vendredi 9 mai 2014

Cradle of Filth / Behemoth / In Solitude / Inquisition / Svarttjern - Live Belgique 2014



Cradle of Filth / Behemoth / In Solitude / Inquisition / Svarttjern

To haunted shores…

(par Vlad Tepes)




"Satan wants your children" tour.
Moment : 16/02/14.
Lieu : Trix (Anvers, Belgique).



Cradle of Filth / Behemoth / In Solitude / Inquisition / Svarttjern @ Trix, Anvers, Belgique 16/02/2014


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Groupes :

 Svarttjern Inquisition  In Solitude
 Behemoth  Cradle of Filth

8 mois se sont déroulés depuis la dernière fois que j’ai eu l’immense privilège de voir Cradle of Filth sur scène, et l’attente se trouve être toujours intacte… oserais-je dire immaculée ? Oui, l’idée est exactement celle-ci : cette 21ème prestation des Anglais me concernant me donne toujours le sentiment qu’il s’agit de la toute première fois, me faisant redevenir à chaque fois un vilain garnement ! Peut-être cela en fera sourire certains…

C’est ainsi que je me dirigea vers la Belgique avec ma Fée de Sang, Anvers plus précisément, en terre flamande. L’affiche se voulait également "agrémentée" si-je puis dire par les Polonais de Behemoth en co-tête d’affiche, les Suédois d’In Solitude, les Colombiens/Américains d’Inquisition, et pour finir les Norvégiens de Svarttjern. Ainsi, il y avait de quoi ouïr en cette soirée !




Svarttjern_logo

HaaN (Svarttjern)

La soirée débuta avec les black métalleux de Svarttjern, portant l’habit et le maquillage réglementaires. En effet, ne serait-ce que l’apparat dressait la couleur et l’ambiance de ce concert. Sans aucun risque, la prestation n’exprima pas la moindre originalité, ce qui ne semblait être nullement une préoccupation pour eux. Vous me rétorquerez que certaines prestations n’exigent aucune originalité, et vous aurez raison. Toutefois dans la situation de Svarttjern, ce manque alla de pair avec une inspiration lacunaire, me laissant totalement froid devant cette accumulation de riffs semblant tout droit issus de compositions écrites par d’autres (tout comme le maquillage semblant avoir été emprunté à Frost et Gaahl)… sensation somme toute fort désagréable.

Terror (Svarttjern)

Vous pouvez vous forger votre propre opinion avec Breathing soil :




Je n’aurais donc rien retenu de ce concert sans saveur, renvoyant Svarttjern à une place de figurant dans la pourtant prolifique scène norvégienne.








Inquisition_logo

Dagon (Inquisition)

J’attendais avec impatience Inquisition, dont l’on m’avait vanté les diaboliques mérites...

Et une fois de plus, la déception sortit victorieuse de la prestation. Avec un son assez peu clair, le problème majeur se posa pour moi au niveau de la voix, consistant en une sorte de sous-Abbath Doom Occulta. Malgré la surprise de ne voir que deux seuls musiciens sur scène (batteur et guitariste/vocaliste) pratiquer ce type de musique, les titres se sont enchainés pour moi sans que rien ne perce à la surface.




Avec l’expérience, je finis par me méfier de l’aura euphorique apposée sur certains noms de l’underground, que je nommerais le "syndrome Von". En effet, souvenez-vous des prestations calamiteuses de ce groupe il y a de cela quelques années en première partie de Watain, alors que le nom était hautement respecté au sein de l’underground. Cela m’inspire la méfiance à présent…








In Solitude_logo

Niklas Lindström (In Solitude)

Le changement d’ambiance fut radical avec le groupe suivant, les Suédois d’In Solitude, et ce dès l’introduction. En effet, cette dernière fut une sorte de bande-son totalement décalée, dérision à contre-courant des deux groupes précédents ! A ce titre, je me demandais vraiment quel accueil le groupe allait recevoir…

A vrai dire, je me suis très peu penché sur cette question (étant au premier rang, qui plus est), tellement je fus conquis par une prestation toute en énergie. En effet, les Suédois ne sont pas là pour faire de la figuration, et tentent par-là même de conquérir un public loin d’être acquis à leur cause du fait du style métallique pratiqué. Car la musique d’In Solitude est loin d’être occulte, même si exprimant parfois un mystère certain.

Assez complexe au final, le heavy/rock des Suédois m’est apparu comme très convaincant, ce qui est notamment dû au fait qu’il fut incarné jusqu’au bout des ongles. En effet, l’énergie déployée faisait plaisir à voir. Ainsi, et malgré le statut de mouton noir de cette tournée, In Solitude aura su tirer son épingle du jeu avec style et conviction !








Behemoth_logo

Nergal (Behemoth)

Le public commença sérieusement à s’amasser devant la scène pour accueillir dignement le grand retour des Polonais de Behemoth. En effet, le nouvel opus "The Satanist" était attendu comme le messie (si-je puis dire…), et cette tournée était donc elle aussi très attendue. De prime abord, et tout comme les plus récents shows du groupe, Behemoth nous sortit un gros attirail scénique…

Seth (Behemoth)

Dès le début du concert, cette anticipation de ma part se sera vite confirmée, où feu et fumigènes bénéficieront d’une sacrée tribune ! Ainsi, à la fois Blow your trumpets Gabriel




… et Ora pro nobis Lucifer ont eu pour but d’imposer une puissance et une rage manifestes :




D’ailleurs, les titres issus du nouvel opus (5 au total) auront été assez justement interprétés, et nous sentions la bande à Nergal assez fière de cette toute nouvelle pièce. De plus, ce nouvel album a le mérite d’osciller entre des titres mid-tempos tout en lourdeur massive, et à d’autres moments vers de violents titres sans concession, comme Furor Divinus par exemple :




Le restant de la set-list fut une sorte de best-of en règle, rappelant beaucoup le DVD bonus présent sur l’édition limitée de "The Satanist". L’ensemble passa par les morceaux les plus efficaces de Behemoth, comme Conquer all ou Ov fire and the void. Mais la violence fut loin d’être déniée avec les impitoyables Christians to the lions ou encore Slaves shall serve. Toutefois, j’avoue avoir une très nette préférence pour les titres lourds et mid-tempos, tel que As above so below (très influencé par Morbid Angel comme chacun l’aura déjà remarqué) ou le prodigieux Alas, Lord is upon me :




Le final du concert sera marqué par l’excellente conclusion de "The Satanist", avec O Father O Satan O Sun !. Très ambiancé, le titre sera une sorte d’apothéose pleine de lumière à ce concert pourtant charbonné, donnant un sentiment d’ouverture et d’élévation assez surprenant pour du Behemoth. A lui seul, ce morceau montre bien que la bande polonaise est tout à fait à même de se renouveler avec prestance. Cette interprétation-ci sera l’occasion de délivrer une avalanche de noirs confettis (que je retrouve encore aujourd’hui dissimulés dans mes vêtements !), donnant une caractère cérémonial à cette conclusion. Ceci fut accentué par le port des masques présents sur la vidéo officielle de Blow your trumpets Gabriel, rappelant quelques années auparavant celui porté par Nergal pour Lucifer. Mon seul regret est que le monologue soit passé sur bandes, car il aurait gagné en force évocatrice en étant interprété par Nergal lui-même.

Nergal (Behemoth)

Vous l’aurez compris, les Polonais de Behemoth nous ont offert un set à la fois condensé et dense, entre obscurité et lumière. Mon seul reproche provient du son choisi, à savoir un déluge sonore où les basses avaient toute latitude pour envahir l’espace sonore. Pour être honnête, ce bémol fut assez maigre en ce 16 février, mais j’y reviendrais plus longuement concernant leur prestation du 19 février à Luxembourg…

Nergal (Behemoth)

En conclusion, je dirai que Behemoth a encore de beaux jours devant lui, la bête possédant assez de souffle pour noyer nos âmes sous le souffre de leur musique éminemment diabolique…




Set-list Behemoth :

1) Blow your trumpets Gabriel
2) Ora pro nobis Lucifer
3) Conquer all
4) Decade of Therion
5) As above so below
6) Slaves shall serve
7) Christians to the lions
8) Driven by the five-winged star
9) The Satanist
10) Ov fire and the void
11) Furor divinus
12) Alas, Lord is upon me
13) At the left hand of God
14) Chant for Eschaton 2000

Encore :

15) O Father O Satan O Sun !






Cradle of Filth_logo

Dani Filth (Cradle of Filth)

Comme vous l’aurez compris dans mon propos introductif, l’attente est sans cesse extrêmement élevée concernant Cradle of Filth. Trépignant d’impatience et trépignant encore, le sourire ne lâchera pas mon visage… Signalons que contrairement à ce que j’ai pu lire ci-et-là sur internet, la fosse ne s’est nullement désemplie après la prestation de Behemoth. Ceci me conduit à un éternel conseil : forgez-vous votre propre avis, et ne gobez pas les foutaises diffamatoires parfois propagées sur le net !

Ceci étant dit et martelé, revenons-en à nos vampires anglais, alors que les portes de Midian s’ouvrent à nous : At the gates of Midian. C’est alors que Dani Filth surgit sur scène, vêtu en sorcier et nous haranguant de son bâton. D’ailleurs, cela m’a rappelé quelque peu un certain Fernando Ribeiro durant la tournée de "The Antidote" (notamment lors de l’interprétation d’In and above men). Quel plaisir de régresser en l’année 2000, quand soudain surgit Cthulhu dawn ! Cette entrée en matière fut assez charbonnée, avec des guitares bien présentes (ce qui n’a pas toujours été le cas par le passé sur ce morceau). Malgré quelques approximations (semblant provenir d’un Dani peu précis dans cette introduction de show), l’ambiance s’installa rapidement.

Comme pour la dernière édition du Hellfest, nous avons ensuite eu droit à l’enchainement d’A dream of wolves in the snow et Summer dying fast. Très énergique, le son commença malgré tout à montrer ses failles, à savoir un manque de guitares dans le rendu global. Ce constat se poursuivit sur The principle of evil made flesh, qui manqua ainsi de puissance et me laissa frustré. En effet, la violence que peut dégager ce titre sur scène n’était malheureusement pas au rendez-vous ce soir. Par contre, je tiens à remercier Daniel Firth pour avoir rétabli le fameux solo de basse composé par Robin Graves en 1994, injustement scotomisé en son temps par Dave Pybus (que j’ai maudis plus d’une fois pour cette raison !). Cette petite touche constitue un clin d’œil à la composition originelle, bien différente de la version de 2001.

Lindsay Schoolcraft (Cradle of Filth)

La suite des opérations avait pour ambition de poursuivre l’exploration du glorieux passé de Cradle of Filth, avec un morceau que Dani Filth présenta comme n’ayant pas été joué depuis des siècles… et à juste titre, car je ne l’ai pas entendu une seule fois depuis novembre 1998. Surgit alors l’un des plus beaux morceaux jamais composés par le groupe : Beneath the howling stars. Ce fut un grand moment pour moi, même si la première partie du morceau aurait gagné à avoir des guitares légèrement plus en avant. Cette dernière n’aura pas été aussi flamboyante que la version studio, soyons honnêtes ; mais la seconde partie gagna fort heureusement en profondeur. En effet, la mélancolie aura su irradier mon âme et mon cœur avec ce piano mêlé de notes de guitare(s), à tel point que j’en versa quelques larmes. Quant à lui, Dani Filth fut d’une grande constance dans ses hurlements suraigus, tout comme il aura été particulièrement endurant durant la précédente partie du morceau (exigeant une rapidité d’exécution qui ne s’improvise pas). Au final, même si  je m’attendais à une interprétation supérieure, la triste beauté fut au rendez-vous, rendant justice à une œuvre anthologique…

Le climat retomba de manière abrupte avec le titre suivant : For your vulgar delectation. Et autant dire que je suis tombé de bien haut ! Je tiens ainsi à dire que faire suivre Beneath the howling stars et For your vulgar delectation n’est pas la plus brillante idée que le groupe aura eu ces dernières années ! Même si je pense que ce dernier titre a le mérite de faire reposer quelque peu la voix de Dani Filth, d’autres titres plus classieux auraient été plus intéressants à jouer (Babalon A.D. par exemple…). Vous l’aurez compris, For your vulgar delectation m’aura franchement agacé à ce stade du show, et je n’en retire pas grand-chose pour être franc.

Ce fâcheux interlude passé, nous en revînmes à une nouvelle pièce absente des set-lists de Cradle of Filth depuis des lustres : Haunted shores. Je pris ce morceau comme un cadeau au vieux fan que je suis, car une fois de plus je n’ai jamais eu la chance de l’entendre auparavant en live ! Le manque de consistance des guitares dans le mix global s’est fait sentir sur ce titre malheureusement.




De son côté, Dani Filth aura été endurant (notamment durant la première partie du morceau), mais aura omis quelques bouts de tirade ci-et-là. Mais pourquoi dont (me demanderez-vous) ? Et bien il m’a fortement semblé que Mr Filth se trouvait quelque peu éthylisé (ce qu’il recherche pourtant à tout prix à éviter habituellement), ce qui aura eu un impact sur la précision de son chant. En revanche, force est de constater que sa puissance vocale sera malgré tout restée intacte ce soir. Ainsi, je fus relativement déçu de ce morceau dont j’attendais beaucoup.

Dani Filth (Cradle of Filth)

La suite du show fut bien plus anecdotique, avec la présence tour à tour de Nymphetamine (fix) et Born in a burial gown. Pour cette soirée, je me serai bien passé de ces deux titres (tout comme For your vulgar delectation)…

Nous en revînmes à 1998 et un Cruelty brought thee orchids dont on ne se lasse jamais ! Et là je fis le même constat que pour Haunted shores, à savoir des guitares trop en retrait (ce que j’ai reproché à l’interprétation live de ce morceau à la fin des années 90/début des années 2000, point qui avait été pourtant corrigé depuis 2008/2009).




Quelle frustration fut la mienne, car je n’aurai ainsi pas pu profiter autant que je l’aurais espéré durant ce titre d’anthologie. Mais ne soyons pas trop médisants : je pris un plaisir exquis à revivre ce morceau si cruel…

La déception se poursuivit avec Her ghost in the fog, mais pour d’autres raisons cette fois. De manière globale, le rendu fut plutôt bon et je continue à dire que son interprétation actuelle n’a jamais été aussi bonne en live. D’ailleurs, les guitares ont été assez présentes sur ce morceau. Toutefois, le chant de Lindsay Schoolcraft m’aura frustré, car manquant de puissance et de hauteur. Or, les parties de chant féminin sur Her ghost in the fog sont primordiales pour donner cette teinte particulière, faite de symphonisme exacerbé. Et ici le chant de Lindsay est resté trop discret, trop sobre. Quel dommage…


Cradle of Filth quitta la scène sous les ovations du public, pour ensuite laisser résonner un instrumental qui avait délaissé leurs prestations scéniques depuis fort longtemps ! En effet – et je m’adresse ici exclusivement aux vieux fans – Ave Satani (bande-originale du film "The Omen", composée par Jerry Goldsmith http://www.psychopathia-melomania.com/2011/07/jerry-goldsmith-omen-soundtrack-1976.html) fut pendant de longues années le morceau d’introduction de chaque concert du groupe. Ainsi, j’interprète ce retour comme un clin d’œil à leur passé scénique.

Le dernier morceau de ce soir fut donc une vieille pièce, à savoir Funeral in Carpathia (titre déjà présent sur les set-lists de la tournée "Creatures from the black abyss"). Malheureusement, la magie n’était pas présente, ce qui fut notamment provoqué à la fois par ce cruel manque de guitares, et d’autre part un Dani Filth trop imprécis à mon goût. Malédiction quand tu nous tiens…

Ashok (Cradle of Filth)

Vous l’aurez compris, ce concert de Cradle of Filth ne restera pas gravé dans ma mémoire, et ce pour de multiples raisons. La première est issue du son déséquilibré de cette prestation, où les guitares manquaient de présence dans le mix. Cela m’aura gâché le plaisir sur bon nombre de morceaux, et notamment les plus vieilles pièces. De plus, le jeu de guitare n’aura pas été du même niveau que d’habitude. Entendons-nous bien : Richard Shaw (ayant il est vrai un faux air de Gian Pyres !) et Ashok sont d’excellents guitaristes. Toutefois, il était perceptible qu’en termes de ressenti ils n’avaient pas encore tout capturé et absorbé des morceaux. Et ceci est parfaitement cohérent lorsque nous constatons que Cradle of Filth a dû remplacer deux guitaristes à la dernière minute : n’importe quel groupe aurait été en difficulté dans telle situation d’urgence, cela est évident. Je tire ainsi mon coup de chapeau aux deux hommes, qui dans tel contexte s’en sortent extrêmement bien. Mais de mon côté de puriste, je m’attendais bien entendu à quelque chose d’encore supérieur.

Lindsay Schoolcraft (Cradle of Filth)

L’autre point négatif provint du chant. D’une part le chant de Lindsay n’aura pas correspondu à mes attentes, car demeurant trop sobre sur certaines parties. De plus, son chant manqua parfois de puissance, malgré qu’il reste parfaitement juste. D’autre part, Dani Filth n’était à l’évidence pas dans son état le plus normal ! Par conséquent, il n’était parfois pas complètement synchronisé avec les titres, alors qu’habituellement il brille par sa méticulosité. Malgré tout, je n’ai absolument rien à redire à son intacte puissance vocale, qui continue à toujours autant m’impressionner !

Dani Filth (Cradle of Filth)

Autre individu à qui je dois tirer mon coup de chapeau… un certain Daniel Firth ! En effet, le manque de guitares l’aura éminemment favorisé, permettant de mettre très en avant son jeu de basse. Autant dire que je n’ai jamais autant bien entendu une basse durant un show de Cradle of Filth ! Et en toute honnêteté, j’ai particulièrement été bluffé par sa prestation, à la fois d’une grande fluidité et particulièrement intense. Moi qui pensais Robin Graves irremplaçable, il est fort probable que je change d’avis au fil du temps…

Autre point négatif : la disposition de la scène. En effet, la scène du Trix était assez étendue, et le matériel scénique de Cradle of Filth semblait être bien plus adapté à une petite salle. Même si ma Fée de Sang a trouvé la scène un peu tristounette (par contraste avec tout l’attirail de Behemoth), j’apprécie au contraire la sobriété qui est la leur sur leurs dernières tournées, à savoir qu’ils se recentrent exclusivement sur la musique seule. Cette démarche se respecte au plus haut point.




Set-list Cradle of Filth :

At the gates of Midian
1) Cthulhu dawn
2) A dream of wolves in the snow
3) Summer dying fast
4) The principle of evil made flesh
5) Beneath the howling stars
6) For your vulgar delectation
7) Haunted shores
8) Nymphetamine (fix)
9) Born in a burial gown
10) Cruelty brought thee orchids
11) Her ghost in the fog

Encore :

Ave Satani
12) Funeral in Carpathia


Certains me trouveront peut-être radical dans mes propos, mais mon amour pour la musique de Cradle of Filth est bien trop extrême et jusqu’au-boutiste pour abaisser son niveau d’exigence.

A présent, mon regard est rivé vers le Luxembourg, où j’attends dans trois jours maintenant Cradle of Filth de pied ferme. Et oui, je récidive… encore et éternellement…



Février/Mars/Avril 2014,
Rédigé par Vlad Tepes.


Cradle of Filth / Behemoth / In Solitude / Inquisition / Svarttjern @ Trix, Anvers, Belgique 16/02/2014





English Version


Cradle of Filth / Behemoth / In Solitude / Inquisition / Svarttjern

To haunted shores…

(by Vlad Tepes)




"Satan wants your children" tour.
Moment : 16/02/2014.
Location : Trix (Antwerp, Belgium).



Cradle of Filth / Behemoth / In Solitude / Inquisition / Svarttjern @ Trix, Anvers, Belgique 16/02/2014


Bands :

 Svarttjern Inquisition  In Solitude
 Behemoth  Cradle of Filth

It’s been 8 months since the last time I had the huge privilege to see Cradle of Filth on stage, and the wait is still entire… may I say immaculate ? Yes, this is the exact idea : this 21th performance of mine of our English people gives me the same feeling that was mine during the very first time, like I was still a bad imp ! Maybe some people will smile reading this…


So I drove to Belgium with my Fairy of Blood, Antwerp more exactly, in Flemish land. The cast of the night was “embellished” by the Polish people from Behemoth as co-headliner, the Swedish ones from In Solitude, the Colombian/American ones from Inquisition, and finally the Norwegian ones from Svarttjern. So there was lots of bands to listen to !




Svarttjern_logo

HaaN (Svarttjern)

The night began with black metallers from Svarttjern, wearing the regulatory clothes and make-up. Indeed, only the look gave us the color and the atmosphere of the show. Without any risk, the performance wasn’t original at all, which didn’t seem to bother them. You might say that some performances don’t need originality, and you could be right. However in Svarttjern’s situation, this lack matched with lacunar inspiration, letting me cold as ice in front of such an accumulation of riffs seeming to go straight from compositions written by others (like the make-up which seemed to be borrowed to Frost and Gaahl)… which was a very unpleasant feeling.

Terror (Svarttjern)

You can build your own opinion through Breathing soil :




So I didn’t retain anything from a performance without any flavor, letting me think that Svarttjern stand only as onlookers in a so prolific Norwegian scene.








Inquisition_logo

Dagon (Inquisition)

I was impatient to see Inquisition, and I’ve heard some diabolical praises about them…

And once more, deception was successful. With an unclear sound, the major problem was located at the vocal level according to me, sort of an under Abbath Doom Occulta. Despite the surprise of seeing only two musicians on stage (a drummer and a guitar player/vocalist) playing this kind of music, the tracks chained themselves but nothing drilled at the surface according to me.




With my experience, I become suspicious about the euphoric aura which we can find upon some names unto the underground, which I would call the “Von syndrome”. Indeed, maybe you’ll remember the calamitous performances from this last band some years ago when they were a support band for Watain, while their name was highly respected inside the underground. Now I must be suspicious because of that…








In Solitude_logo

Niklas Lindström (In Solitude)

The change of atmosphere was drastic with the following band, the Swedish people from In Solitude, since the introduction of the show. Indeed, this one was sort of a soundtrack totally off the wall, mockery against the tide of the two precedent bands ! In this respect, I was wondering which welcome the band could receive…

To tell the truth, I didn’t really look into the situation (because I was at ringside, moreover), because I was conquered by this vigorous performance. Indeed, these Swedish people aren’t here to act as secondary role, and thereby try to conquer an audience far from being won over its cause. Because the music of In Solitude is far from being occult, even if expressing sometimes some mystery.

Pretty complex in the end, the heavy/rock from our Swedish guys appeared to me very convincing, which is owed to the fact that it has been incarnated to their fingertips. Indeed, the deployed energy pleased me a lot. So, and despite their black sheep status inside this tour, In Solitude succeeded in playing their cards well with style and conviction !








Behemoth_logo

Nergal (Behemoth)

The audience seriously started to accumulate in front of the stage to welcome the big return from Polish guys of Behemoth. Indeed the new album "The Satanist" was long-awaited like a messiah, and this tour was long-awaited too. First of all, and like the most recent shows from the band, Behemoth took out a huge scenic gear…

Seth (Behemoth)

From the beginning of the show, such anticipation from mine was quickly confirmed, and fire and smokes benefit from a VIP grandstand ! So, both Blow your trumpets Gabriel




… and Ora pro nobis Lucifer were meant to order obvious power and rage :




By the way, the tracks from the new album (5, in total) were fairly performed, and we felt Nergal’s band proud of this new entity. Furthermore, the new album oscillates between mid-tempo tracks and more violent ones, like for example Furor Divinus :




The rest of the setlist was in order best-of, reminding me the bonus-DVD of the limited edition of "The Satanist". The whole thing passed through the catchiest songs of Behemoth, like Conquer all or Ov fire and the void. But the violence wasn’t denied at all with the pitiless Christians to the lions or Slaves shall serve. However, I must admit preferring more heavy tracks, as for example As above so below (with its Morbid Angel influence) or the tremendous Alas, Lord is upon me :




The end of the show has an excellent conclusion from "The Satanist", with O Father O Satan O Sun !. The track was sort of apotheosis full of light in such dark concert, bringing some overture and elevation feeling. Single-handedly, this track showed that the Polish band knows how to renew itself with some much presence. This performance delivered an avalanche of black confettis (which I still find inside some of my clothes !), bringing a ceremonial aspect to this ending. It was emphasized by the wear of masks that we can find on the Blow your trumpets Gabriel video, reminding us the one worn by Nergal some years ago during Lucifer. The only regret of mine is that the monologue was put on tape, and it would have been stronger being performed by Nergal himself.

Nergal (Behemoth)

As you’ve already understood, the Polish guys from Behemoth offered us a condensed and thick set, between obscurity and light. The only reproach I can say comes from the chosen sound, a sound torrent where the bass levels overwhelmed the whole space. To be honest, this drawback was pretty skinny on this 16 of February, but I’ll come back to it speaking about the show from the 19 of February in Luxembourg…

Nergal (Behemoth)

As a conclusion, I must say that Behemoth has still great days in front of them, the beast possessing enough breathing to drown our souls under the sulphur of their music clearly diabolical…




Behemoth set-list :

1) Blow your trumpets Gabriel
2) Ora pro nobis Lucifer
3) Conquer all
4) Decade of Therion
5) As above so below
6) Slaves shall serve
7) Christians to the lions
8) Driven by the five-winged star
9) The Satanist
10) Ov fire and the void
11) Furor divinus
12) Alas, Lord is upon me
13) At the left hand of God
14) Chant for Eschaton 2000

Again :

15) O Father O Satan O Sun !






Cradle of Filth_logo

Dani Filth (Cradle of Filth)

As you’ve already understood in the introduction, the waiting is always extremely high concerning Cradle of Filth. Stamping of impatience and stamping again, the smile never left my face… We must say that in opposition with what we can read here and there on the internet, the crowd didn’t get empty after Behemoth’s performance. It leads me to an eternal advice : you should always forge your own opinion, and don’t swallow the libelous crap sometimes spread on the internet !

So let’s go back to our English vampires, while the gates of Midian are opening : At the gates of Midian. That’s when Dani Filth came on stage, dressed as a wizard and haranguing us with his stick. By the way, it reminded me a little bit Fernando Ribeiro during "The Antidote" tour (especially for In and above men song). What a huge delight to go back to 2000, when suddenly emerged Cthulhu dawn ! This ploy was pretty coaled, with guitars right in their place (which wasn’t always the case in the past concerning this particular track). Despite some approximations (which seemed to come from Dani, not much precise during this introduction), the atmosphere settled in quickly.

Like for the last Hellfest edition, we listened to the succession of A dream of wolves in the snow and Summer dying fast. Very vigorous, the sound started to show some of its flaws, namely a lack of guitars within the general return. We made the same assessment for The principle of evil made flesh, which had a lack of power and left me frustrated. Indeed, the violence that can be born from this song on stage wasn’t there unfortunately tonight. However, I must thank Daniel Firth to have re-established the famous bass guitar solo written by Robin Graves in 1994, unfairly removed by Dave Pybus (who I cursed in the past for such reason !). This little touch constitutes a wink to the original composition, very different from the one from 2001.

Lindsay Schoolcraft (Cradle of Filth)

The rest of operations was meant to follow the exploration of Cradle of Filth’s glorious past, with a track that hasn’t been played for ages according to Dani Filth… and rightly, because I didn’t have the opportunity to listen to it a single time in concert since November 1998. So emerged one of the most beautiful song ever written by the band : Beneath the howling stars. It was a huge moment for me, even if the first part of the track deserved to have much more guitars forward. This one wasn’t quite so blazing than the studio version, to be honest ; but the second part reached happily much more depth. Indeed, the melancholy came to irradiate my heart and soul with the piano mingled with guitar notes, to the extent that I shed some tears. As for him, Dani Filth was very constant in his high-pitched screams, and he was very hardy during the first part of the song (which needs lots of speed in terms of execution). In the end, even if I was expecting a higher performance, the sad beauty was there, giving credit to an anthological piece of work…

The atmosphere died away with the following track : For your vulgar delectation. In fact I fell from a very high level ! I must say that it wasn’t a brilliant idea to string together Beneath the howling stars and For your vulgar delectation ! Even if I think that this last song allows Dani Filth to rest his voice, other tracks could have been much more luxurious to play (Babalon A.D. for example).

This unpleasant interlude gone away, we came back to a piece missing in Cradle of Filth’s setlists for years : Haunted shores. I received this song like a gift to the old fan that I am, because once again I’ve never have the luck to hear it in the past live on stage ! The lack of thickness of the guitars within the general sound became unfortunately apparent on this track.




For his part, Dani Filth was very hardy (especially during the first part of the song), but neglected some little soliloquies here and there. But why (you could ask me) ? In fact it seems to me that Mr Filth was a little bit ethyled (which normally is always avoid with him), but it had an impact on the exactness of his singing. On the other hand, we must admit that his vocal power remained undamaged tonight. So I was somehow disappointed in regard of a song that was awaited a lot by myself.

Dani Filth (Cradle of Filth)

The rest of the show was much more anecdotal, with the presence of both Nymphetamine (fix) and Born in a burial gown. In regard of such night, such tracks weren’t unavoidable according to me (like For your vulgar delectation)…

We returned to 1998 with Cruelty brought thee orchids, with which we can’t be bored ! And I’ve done the same observation as for Haunted shores, so guitars way too much in retreat (which I did reproach to the live performance of the track during the end of the nineties/beginning of 2000, aspect that has been however corrected since 2008/2009).




What a huge frustration, because I couldn’t enjoy this anthological track as much as I hoped. But I can’t stay too slanderous : I took huge delight to relive a so cruel song…

Deception continued with Her ghost in the fog, but with other reasons this time. In a global view, the return was pretty good and I still think that the actual performance of the track has never been so good on stage. By the way, guitars were at their right place during it. However, the singing of Lindsay Schoolcraft has been frustrated to my ears, missing power and height. Now, the feminine vocal parts on Her ghost in the fog are primordial to give this particular touch done with excessive symphonism. And here the singing of Lindsay stayed too discreet, too much sober. What a shame…


Cradle of Filth left the stage under audience’s ovation, to then let resonate an instrumental track that has been abandoned for too long ! Indeed – and I exclusively speak to old fans – Ave Satani (soundtrack of the movie "The Omen", written by Jerry Goldsmith http://www.psychopathia-melomania.com/2011/07/jerry-goldsmith-omen-soundtrack-1976.html ) was for many years the introduction track of each performance of the band. So, I understand this return as a wink to a live past.

So the last track of the night was an old piece, Funeral in Carpathia (song that was already there on the setlists from "Creatures from the black abyss" tour). Unfortunately, magic wasn’t there because of the sound quality, and on the other hand a not so much precise Dani Filth, according to my tastes. What a curse…

Ashok (Cradle of Filth)

You’ve already understood that this Cradle of Filth show will not stay carved inside my memory, for multiple reasons. The first one comes from the unbalanced sound of the performance, where guitars were too much in retreat within the mix. Various songs were wasted because of that, and especially some old pieces. Furthermore, the guitar playing wasn’t the same as usual. We must be clear about that : Richard Shaw (which looks a little bit like Gian Pyres !) and Ashok are both excellent guitar players. However, it was perceptible that they haven’t already captured and absorbed all songs already. And it is perfectly coherent when we look at the fact that Cradle of Filth had to replace two guitar players at the eleventh hour : any band would have difficulties in such emergency situation, this is obvious. So I must tip my hat to these two guys, who handled the situation very well. But as for me, I was expecting something greater.

Lindsay Schoolcraft (Cradle of Filth)

The other negative point comes from the singing. On one hand, the way Lindsay sang didn’t match with my hopes, remaining too sober on some parts. Furthermore, her singing presented a lack of power, despite it was perfectly accurate. On other hand, Dani Filth wasn’t in his normal condition ! Consequently, he wasn’t always perfectly synchronized with some instrumental parts, while he usually shines by his meticulousness. Despite everything, I’ve nothing to say about his undamaged vocal power, which still impresses me so much !

Dani Filth (Cradle of Filth)

There’s another musician who I must tip my hat to… Daniel Firth ! Indeed, the lack of guitars favored him, putting forward his bass guitar playing. So let’s mention that I’ve never heard so well a bass guitar during a Cradle of Filth show ! And to be honest, I was astounded by his performance, very fluent and intense. I was thinking that Robin Graves was irreplaceable, but it’s possible that I’ll change my mind in the course of time…

Another negative point : the layout of the stage. Indeed, the Trix’s stage was pretty vast, and the Cradle of Filth’s scenic gear seemed more adapted to smaller stages. Even if my Fairy of Blood found this stage a little gloomy (in regard of the whole set of Behemoth), on the contrary I appreciate their sobriety on the band’s last tour, namely the fact that they concentrate exclusively on music. Such approach must be respected at the highest point.




Cradle of Filth set-list :

At the gates of Midian
1) Cthulhu dawn
2) A dream of wolves in the snow
3) Summer dying fast
4) The principle of evil made flesh
5) Beneath the howling stars
6) For your vulgar delectation
7) Haunted shores
8) Nymphetamine (fix)
9) Born in a burial gown
10) Cruelty brought thee orchids
11) Her ghost in the fog

Again :

Ave Satani
12) Funeral in Carpathia


Some of you could find my views pretty drastic, but my love for Cradle of Filth’s music is way too extreme and hardliner to lower my level of requirement.

Now, my look is cling to Luxembourg, where I’m waiting resolutely in three days for Cradle of Filth. Yes, I do it again… once again and eternally…



February/March/April 2014,
Written and translated 
by Vlad Tepes.


Cradle of Filth / Behemoth / In Solitude / Inquisition / Svarttjern @ Trix, Anvers, Belgique 16/02/2014


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