The Order of Apollyon

Première édition en tant que photographe officiel du webzine, j’ai l’honneur de commencer ma journée avec un groupe français. Enfin, The Order of Apollyon était principalement anglais au départ de sa carrière. Car sur le premier album du groupe "The Flesh" était présent James McIlroy (ex-Cradle of Filth), le batteur Daniel Wilding (Carcass), le bassiste Peter Benjamin (ex-Akercocke, ex-Pantheist) et le seul français, B.S.T. (Aosoth, Genital Grinder, ex-Balrog).


The Order of Apollyon

Aujourd’hui, seul B.S.T. reste et s’est aujourd’hui bien entouré pour l’occasion. En effet, il y a F.D. (ancien chanteur de Livarkahil), S.K. (batteur de Temple of Baal et ex-Livarkahil) puis S.R. (guitariste de Cruxifiction et Temple of Baal ; et d’Aosoth et Hell Militia en live). Donc en cette fin de matinée,  sur la scène de la Temple, nous pouvons dire qu’il y a du beau monde.


The Order of Apollyon
The Order of Apollyon

Musicalement, plusieurs morceaux de "The Flesh" seront joués et nous aurons même le droit en avant dernier à une cover de Metallica, Creeping Death à la sauce du groupe évidemment. Car la musique se veut Black/Death mais sur un ton principalement moderne. C’est très bien exécuté, le groupe est très content d’être là et le fait savoir au public.


The Order of Apollyon

Une belle prestation de The Order of Apollyon je trouve. Bravo aux Français car ça n’était pas évident de jouer en fin de matinée avec telle musique.







Conan_logo

Conan

Pas le temps de conter fleurette quand nous sommes dans le pit : si tu veux voir des groupes que tu apprécies, il faut bouger, surtout quand les groupes passent dans le même intervalle de temps mais à deux endroits différents.

The Order of Apollyon n’est pas terminé que je fonce sous la Valley pour atteindre difficilement (public et poussières) le devant de la scène.


Conan

Un groupe anglais y joue : il s’agit de Conan, groupe de Stoner/Doom que j’ai découvert cette année avec la sortie de "Blood Eagle" en février chez le label autrichien Napalm Records, ce qui est étonnant. Pas si étonnant quand nous écoutons la musique de Conan.


Conan
Conan

Le son de Conan est énorme. Je shoote devant un mur d’enceintes donc je peux vous dire que je sentais toutes les vibrations de ces dernières. La basse de Chris Fielding est pachydermique. Et encore j’ai l’impression de confondre même la guitare de Jon Davis. Tout est lourd dans la musique de Conan, et déjà c’est impressionnant sur album. Alors là ça l’est encore plus sur scène. Le batteur est aussi surprenant. Je suis collé et scotché aux enceintes, puis à chaque note écrasante jouée par les musiciens.


Conan

Une saisissante prestation de Conan au Hellfest, même si nous pouvons regretter un son un peu trop brouillon. Mais d’où j’étais c’était sensationnel. A voir maintenant en salle…








Kronos_logo

Kronos

Direction l’Altar pour le grand retour de Kronos après plusieurs changements de line-up apparemment nécessaires. C’est avec un nouveau chanteur et batteur que le groupe se présente face au public. Les Français sont très attendus d’après ce que je vois.


Kronos
Kronos
Kronos

Je ne connais que trop peu ce groupe de Brutal Death Metal car il s’agit bien de cette musique qui va être jouée pendant 7 morceaux avec plusieurs passages assez techniques. Le niveau est très élevé mais j’ai trouvé que nous l’étions davantage avec l’apport de ce nouveau chanteur plutôt proche d’un groupe de Deathcore. C’est parce que leur Death Metal est moderne. Les musiciens sont techniquement très bons à l’image du bassiste Tom mais au final la musique ne m’a pas assez convaincu.

Kronos
Kronos
Kronos

Malgré tout, je passe un bon moment même si j’avais espéré autre chose.








Impiety_logo

Impiety

(Re)voir Impiety est un véritable plaisir aujourd’hui. Après vu pour la première fois le groupe au Glaz’Art sur Paris, j’avais été impressionné par ce déballage de violence sonore sur scène. Le groupe fait partie pour moi des groupes cultes de la scène Underground et Old School Black/Death. Et le groupe originaire de Singapour est un des précurseurs de la scène extrême et je les écoute depuis la deuxième moitié des années 90. Oui je peux le dire, je suis comme un ado quand le groupe apparait sur scène. Shyaithan, après son passage parisien les cheveux rasés, nous revient aujourd’hui sur la scène de la Temple avec des cheveux mi-longs.


Impiety
Impiety

Mais je ne suis pas là pour vous parler cheveux et manucure mais bel et bien de musique. Et Impiety sur scène ça envoie. Pendant leurs 40 minutes allouées, ils vont jouer un morceau de chaque album.

Visuellement, de par leur accoutrement vestimentaire c’est brutal et on sait tout de suite que la musique est Old School mais là sur scène la musique manque cruellement de brutalité. C’est dû principalement au son de la Temple qui encore cette année fait défaut, malheureusement… Le groupe ne se démonte pas et envoie tout ce qu’il a car ils sont très contents d’être ici, ça se ressent.


Impiety
Impiety

Mais j’ai clairement préféré leur prestation parisienne qui avait un goût bien plus bestial et sauvage. Là c’était un peu trop doux, ça ne reflète pas la barbarie et la férocité des albums.

Impiety

Très content de revoir Impiety mais dommage pour la prestation qui manquait de peps.





Du côté de Vlad



Gehenna_logo

La journée commença pour moi avec la froideur norvégienne – à mon grand plaisir – avec les vétérans de Gehenna. Connaissant assez peu leur discographie, je restai en attente d’être surpris et transporté…
Le groupe présenta un black métal froid et plutôt mid-tempo. Toutefois, quelques failles se présentèrent assez rapidement, à commencer par un vocaliste assez peu à l’aise, doublé du fait que la voix fut sous-mixée par rapport à l’ensemble, ce que vous pouvez notamment constater avec cet extrait de leur tout premier opus de 1994 "First Spell" :




De dynamique assez apathique (ce qui ne fut pas lié au genre mais plutôt au groupe), j’avoue avoir été touché par un sentiment d’ennui en cours de show, ce qui me désola. Pourtant, Gehenna possède des éléments très intéressants voir intriguant dans sa musique, comme le démontre leur récent opus "Unravel". Pour être tout à fait honnête, je pense qu’il s’agissait d’une mauvaise journée pour le groupe et que cette prestation très décevante n’est sûrement pas le reflet de ce que peu donner en live Gehenna. Je reste ainsi attentif à d’autres moments où je pourrai les croiser sur scène, car leur genre de black métal norvégien mid-tempo n’est pas si courant. Je vous laisse ainsi profiter de Werewolf :





Dans l’esprit de Metallic…

Gehenna

Un des groupes que j’attendais le plus cette année, ce sont bien les Norvégiens de Gehenna. Groupe effectivement atypique de la scène norvégienne, car comme le précise Vlad il officie dans un Black Metal mi-tempo très intéressant. Gehenna, ce sont des albums indispensables sortis surtout dans les années 90 : "First Spell", "Malice (Our Third Spell)" et "Adimiron Black", albums que tout amoureux de Black Metal norvégien doit posséder dans sa CDthèque.


Gehenna
Gehenna

Je dois même avouer être excité à l’idée de voir le groupe enfin sur scène après avoir enfin ressorti un album en 2013 chez Indie Recordings avec "Unravel". Bon déjà un peu déçu de l’horaire pendant lequel le groupe va se produire ! Aucun groupe de Black Metal ne devrait jouer en journée avec un tel soleil, ça enlève quelque chose à l’ambiance malsaine du Black Metal. Je ne vais pas chipoter car déjà je vois le groupe pour la première fois de ma vie et je suis dans le pit photos.


Gehenna
Gehenna

Et là c’est le drame ! Je ne vais pas revenir sur ce que Vlad a déjà dit mais je suis très rapidement déçu et désabusé de la prestation du groupe. Oui, on s’ennuie et c’est fort regrettable vu le potentiel du groupe. Evidemment, à part le chanteur/guitariste, tout le reste du line-up a changé depuis 2011. Dommage qu’un Dolgar ait quitté le navire et que nous n’avions pas un ou une claviériste sur scène ; oui car nous pouvons regretter l’époque où Sarcana officiait en tant que claviériste pendant toute la période faste du groupe.


Gehenna
Gehenna

L’ambiance sur la scène de la Temple, il n’y en a pas, rien ne se dégage. Je sens également le chanteur Sanrabb stressé, pas à l’aise et ça peut se comprendre quand on joue devant autant de personnes et au Hellfest. Après, la qualité du son de la scène n’a pas aidé car sincèrement j’ai souvent eu du mal à reconnaître plusieurs parties musicales que justement j’apprécie beaucoup sur album.


Gehenna

Comme ce cher Vlad, je suis maintenant dans l’attente de les revoir mais cette fois-ci en salle. Car même un Morningstar du premier album "First Spell" n’y ont rien fait. Je suis parti contrarié et déçu.








Du côté de Dökkalfar…

Downfall of Gaia


Downfall of Gaia
Downfall of Gaia
Downfall of Gaia








Du côté de Bloodhound…

Loudblast_logo

Stéphane Buriez (Loudblast)

Après un rapide tour d’horizon du site et laissant à mon vieux complice le soin de se débattre dans les éclaboussures d’eau croupie de Gehenna, je juge plus sage de profiter du fait que tout le monde se trouve concentré côté Temple pour me placer confortablement devant l’Altar (qui leur fait face) pour le show suivant : nos vétérans adorés de Loudblast.

Stéphane Buriez (Loudblast)

Grand bien m’en prit : moins d’une heure plus tard, le public s’était pressé en masse, le mot n’est pas trop fort, à tel point qu’un confrère journaliste (du genre qui aime le Rock, du genre qui aime le Hard) ne pourra même pas s’y frayer un chemin et jugera plus pratique de faire le tour et d’assister au show depuis le fond de la scène (et pourquoi il a fait ça, me direz vous ? Eh ben parce qu’il pouvait se le permettre, lui !!). Les retardataires dépourvus de la moindre accréditation de presse (c’est-à-dire tous les autres) se contentèrent quant à eux… du son ! Alors ce show ? Dire que j’étais impatient est un doux euphémisme tant "Burial Ground", le petit dernier, m’a botté le cul sévère, genre battoir à linge comme celui qu’utilisait Mamie : bien que déconcertant à la 1ère écoute (entendez en rupture avec le reste de la discographie), ce dernier est d’une efficacité redoutable et l’idée d’en entendre certains morceaux transposés en live fait saliver le vieux fan que je suis, arborant fièrement son T-shirt Cross The Threshold (oui petit : celui-là même où il y a tout plein de nénettes à oilpé en train de se léchouiller la tirelire).

Stéphane Buriez (Loudblast)

S’enchaînent alors alternativement 3 nouveaux titres et 3 du précédent opus "Frozen Moments Between Life and Death", datant de la reformation de 2011. La foule en liesse se déchaîne et Stéphane prend un malin plaisir à la soumettre, tel un chat repus avec une souris suicidaire. La prestation de ces vieux routards est carrée au possible, chaque riff est d’une précision aussi incisive que la frappe d’Hervé est puissante. La 2ème partie se révèlera plus classique avec un bref (ben oui, c’est un festival) best of couvrant succinctement les albums phares du groupe, où le plaisir de les réentendre se mêlera à l’amertume prévisible de l’absence de certains autres… Mais un set d’une heure ne peut bien évidemment satisfaire tout le monde… Profitons toutefois de ces lignes pour un petit coup de gueule (modéré), se basant sur les 3 points, scientifiquement démontrés, suivants :

Loudblast est indéniablement un groupe culte, pour ne pas dire LE groupe culte Français.
2° L’hermétique densité du public présent sous le chapiteau en ce bel (et chaud) après-midi de juin.
3° L’incontestable qualité de la prestation (comme à l’accoutumée du reste).

Stéphane Buriez (Loudblast)

Messieurs les organisateurs de ce festival qu’on aime tant, n’aurait-il pas été plus judicieux de placer ce groupe sur une scène centrale où il méritait davantage sa place que (allez, au hasard le plus impartial) un certain groupe de covers passant le lendemain et à la prestation que l’on qualifiera poliment d’approximative et auquel nous ne daignerons d’ailleurs pas consacrer un paragraphe ?





Set-list Loudblast :

Intro
1) A Bloody Oath
2) The Bitter Seed
3) The Abstract God
4) Emptiness Crushes My Soul
5) From Dried Bones
6) Never Endin' Blast
7) Flesh
8) The Horror Within
9) Cross the Threshold
10) My Last Journey



Du côté de Vlad…

Powerman 5000_logo

Je vous préviens : le groupe suivant va trancher dans le vif avec le genre qu’il pratique ! En effet, oublions les terres désolées de Norvège pour rencontrer la modernité des joyeux lurons de Powerman 5000.




Arrivé par hasard devant les Main Stage, je forçai presque ma Fée de Sang à subir ce métal/pop industriel des plus extatiques selon moi. Et pourtant, il ne s’agit pas du tout du style que j’affectionne traditionnellement, car demeurant très jumpy et dont la voix est clairement très influencée par Marilyn Manson (dont je suis loin d’avoir renié la qualité de sa discographie) !




Catchy à l’extrême certes, mais j’avoue avoir passé un excellent moment avec Powerman 5000, alors que les tympans de ma Fée de Sang saignent encore…

Powerman 5000






Du côté de Metallic…

M.O.D. (Method of Destruction)_logo


M.O.D.

Allez, je continue dans les groupes cultes en espérant ne pas revivre ce que je viens de vivre sous la Temple tout à l’heure avec Gehenna. J’ai même dû faire une pause tellement j’ai été abasourdi.

Là je suis face à la Mainstage 2 : changement de décor, d’ambiance et de style musical surtout. Je vois pour la première fois un groupe que j’écoute depuis 1990, c’est M.O.D. ! C’est pour moi le groupe ultime de Thrash Metal/Hardcore/Crossover auprès de D.R.I. et S.O.D. Justement c’est après le split de Stormtroopers of Death que Billy "Mosh" Milano forme Method of Destruction et ne va sortir que des bombes musicales telles que "U.S.A. for M.O.D." en 1987, "Devolution" en 1994 et "Dictated Aggression" en 1996 pour ne citer qu’eux. Vraiment le style de M.O.D. est tout trouvé et inimitable.


M.O.D.
M.O.D.

Bon aujourd’hui, nous sommes gâtés car en plus de jouer de vieux morceaux tirés de "U.S.A. for M.O.D." et "Gross Misconduct", les Américains nous font le réel plaisir de reprendre plusieurs morceaux de S.O.D. tels que Kill Yourself, Speak English or Die et United Forces en autres. Nous avons eu même droit à la fameuse reprise de Fear, I Love Livin' in the City.


M.O.D.
M.O.D.

Vraiment la bande à Milano est très en forme, Scott qui est maintenant à la basse et vissée sous sa casquette est impressionnant, tout comme Mike DeLeon à la guitare et Michael à la batterie. Quelle énergie déployée sur scène, c’est fun, hardcore, sans fioriture et ça me rappelle tellement les années 80-90.


M.O.D.
M.O.D.

Franchement chapeau bas au groupe, une superbe prestation que je ne suis pas prêt d’oublier et je peux le dire, je les ai enfin vu. Merci M.O.D. pour ce crossover concert.






Du côté de Vlad…

Deströyer 666_logo


Deströyer 666


Deströyer 666 fait partie de ces groupes légendaires que je ne connais que trop peu, et il demeurait donc impératif de les voir sur la Temple

Le groupe offrit une prestation énergique, mais malheureusement avec un son trop brouillon. Pourtant, ce concert de Deströyer 666 avait tout pour plaire, à commencer par des morceaux très rapides et effrénés, comme cet imparable Sons of Perdition :




Mais une petite surprise vint sous forme d’hommage, au travers d’un titre mid-tempo des plus intéressants, Trialed by Fire :




Ce dernier fut dédié à Selim Lemouchi, auparavant guitariste au sein de The Devil’s Blood.


Deströyer 666
Deströyer 666

Malgré cet effet de surprise, cela n’aura pas suffit à retirer une frustration certaine chez moi, suite à cette imparfaite prestation…








Hail of Bullets_logo

Hail of Bullets

Je gardai un souvenir assez exquis de la prestation de 2012 de nos chers Hail of Bullets. Ne connaissant pas du tout le groupe à l’époque, je fus agréablement surpris… le Hellfest 2014 allait-il renouveler l’effet de surprise ?


Hail of Bullets
Hail of Bullets

Et bien j’ai clairement retrouvé toute cette lourdeur intacte au sein d’un son très clair (ce qui était loin d’être le cas jusqu’à présent sous ce grand chapiteau). L’aspect guerrier fut manifeste une fois de plus, sans pour autant perdre ces rythmiques doom du plus bel effet. A ce titre, nous vous offrons General Winter qui saura vous ravager comme il se doit :




Cette prestation de Hail of Bullets est le genre de concert où il est bien difficile de formuler une critique négative !






Du côté de Dökkalfar…

Therapy?_logo

Therapy?
Therapy?
Therapy?






Du côté de Vlad…

Impaled Nazarene_logo

De retour sur la Temple, j’attendais les furieux Finlandais d’Impaled Nazarene car il me vint une irrépressible envie de nuclear métal !

Les hostilités démarrèrent plutôt mal pour moi avec la question du placement où nous avions autant d’espace que dans une vulgaire boite de sardines. De plus – et ce dès les premières notes – le son s’avéra chaotique !! En effet, le mix se trouva totalement déséquilibré, avec des pics massifs de basse couvrant tous les autres instruments. Ainsi, un brûlot tel qu’Armageddon death squad était à peine reconnaissable :




… ou bien Cogito Ergo Sum :




Le chaos sonore donna le sentiment d’une prestation non maitrisée, ce qui n’est pas du tout le cas à l’écoute de Kohta ei naura enää Jeesuskaan :




Ce concert fut donc plus punk que nuclear métal, à mon grand regret. Soulignons malgré tout qu’Impaled Nazarene venait ici défendre son dernier album « Vigorous and Liberating Death », dont cet extrait va complètement dans la direction de ma précédente phrase :





Dans l’esprit de Metallic…

Impaled Nazarene
Ajouter une légende

Pour moi la deuxième grosse déception de la journée. Effectivement Vlad et moi avons souffert d’un son chaotique, très brouillon, à la limite de l’indigeste et au point même de se placer vers l’Altar pour limiter la casse.


Impaled Nazarene
Impaled Nazarene

Impaled Nazarene est un groupe que j’adore depuis les années 90 et ce depuis le culte "Tol Cormpt Norz Norz Norz..." sorti en 1992 chez le label français Osmose Productions. Les Finlandais font partie des groupes que j’ai vu en 1996 pour ce qui était mon premier gros et vrai en concert et pour ce qui reste chez moi un de mes plus grands souvenirs de mes nombreux concerts ; pour celles et ceux qui s’en rappellent, la bande à Mika Luttinen jouait dans la salle des fêtes de Tinqueux près de Reims aux côté de Cannibal Corpse, Dark Tranquillity, Vader et Immolation, rien que ça me direz-vous. Oui un exceptionnel moment.


Impaled Nazarene
Impaled Nazarene

Et là aujourd’hui, celui-ci ne fût pas renouvelé. Déjà le son fût catastrophique pour ma part, je n’ai pas reconnu beaucoup de morceaux d’où ; et deuxièmement la folie des années 90 n’y était plus ou plus suffisamment. Non ça n’est pas aujourd’hui que Mika explosera une cannette en ferraille sur sa tête.
Oui vraiment dommage mais je ne désespère pas de les revoir en salle pour un vrai show de Nuclear Metal.






Du côté de Vlad…

Nocturnus A.D._logo

Chaque année certains groupes semblent des festivals pour se reformer, et cette année ce fut le cas de Nocturnus rebaptisé pour l’occasion Nocturnus A.D. (traduisez « After Death »). Comme d’autres, la réunion est strictement réservée à la scène, avec en noyau l’illustre Mike Browning, qui rappelons-le fut membre originel de Morbid Angel (pas le groupe techno, l’autre !). Je dois dire que les reformations commencent sérieusement à devenir une mode assez désagréable pour ma part, ce qui peut donner le sentiment que tous les splits ne sont que de vulgaires manipulations des masses pour revenir quelques années plus tard avec une aura « culte » regonflée. Oui je digresse, mais je me questionne sur le sens et les motivations sous-jacentes de tout cela…

Revenons-en à Nocturnus A.D., premier groupe à avoir utilisé des claviers dans le death métal, donnant à sa musique une texture toute particulière, comme vous pouvez le constater sur Visions from Beyond the Grave :




Je dois bien avouer que je n’ai pas du tout accroché à ce groupe que je connaissais très peu, et l’apport indéniable des claviers ne me touche guère. Cela n’aura pas empêché quelques bons moments, comme ce Before Christ / After Death qui fut le tout premier morceau composé par Nocturnus :




Toutefois, je reste sur une impression plutôt négative, ce qui fut accentué par une technicité manquant à mon sens de plus de feeling.

Dans l’esprit de Metallic…

Nocturnus A.D.

Je suis d’accord avec Vlad sur toutes ces reformations depuis un moment, j’ai du mal à comprendre et à suivre la guerre de droits entre certains musiciens à l’égo surement surdimensionné pour certains. Mais là où je ne suis pas d’accord c’est sur la prestation et la musique de Nocturnus A.D. : je l’ai trouvé très honnête, pas parfaite c’est vrai mais jouée avec ces tripes.


Nocturnus A.D.
Nocturnus A.D.
Nocturnus A.D.

Quand nous regardons le line-up qui est au côté de Mike Browning, ce ne sont pas des manchots. Demian Heftel est un sacré guitariste et il a un jeu impressionnant et technique je trouve. J’ai justement trouvé qu’il avait du feeling. C’est vrai l’autre guitariste et le bassiste étaient plus statiques mais pourtant très efficaces. Daniel Tucker le bassiste a tout de même été celui de l’album "Slowly We Rot" d’Obituary sorti en 1989. Et parlons des parties de clavier : bon il faut dire que Vlad est assez allergique aux claviers présents dans les groupes. En tous les cas, il est très difficile ! Oui Nocturnus a été en 1988 (et surtout avec "The Key" en 1990) un précurseur dans le Death Metal à rajouter des nappes de claviers. Nous parlions de Techno Death à l’époque. Et là ça n’a pas changé avec Nocturnus A.D. ; le groupe est toujours à l’avant-garde car aujourd’hui encore très peu de groupes arrivent à utiliser aussi intelligemment les claviers dans leur musique. Nocturnal avec son drapeau bolivien attaché à son clavier a été très bon. Puis il est assez rare de voir un batteur en tant que chanteur, Mike derrière son imposante batterie.


Nocturnus A.D.
Nocturnus A.D.
Nocturnus A.D.

Une prestation correcte qui nous a même permis de terminer ce show avec deux reprises de Morbid Angel : Demon Seed et le légendaire Angel of Disease. Oui ça sert d’avoir un des créateurs d’un illustre groupe dans le paysage Death Metal.

Bon l’air de rien, j’ai encore vu sur scène un groupe mythique que je n’avais toujours pas vu, même si ici ça n’était pas dans sa forme originelle.






Du côté de Bloodhound…

Rob Zombie_logo


Rob Zombie

J’évoquais plus haut la présence usurpée d’un groupe de covers sur la Mainstage (sans doute y a-t-il gagné sa place eu égard au groupe légendaire qui – il faut bien le reconnaître, n’est pas à la veille d’honorer cette même scène – dont il interprétait tant bien que mal les titres phares). Ceux-là ont au moins eu la franchise d’annoncer la couleur ! Car il est des groupes plus vicieux  qui s’affichent avec un lourd et légitime passif discographique mais nous balancent un magistral coup de bluff  au moment d’abattre les cartes. C’est ainsi que, alors que je patientais docilement dans la fantomatique (car noyée dans une masse compacte) file d’attente pour la dédicace de Death Angel, j’eus la joie (contenue) d’assister/subir (rayer la mention inutile) à la prestation de Messire Robert Bartleh Cummings, plus connu chez les disquaires et les cinéphiles sous le pseudo de Rob Zombie, et son orchestre. Qu’on ne s’y méprenne pas : je n’ai rien contre le personnage, bien au contraire ! Si j’appréciais moyennement White Zombie (son 1er groupe), j’aime toujours beaucoup « Hellbilly Deluxe » (1998), son 1er album solo, d’une dynamique fraîcheur bienvenue en ces temps conformistes (même si le reste de la discographie, je l’avoue, me laisse de marbre) et surtout je lui voue un grand respect pour sa filmographie, véritable cri d’amour pour un genre souvent méprisé, à commencer par son 2nd méfait, l’exxxcelllent  « The Devil’s Rejects » (2005). C’est donc d’une oreille distraite mais bienveillante que j’assistais, prisonnier de la foule, au 2nd passage hellfestien du plus hollywoodien des Métalleux américains. La scène pourrait ressembler (en plus grand bien sûr) au bureau du PDG des Studios Universal, placardée de grands classiques du cinéma fantastique des années 30, comme qui dirait : « le décor est planté ! ». Quelle n’est pas alors ma surprise de constater que la set-list débute par  les classiques incontournables, issus du 1er album mentionné plus haut, et que la logique réserverait plutôt pour le final… Un petit signal d’alarme commence à retentir au fin fond de mon cerveau malade, mais mes tympans saturés lui font obstacle… C’est clair, y a un truc qui va pas… Peu à dire sur la prestation, très pro mais sans âme, en roue libre… Au boulot, on appellerait ça venir pointer et assurer le minimum syndical, venir chercher son chèque quoi… Mais passons sur ce point, tant que la prestation reste correcte. S’en suivent quelques titres plus récents (que j’avoue humblement ne pas connaître), une cover de White Zombie (normal), un petit clin d’œil au Rob réalisateur avec le générique de son 1er long métrage (« House of 1000 Corpses ») et puis là, ça dérape : une reprise du Am I Evil ? de Diamond Head, déjà popularisée par Metallica et ici fort bien interprétée au demeurant, qui s’enchaîne sur un interminable medley, mêlant allégrement White Zombie, Metallica, Alice Cooper… et peut-être certains autres m’auront-ils échappés… Soyons clairs : une petite reprise, c’est toujours bien agréable : ça donne un coup de blues aux vieux croûtons, et puis ça éduque les jeunots qui, s’ils étaient déjà nés, écoutaient alors Henri Death (euh… Dès, pardon). Mais voilà, trop c’est trop, et ce final (toujours correctement interprété, une fois encore là n’est pas le problème) semble interminable et surtout complètement déplacé ; si j’étais mal élevé, je le qualifierais même de gros foutage de gueule !  « Non mais Allo quoi ! » Trois albums avec White Zombie, cinq en solo plus un nouveau à sortir l’an prochain et le gaillard nous farcit plus d’un quart de set-list avec des reprises ??? REM-BOUR-SES !!!


Rob Zombie

Set-list Rob Zombie :

1) Dragula
2) Superbeast
3) Living Dead Girl
4) Dead City Radio and the New Gods of Supertown
5) Drum Solo
6) More Human Than Human (White Zombie cover)
7) Sick Bubble-Gum
8) Never Gonna Stop (The Red, Red Kroovy)
9) House of 1000 Corpses
10) Am I Evil? (Diamond Head cover)
11) Thunder Kiss ‘65 (White Zombie cover) (Including Guitar solo, Enter … more Sandman and 
School’s out partial covers)






Du côté de Vlad…

Sepultura_logo


Sepultura

Etant peu habitué aux Main Stages, je me sentais presque étranger pour attendre les légendes de Sepultura ! De plus, j’avoue avoir comme dernier album marquant chez eux un certain… « Chaos A.D. ». Car contrairement à bon nombre de personnes, « Roots » était synonyme pour moi de déclin, ce que Soulfly confirme encore aujourd’hui. A ce titre – il y a de cela deux ans ici même – Sepultura remportait haut la main le duel du meilleur concert face à la famille Cavalera. Et je dois dire que cette année 2014 n’y fera pas exception !


Sepultura
Sepultura

En effet, j’avoue avoir été bluffé par Sepultura et toute l’énergie déployée, à commencer par les plus récents titres. Souvent décriés par beaucoup et par ceux qui se crient puristes du groupe, le dernier opus en date a été brillamment interprété comme vous le montre Impeding Doom :




Il semble ainsi que les années aient peu de prise sur nos Brésiliens, particulièrement convaincus et convaincants dans les morceaux les plus virulents. D’ailleurs, comment résister au headbanging largement suggéré par Convicted in Life :




Sepultura montrant au Hellfest que leurs plus récents opus n’ont pas à rougir dans leur riche discographie, par ailleurs il leur fallait également en revenir à leur passé (où le groupe est toujours attendu au tournant). Un large détour fut donc effectué vers « Roots » bien entendu :




Même si j’apprécie peu ce titre dans sa version studio, j’avoue avoir pris un certain plaisir ici même… Mais ce ne fut rien en comparaison avec la fièvre ressentie durant Arise, qui semble échapper à l’érosion du temps :




Complètement destructeur et d’une maitrise technique franchement impertinente, Sepultura arriva sans mal à convaincre même les plus sceptiques ! Et j’ai envie ici de parler de véritable prouesse tellement l’interprétation fut intense.
Comme vous pouvez vous en doutez, le concert s’acheva par l’hymne de nos Brésiliens, à savoir Roots Bloody Roots :




Je reparti donc avec une excellente impression, à tel point qu’à ce stade de la journée Sepultura m’avait offert un de ses tout meilleurs concerts. Et de ce fait, je me penchai avec plaisir sur le dernier opus peu de temps après la fin de ce Hellfest 2014…








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Etant peu amateur de ce groupe pourtant culte et fondateur, je passa rapidement mon chemin devant Iron Maiden, même si je profitai de Run to the Hills avant de m’échapper de cette fosse surpeuplée :







Du côté de Metallic…

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Pro-Pain

Après l’excellent show fourni par Sepultura, la fatigue se faisant sentir et surtout la faim ; je me suis mis en quête de nourriture et je me suis donc dirigé vers la vallée du Muscadet, ce délicieux breuvage très appréciable avec ce joli temps. Je pris une box très bourrative afin de bien prendre des forces et au bout d’un moment, là où j’étais assis, une douce musique vint à mes oreilles, suffisamment pour m’interpeller et me faire bouger de ma table malgré la fatigue.


Pro-Pain

Et là à ma grande surprise, un autre groupe légendaire est en train de jouer sur la scène de la Warzone : il s’agit des New-Yorkais de Pro-Pain, groupe que j’apprécie beaucoup et que j’ai découvert en 1992 avec "Foul Taste of Freedom" et surtout en 1994 avec "The Truth Hurts". Décidément, cette année je fais le plein de légendes dans ma boîte à souvenirs !


Pro-Pain
Pro-Pain

Sans y attendre, sans aucune pression, sans essayer d’aller dans le pit photos et tout en mangeant mon repas, je profite de ce concert de Pro-Pain. C’est très puissant, très Hardcore/Thrash avec un groove incroyable. Gary Meskil et ses compères envoient sévère sur scène et savent faire le show.


Pro-Pain

Je pose même mon repas près de moi pour immortaliser ce moment car celui-ci est fort agréable. Oui je peux le dire, c’est même un des meilleurs concerts de la journée pour ma part. Bravo Pro-Pain pour cette excellente performance !






Du côté de Bloodhound…

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Watain


Watain
Watain

 “Hey! I remember you: you don’t like Watain!!”. Cette citation d’origine maltaise à l’intention d’un de mes honorables confrères (qui a préféré conserver l’anonymat) démontre à quel point un groupe dit “extrême” comme Watain peut atteindre une popularité déconcertante, voire même paradoxale compte tenu de leur philosophie nihiliste et misanthropique. Il faut dire que depuis 2007 avec « Sworn To The Dark », leur 3ème album inaugurant leur signature avec Season Of Mist et qui les a littéralement fait exploser, le groupe n’a cessé de sillonner les routes (et les airs) répandant sa “sainte” parole à travers le monde grâce à ses noires mélodies sournoisement accrocheuses, héritées de feu Dissection, et, il faut bien le reconnaître, un sens aigu du marketing. “Les voici donc”, ces rois maudits : tout commence comme à l’accoutumée par un traditionnel rituel blasphématoire d’Erik (chant), invoquant d’obscures forces (ou des forces obscures, c’est vous qui voyez) et les titres s’enchaînent. Soulignons tout d’abord un son médiocre et brouillon qui nuira à la prestation sur la France du set (jeu de mots involontaire : le guitariste Set Teitan en étant la principale victime).

Watain


Watain
Watain

Tournée promo oblige, les titres, à mon grand désespoir, sont majoritairement axés sur « The Wild Hunt », le dernier rejeton cornu de la horde suédoise sorti l’an passé. Non pas que je déteste cet album, plus “accessible” à mon sens, mais je reconnais humblement n’avoir jamais réussi à “rentrer dedans”, contrairement à ses quatre prédécesseurs, à l’impact plus immédiat. Ces derniers sont d’ailleurs très faiblement représentés (trois titres de « Lawless Darkness », un seul de « Sworn To The Dark » (le magique Stellarvore), quant aux deux 1ers albums… bien malin l’auditeur découvrant le groupe aujourd’hui d’en soupçonner l’existence… Passons sur « Rabid Death’s Curse », qui n’a pas vraiment, inventé l’eau tiède, mais « Casus Luciferi », tout de même, faire l’impasse sur un monument pareil…). Bref, vous l’aurez compris, une prestation décevante pour cette édition 2014, mais gageons que le groupe reviendra rapidement pour une nouvelle offrande que nous espérons d’hors et déjà… endiablée.




Set-list Watain :

1) De Profundis
2) Black Flames March
3) Malfeitor
4) Outlaw
5) Reaping Death
6) The Wild Hunt
7) Hymn to Qayin
8) Stellarvore
9) Holocaust Dawn




Du côté de Vlad…

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Death To All

Death fait partie de ces groupes mythiques dont je ne connais pas la discographie à la perfection, ce qui pourrait légitimement entrainer un jet massif de rocailles sur mon pauvre corps ! Toutefois, ce que je connais du groupe provoque une grande admiration en moi, et c’est pourquoi je percevais le projet live Death To All d’un assez mauvais œil. En effet, Chuck Schuldiner aurait-il souhaité que le groupe qu’il a fait naitre de ses doigts se réunisse sans lui ? La question reste ouverte et mystérieuse, et j’ose espérer que le présent line-up de Death To All ait la réponse au préalable…


Death To All

En tous les cas, le concert que j’ai vécu ce soir-là au Hellfest a donné une prestation technique de très haute volée, comme vous l’indique Suicide Machine :




… sans omettre un feeling de tous les instants où chaque instrument aura trouvé sa juste place, comme sur Crystal Mountain :




Au final, Death To All m’aura pleinement convaincu, convaincu de finir par apprendre l’ensemble de la discographie de notre regretté Chuck Schuldiner note après note…








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Enslaved

Nous en arrivons au final de cette première journée, avec un groupe provoquant toujours une forte appréhension chez moi : Enslaved. Non que le groupe norvégien soit bancal sur scène – bien au contraire, frôlant plutôt l’excellence de fait – mais bel et bien parce que j’ai pu assister à des prestations d’exception de leur provenance. La barre demeure tellement élevée depuis quelques années que je redoute toujours d’être déçu. A force de grimper si haut, il demeure difficile pour le mélomane averti de tolérer une baisse contrôlée…


Enslaved
Enslaved

Et bien je dois dire que dès le départ le concert débuta sous les meilleurs auspices, avec le très convaincant Death in the Eyes of Dawn ! D’ailleurs, ce nouvel opus que j’attendais tant sur scène fut à la hauteur de mes espérances (RIITIIR), même si je ne peux que regretter que seuls deux titres furent joués.


Enslaved
Enslaved

Il est évident que la set-list fut également composée de titres réguliers, tel que l’immortel Ruun ou le toujours magnifique As Fire Swept Clean the Earth. Même Allfǫðr Oðinn dont je finissais par très sérieusement me lasser me procura bien du plaisir ce soir-là, ce qui fut une des surprises de la soirée.
L’autre surprise fut l’excellente interprétation d’Ethica Odini, qui arrive à synthétiser avec brio les différentes composantes d’Enslaved, à réunir à la fois lumière et obscurité en une entité quasi parfaite. En voici l’illustration aussi bien visuelle que sonore :




Toutefois, la surprise majeure fut pour moi de nous offrir sur un plateau d’argent le sublimissime Convoys to Nothingness, si peu joué en France. D’ailleurs, Grutle aura fait une petite approximation en déclarant qu’il s’agissait de la première fois que ce titre était joué en France, alors qu’il s’agissait de la seconde (la première remonte exactement à la prestation parisienne de mars 2013, lorsque la France fut plongée sou 30 centimètres de neige… un signe ?). En tous les cas, le moment fut mémorable, retranscrivant toute la splendeur onirique issue de "Monumension"…


Enslaved
Enslaved

Vous l’aurez aisément compris, Enslaved aura une fois de plus délivré une prestation magnifique en dépeignant ses innombrables facettes. De bout en bout, la maitrise aussi bien émotionnelle que technique a de quoi faire palier de nombreuses formations hexagonales, et ce pour de très nombreuses années encore…






Set-list Enslaved :

1) Death in the Eyes of Dawn
2) Ruun
3) RIITIIR
4) Ethica Odini
5) Convoys to Nothingness
6) As Fire Swept Clean the Earth
7) Allfǫðr Oðinn



Du côté de Metallic…

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Electric Wizard

Je ne connais pas la discographie d’Electric Wizard et pas suffisamment à mon grand regret. Je les écoute plus en concert qu’au casque à la maison.

De toute manière, la musique des Anglais se vit et se ressent pleinement en concert. Pendant leurs shows, ils se passent réellement quelque chose à chaque fois. Une sorte de transe nous prend comme celle qui nous avons pris lors de l’édition 2011 du festival, au même endroit sous la Valley.


Electric Wizard
Electric Wizard

Là c’est un peu plus difficile car les conditions sont différentes. Je sors d’un concert magique d’Enslaved et j’arrive à la quasi fin du concert d’Electric Wizard. Puis je suis dans le pit concentré sur les sujets en place sur scène. La scène est haute donc pas évident de mesurer la recette Doom/Stoner propre au groupe. Néanmoins j’apprécie ces derniers instants de concert, et le reste devait être très bien. C’est intense et les riffs sont très lourds, pachydermiques et hypnotiques.


Electric Wizard
Electric Wizard

Une bonne prestation mais il faut vraiment que j’arrive à voir au moins une fois un show entier du groupe et prendre le temps de découvrir pleinement leur discographie.






Du côté de Bloodhound…

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Comme j’ai eu la chance de le dire au groupe de vive voix, "The Dream Calls For Blood" est, outre un des meilleurs albums de Metal sorti en 2013, un des tous meilleurs albums de Thrash sorti depuis 20 ans. L’album est inspiré, tout en gardant son obédience classique, et surtout, il a une patate d’enfer, du genre qui vous fout la banane au réveil (ne sortez pas les tomates : j’en ai fini avec mes images gastronomiques). Alors que la majorité (toutes les autres en fait) de leurs dates estivales a été annulée, nous sommes donc des petits veinards de pouvoir entendre ces nouveaux titres en live, boostés par le son d’une Mainstage quelque peu boudée car il est…  1 heure du matin ! Certes, il fait un poil plus frais que dans la journée (pas dur) mais la chaleur, la marche, la position debout ou la pose pogo (choisis ton camp camarade !) ont eu raison d’une grande majorité d’entre nous, lesquels sont partis rejoindre Morphée et ses bras accueillants. Mark Osegueda (chant), lui, n’en a cure : il a sûrement passé l’après-midi à se reposer et du coup, on croirait voir un pois sauteur traverser la scène, avec une fougue que nous aurons bien du mal à suivre, même avec la meilleure volonté du monde. Et c’est bien triste : quelle ingratitude de se montrer si peu enjoués face à un groupe qu’on a le rare privilège de voir cet été, nous livrant une set-list survoltée où le nouvel album se taille la part du lion (pas moins de six titres sur douze). Le show se termine par l’énergique Thrown To The Wolves, extrait de "The Art Of  Dying" (2004), alors que la foule clairsemée se prépare, si ce n’est déjà fait, à une autre forme d’art : the art… of sleeping.

Set-list Death Angel :

1) Left for Dead
2) Son of the Morning
3) Evil Priest
4) Claws in So Deep
5) Seemingly Endless Time
6) Execution / Don't Save Me
7) 3rd Floor
8) Empty
9) The Dream Calls for Blood
10) Mistress of Pain
11) Fallen
12) Thrown to the Wolves (with intro from The Ultra-Violence)




Du côté de Metallic…

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Godflesh

Normalement, après Electric Wizard il était pour moi le temps de mourir mais non je pouvais rester sous la Valley pour finir la journée en beauté j’espère.

Oui en effet, à croire que le groupe Godflesh est maudit. De ce que je connais, déjà lors de leur passage en 2012 au Cabaret Sauvage sur Paris, la prestation avait démarré à cause d’une histoire de transformateur, et là aujourd’hui en 2014 le groupe a eu des problèmes de transport pour se rendre à Clisson. Il devait jouer à 21h50 et le voilà qui se prépare sur scène après 1 heure du matin pour clôturer la vie musicale de la Valley en ce premier jour.


Godflesh
Godflesh

J’imagine que Justin Broadrick devait être très nerveux et stressé par cette situation, avec toute l’installation et les câblages spécifiques. Mais bon une fois sur scène, ça se voit il gère, il connait son affaire et son portable MAC également.

Evidemment vu l’heure dépassée et le retard, le show serait plus court. Pas grave, le tout est d’en profiter un maximum car oui pour moi encore un groupe culte qui va jouer présentement. Godflesh est un des pionniers de la scène Indus/Metal, le seul qui me fasse autant vibrer.


Godflesh
Godflesh

Et Justin Broadrick et son acolyte Ben George Christian Green sont plus qu’à la hauteur. Même s’ils commencent à jouer des morceaux moins connus, ils joueront quelques perles tells que Like Rats, Christbait Rising, Streetcleaner et Crush My Soul.

Pas forcément évident vous me direz de finir la journée à une telle heure avec telle expérimentation sonore. Mais c’est Godflesh, rien à dire de plus et à expliquer.


Godflesh

Je peux aller me coucher, heureux de cette riche journée mais annonciatrice je pense d’autres grands moments à venir.




Juillet 2014 à février 2015,
Rédigé par Vlad Tepes
Metallic & Bloodhound.



Hellfest 2014


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