lundi 10 février 2014

Satyricon (med Operakoret) - Live Oslo 2013



Satyricon (med Operakoret)

From the past… to the sky !

(par Vlad Tepes)




"Satyricon" tour
Moment : 08/09/13.
Lieu : Den Norske Opera & Ballett Hovedscenen (Oslo, Norvège).



Satyricon (med Operakoret) @ Den Norske Opera & Ballett Hovedscenen, Oslo, Norvège 08/09/2013



Click here for English Version :
Version anglaise/english version



Groupes :
Satyricon   Helvete

Deux ans… deux longues années se sont écoulées depuis mon dernier pèlerinage en Norvège, deux années hantées par cette nostalgie aux reliefs gigantesques et aux notes de charbon. Car lorsqu’on a goûté à ce noir breuvage géographique, il demeure impossible de s’en passer au long court.




Chapitre 1 : The future of Norwegian Black Metal… 

Satyricon_logo

Fort heureusement, 2013 venait m’apporter une irrésistible contrainte pour que je ne puisse refuser de m’y rendre : les controversés Satyricon décidèrent d’investir l’opéra national d’Oslo pour réaliser un show exceptionnel, accompagnés par le chœur national norvégien.

Il y a de cela quelques années, le groupe avait déjà tenté l’expérience de jouer avec un orchestre complet lors du show Gjallarhorn à Oslo en novembre 2006. Mais ici dans le cadre du festival Ultima Oslo Contemporary Music, l’ambition demeurait toute autre, à savoir se centrer sur l’aspect vocal, ce qui m’est apparu comme intriguant et bien plus attractif. Et lorsque je vis que le concert se produisait la veille de la sortie de leur nouvel opus éponyme, les fantasmes allaient bon train pour imaginer la connexion entre un tel show et "Satyricon". A partir de cela, quel contenu cet album allait-il révéler ? Je ne pouvais qu’espérer une rupture avec les deux plus récents opus de Satyricon

Il était hors de question de manquer telle opportunité, qui risquait de ne jamais se représenter. A ce titre, je plaçais ce concert de Satyricon au même niveau que celui d’Enslaved au Hole in the Sky de 2009. L’enjeu était donc de taille ! Nous voilâmes donc partis avec ma Fée de Sang et Bloodhound pour une ambitieuse escapade à Oslo…


Après moult embuches dont je vous passerai les ineptes détails, ce concert de Satyricon fut une récompense bien méritée. Tous nos ennuis précédents furent occultés lorsque nous entrâmes dans l’opéra d’Oslo, empli de gens vêtus de noir et ne correspondant pas vraiment aux habitués du lieu. Il était donc assez drôle de voir quelques black métalleux ayant fait un maigre effort vestimentaire (ce qui ne fut pas le cas de tous et de toutes), côtoyant quelques curieux amateurs d’opéra "classique" dirons-nous.

Nous y sommes : nous voilà confortablement installés pour assister à un show atypique. Les lumières s’éteignent…


Voice of shadows vint introduire la cérémonie, les coups de Frost apparaissant comme idéaux pour nous placer dans l’ambiance. Lentement le climat serpentin délimita son espace. Soudain un rideau tomba pour laisser apparaître la grandeur du chœur, me hérissant les cheveux sur la tête. Car cette vision fut assez impressionnante, et je m’en souviendrais toute ma vie durant.




Une première trappe fit émerger des sous-sols de la scène un des plus grands batteurs du monde, le dénommé Frost. Puis, une seconde trappe fit émerger Satyr, accompagné de sa guitare. Je sentis une levée émotionnelle au sein de l’opéra, avec ce Voice of shadows absolument parfait pour illustrer une forme de grandeur, totalement en adéquation avec cette soirée exceptionnelle.

Alors que le chœur resta en suspens durant de puissantes secondes, c’est à mon grand étonnement Now, Diabolical qui fut le premier titre de la soirée ("non-instrumental" j’entends). Je parle d’étonnement car ce type de morceau ne se prêtait selon moi pas vraiment à ce type d’exercice lyrique… et pourtant !




J’allai de surprise en surprise, car en premier point je me pris totalement au jeu en éructant le refrain comme un beau diable (et cela faisait des années que ce ne fut pas le cas pour tout dire). Et seconde surprise (et non des moindres), le chœur apporta quelque chose de vraiment intéressant au morceau, opérant par touches d’une grande pertinence. Autant dire que cette version de Now, Diabolical fut la meilleure que j’ai pu entendre en de nombreux concerts du groupe, et il est tout à fait évident qu’elle le restera à jamais. Qui aurait cru qu’un jour je qualifierai ce titre de jouissif : personne je crois !

Poursuivant dans une attitude agressive, c’est avec plaisir que Satyricon alla piocher dans le très marquant "Volcano", avec l’imparable Repined Bastard Nation. Ici le chœur fut relativement secondaire, bien plus en retrait que pour Now, Diabolical.




Ainsi (et malgré ma passion pour l’album dont Repined Bastard Nation est issu), j’ai trouvé qu’il fut franchement dispensable dans cette set-list. Mais n’interprétez pas mal mes propos pour autant, j’ai pris un immense plaisir à headbanguer sur ce titre !

Le moment était venu de présenter le dernier opus du groupe, "Satyricon", ce que j’attendais avec force impatience. Ce fut le dynamique Our world, it rumbles tonight qui ouvrit de telles hostilités (joué donc ici pour la toute première fois en live !).




Contrairement à bon nombre de personnes qui trouvent ce titre trop direct, à contrario je le perçois ambiancé à souhait, voir contemplatif. Comme je l’espérais, le chœur su agrémenter et enrichir la composition, certes par touches mais avec parfois une intensité pertinente. Ainsi, le morceau a réussi à acquérir une forme de noblesse dans cette interprétation à la fois juste et précautionneuse.

L’envolée fut lancée et le nouvel opus poursuivit sa marche : je découvris en avant-première Nocturnal flare. Je fus conquis immédiatement, son atmosphère noircie et son pas décidé montrant une toute nouvelle facette de Satyricon.




Et que dire de l’intervention du chœur, soutenant la structure de la composition, pour ensuite offrir un final époustouflant alla cappella ! D’ailleurs, cette superbe conclusion semble nous montrer que "Satyricon" aurait été écrit avec de telles envolées préalablement élaborées dans l’esprit de Satyr…

L’ambiance se noircit ensuite dès les premières notes de Die by my hand, appuyé par un chœur virulent et bluffant. Les poils de mes bras se sont hérissés sans prévenir ! Je n’irai pas par quatre chemins : cette interprétation de Die by my hand m’a complètement conquis, donnant presque l’illusion que le chœur faisait partie de la composition originelle.




L’agressivité de la version studio fut ici sublimée, amplifiée pour délivrer un feu que nul ne peut stopper. Ainsi, le potentiel porté par Die by my hand fut ici révélé au monde, et je pense que chaque individu dans cet opéra fut terrassé par la puissance de ce moment, offrant une essence black métallique à cette pièce (de type wagnérienne oserais-je dire). Incroyable !!

Après telle sanglante tuerie, Satyricon en revint à un aspect plus atmosphérique, nous offrant une nouvelle pièce de son dernier album : Tro og Kraft. Eminemment "black métal" dans son évocation, le tout apparut malgré tout comme une expression bien plus calme et novatrice de l’art noir des Norvégiens.




Nul doute que le groupe pratique toujours du black métal norvégien, mais sous une forme réinventée. La seconde partie du titre permit au chœur de façonner une toile de fond lyrique, comme une parenthèse de lumière au sein de cette sereine noirceur. Et ainsi se mêlèrent les vocaux de Satyr et du chœur, unité incroyablement cohérente au sein de ce morceau. Une fois de plus, je fus très surpris !

A ce stade du concert, un invité fit immersion sur scène, un certain Sivert Høyem : alors que le chœur trembla de tout son corps, le Phoenix prit son doux envol… Comme vous vous en doutez, la surprise fut une fois de plus au rendez-vous, d’une part du fait de la nature de cette composition (intégralement inédite sur le plan stylistique pour du Satyricon) et d’autre part avec la place prise par le chœur.




En effet, il se déploya littéralement sur chacun des couplets (posture similaire à celle de Die by my hand, mais dans un tout autre univers). Et que dire de ce break bouleversant où nous assistâmes à un dialogue entre solos féminin et masculin, pointe lyrique donnant une ampleur gigantesque au morceau. Ce Phoenix fit ainsi office de pause dans ce concert, contrastant nettement avec toutes les autres compositions. Toutefois, nous aura été offerte une pause luxueuse, élaborée et délectable, entendons-nous bien. Superbe…

La noirceur revint avec le lancinant Den Siste… et une fois de plus nous assistâmes à une puissante performance du chœur, nous renvoyant à ce que nous avions entendu concernant Die by my hand : le chœur sembla faire partie de la composition d’origine, insufflant une force considérable au morceau, ne faisant qu’un avec lui.




Ceci m’a conduit à m’interroger sur ma façon d’écouter "The age of Nero", semblant bien plus noble et grand qu’il n’y parait de prime abord. En tous les cas, je ne pus qu’être surpris de la cohésion incroyable s’exprimant entre les titres issus de cet opus et le chœur national de Norvège.

Le climat changea radicalement avec la toute nouvelle pièce qu’est The infinity of time and space. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’atmosphère s’est imposée dès les premières notes, telle une envolée déjà bien amorcée. La magie s’est emparée de moi, comme porté par une puissante vague.




Assez discret de prime abord, le chœur soutenait malgré tout la composition dans la première partie. Concernant la seconde, il prit une ampleur plus considérable avec des parties tout simplement gigantesques, nous gratifiant même d’un alla cappella final encore plus magnifique que celui de Nocturnal flare. Je frissonna comme jamais pour cette longue pièce, amenée à devenir selon moi un morceau aussi culte que Mother North. Certains d’entre vous penseront peut-être que je m’avance bien trop en stipulant cela ; pourtant la grandeur dégagée est aussi puissante pour ces deux morceaux, et cette interprétation à Oslo n’en fut que la plus belle des démonstrations.

A peine remis par le plus grand moment à ce stade du concert, je n’eus pas le temps de souffler car venait à mes ouïes conquises To the Mountains : quel enchainement prodigieux ! Après une introduction classique, le chœur prit son envol pour faire parfaitement corps avec la composition (comme je pouvais m’y attendre).




Le plus impressionnant à ce stade fut les envolées féminines, d’une puissance remarquable (notamment lors du final alla cappella). Même si cette interprétation fut grandiose, je resta malgré tout moins médusé du fait précédemment de l’immense grandeur de The infinity of time and space

Nous en arrivâmes à une maigre pause bien méritée, avant que le chœur vienne de nouveau introduire Satyricon : The Pentagram Burns.




Peu amateur de l’album dont il est issu, il me faut malgré tout reconnaitre que cette interprétation fut tout de même excellente, avec un chœur une fois de plus parfaitement adapté à l’exercice, voir très décadent par endroit !

Je pense que je trembla quand j’entendis la guitare résonner pour le morceau suivant. Le Nord arrive et le moins nous puissions dire c’est qu’il arrive vêtu de sa plus belle parure : Mother North. L’interprétation rêvée allait-elle avoir lieu ?




... oui elle eut lieu, notamment lors du passage mid-tempo où le chœur fut splendide. En toute honnêteté, nous aurions cru assister à une représentation de l’hymne national de Norvège !! Toutefois, j’aurai imaginé que le chœur aurait été bien plus avant pour ce Mother North, semblant peut-être un peu moins travaillé que pour d’autres morceaux de ce set. Malgré tout, cela n’enlève pas grand-chose à l’aspect purement exceptionnel de ce moment…

Je pensais le concert achevé, et pourtant non ! Satyricon avait choisi de nous gratifier d’un second rappel, ce qui me laissa sceptique (souvenirs du Hellfest 2012…). Et comme le festival que je viens de mentionner, K.I.N.G. suivit le mythique Mother North (ce que je ne comprendrais jamais).




Bien qu’il s’agisse de la meilleure interprétation de K.I.N.G. de tous les temps, ce fut là ma seule et unique déception de cette grande soirée. Selon moi, clôturer un set de Satyricon par ce morceau est une faute de goût. Il est bien dommage pour moi que cette déception soit intervenue en toute fin de concert. Pourquoi rien ne peut être absolument parfait ??...


Vous l’aurez compris, hormis le tout dernier titre du set, ce concert de Satyricon est le plus grand qu’’il m’ait été donné de voir, et je pense qu’il sera à présent très difficile d’aller les voir dans des conditions plus conventionnelles (ce pourquoi j’ai en quelque sorte boycotté les autres dates françaises de cette tournée). L’apport du chœur fut considérable, conférant une toute nouvelle dimension à l’œuvre du groupe. Toutefois, nous pouvons regretter que 3 albums entiers aient été scotomisés du set ("Dark Medieval Times", "The Shadowthrone" & "Rebel Extravaganza"). Le plus étonnant pour moi est essentiellement l’absence des deux premiers opus, du fait que de telles compositions se prêtaient parfaitement à un tel exercice de style. Je me dois malgré tout de tempérer une telle idée du fait d’avoir découvert ce soir les connections invisibles entre bon nombre de morceaux récents et une approche lyrique. Je reste malgré tout déçu, car ce point-ci aurait pu encore plus augmenter le niveau de la prestation.

Ce set à l’opéra d’Oslo nous aura présenté en avant-première 5 titres du nouvel opus éponyme (je ne compte pas Voice of Shadows qui avait notamment été joué lors du Inferno Festival de 2013). Je comprends aujourd’hui pourquoi ce concert-ci aura introduit l’album éponyme, car en entendant de telles interprétations il parait évident que Satyr avait déjà un chœur en tête lorsqu’il a composé les nouveaux morceaux (ce que nous entendons d’ailleurs sobrement sur album, notamment sur Nocturnal Flare). Ainsi, écouter cet opus est aujourd’hui indissociable de cette prestation d’Oslo, comme s’il s’agissait de deux faces d’une même pièce. J’y reviendrais d’ailleurs dans une chronique à venir…

Cette prestation du 8 septembre 2013 marque selon moi pour Satyricon l’entrée dans une nouvelle ère de son histoire, et les futurs albums du groupe me donneront ou non raison à ce sujet, mais tel est mon ressenti. En tous les cas, ce concert exceptionnel se doit d’avoir un sens symbolique pour le groupe. Ainsi, si vous vouliez savoir ce qu’est Satyricon aujourd’hui, il fallait être là, dans cet opéra paré de noirceur le temps d’une grandiose nuit…


Satyricon (med Operakoret) @ Den Norske Opera & Ballett Hovedscenen, Oslo, Norvège 08/09/2013


Set-list Satyricon :

Intro
1) Voice of shadows
2) Now, Diabolical
3) Repined bastard nation
4) Our world, it rumbles tonight
5) Nocturnal flare
6) Die by my hand
7) Tro og Kraft
8) Phoenix
9) Den Siste
10) The infinity of time and space
11) To the mountains


Encore (1) :

12) The pentagram burns
13) Mother North


Encore (2) :

14) K.I.N.G.


Satyricon (med Operakoret) @ Den Norske Opera & Ballett Hovedscenen, Oslo, Norvège 08/09/2013




Chapitre 2 : The past from Norwegian Black Metal…

La nuit suivant ce concert de Satyricon fut elle aussi magique, portée par de puissantes envolées en souvenirs... Ce qui se profilait comme étant une ouverture vers un futur naissant du black métal norvégien provoquait chez moi le désir de le lier à ses propres racines, d’en revenir à la noire source. C’est ainsi que votre serviteur, sa Fée de Sang et Bloodhound s’en allèrent le lendemain dans les rues d’Oslo en quête d’un lieu hautement symbolique…

Je vous parlais il y a quelques mois de cela du Neseblod, au travers la chronique d’un objet rarissime acquis là-bas (http://www.psychopathia-melomania.com/2013/08/carpathian-forest-violence-is-fashion.html), dans ses anciens locaux. Mais aujourd’hui, l’illustre enseigne a récupéré ceux d’une ancienne encore plus illustre, faisant partie intégrante de la fondation du black métal norvégien : le Helvete.




Ainsi, le lieu où Euronymous a façonné de ses doigts malins un des genres musicaux les plus racés au monde est actuellement réinvesti par ceux qui en possédaient déjà la quasi intégralité du patrimoine (je vous reporte à la fameuse chronique mentionnée plus haut)… n’y manquant plus que le lieu ! La carence ainsi comblée, nous pûmes échanger quelque peu avec le maître des lieux, lui demandant s’il était possible d’avoir accès à la fameuse cave… ce qu’il nous autorisa. C’est en frémissant que je descendis ces quelques marches pour atteindre les Enfers, rêvant de croiser le Malin au détour d’une pierre…




C’est avec beaucoup d’émotion que je foulais ce sol noir, imbibé de souvenirs qui ont construit l’histoire d’un genre et marqué l’esprit de tant de mélomanes. Glauque et inaccueillante au possible, je ne fus pas déçu. Le point culminant et final de la visite fut bien entendu cette petite salle situé dans le fond, avec cette inscription si symbolique, où ont conspiré les fleurons du black métal norvégien.




Après avoir signé le livre d’or mis à la disposition par le maître des lieux, je quitta le sombre endroit et ne cessait de réfléchir à ces deux journées successives, où je fus porté parallèlement vers le passé et vers le futur du black métal norvégien.

Et la connexion m’a semblé évidente, constitué d’un fil noir évoluant à travers les âges mais toujours porteur d’une force invisible mais palpable…


Novembre 2013/Janvier 2014,
Rédigé par Vlad Tepes
.










Satyricon (med Operakoret)

From the past… to the sky !

(by Vlad Tepes)




"Satyricon" tour
Moment : 08/09/13.
Location : Den Norske Opera & Ballett Hovedscenen (Oslo, Norway).



Satyricon (med Operakoret) @ Den Norske Opera & Ballett Hovedscenen, Oslo, Norway 08/09/2013


Bands :
Satyricon   Helvete

Two years… two very long years since my last pilgrimage in Norway, two years haunted by the nostalgia of gigantic relief and coal’s notes. Because when you’ve taste to such geographic beverage, it stands impossible to live without it in short-term.




Chapter 1 : The future of Norwegian Black Metal… 

Satyricon_logo

Fortunately, 2013 came to bring me an irresistible constraint that I couldn’t avoid for sure : controversial Satyricon decided to invest the national opera from Oslo to create an outstanding show, attended by the Norwegian national choir.

Some years ago, the band already experienced to play with a complete orchestra for the Gjallarhorn show in Oslo in November 2006. But here, for the Ultima Oslo Contemporary Music festival, the ambition seemed very different, so concentrate upon the vocal aspect, which appeared intriguing and much more attractive to me. And when I saw that the show was occurring the day before the release of the eponymous new album, fantasies were going strong to imagine the link between such a show and "Satyricon". From that, which content would reveal this album ? All my hopes were going to a split with the two more recent albums from Satyricon

It was out of the question to miss such opportunity, which could never happen again. In this respect, I considered this Satyricon show at the same level as the one from Enslaved at the Hole in the Sky from 2009. So the issue was huge ! So we left with my Fairy of Blood and Bloodhound for an ambitious trip in Oslo…


After lots of pitfalls, this show from Satyricon was a worthy reward. All our troubles were forgotten when we entered the Oslo opera, full of people dressed in black and who didn’t seem to be familiar with the place. So it was funny to see some black metal fans that had done some clothing effort, along with some classical opera amateurs.
Here we are : we are cosily settled in to dive into an atypical show. The lights are turning off…


Voice of shadows came to introduce the ceremony, Frost’s rapping appearing perfect to put us into the atmosphere. Slowly, the serpentine climate drew its space. Suddenly the drapery fell to let us see the grandeur of the choir, raising my hackles. Because the vision was very impressive, and I think I’ll remember it until the day I die.




From the basement of the scene, a first trapdoor made rise to one of the greatest drummer of the world, Frost. Then a second trapdoor showed Satyr, attended by his guitar. I felt an emotional levying inside the opera, with this Voice of shadows so perfect to illustrate some shape of grandeur, in total balance with this incredible night.

While the choir remained unresolved during powerful seconds, the first track of the night was Now, Diabolical (non-instrumental in fact). I’m speaking about surprise because I thought that this kind of track didn’t fit with such a lyrical exercise… and yet !




I was going from surprise to surprise, because on one hand I eructed the chorus like a decent sort (and it didn’t happen for years to be honest). In other hand, the choir brought something very interesting to the track, performing through little touches. So we can say that this version of Now, Diabolical was the best I’ve ever heard from lots of shows from the band, and it is evident it’ll stay it forever. Who could ever believe that one day I would qualify this track as kicky : no one I think !

Still on an aggressive attitude, Satyricon picked up a track from the impressive "Volcano", with the unstoppable Repined Bastard Nation. Here the choir was a little bit in retreat, in comparison with Now, Diabolical.




So (and despite my passion for the "Volcano" album), I found that this track was dispensable inside the setlist from tonight. But don’t misinterpret my words, it was with a lot of pleasure that I headbangued on this track !

The time has come to present the new album of the band, "Satyricon", with a huge impatience. It was the dynamic Our world, it rumbles tonight that commenced hostilities (here performed for the very first time live on stage !).




In opposition with a lot of people considering this track as too direct, I see it much more atmospheric, somehow contemplative. Like I was hoping it, the choir livened up and enriched the composition, with little touches but sometimes with a pertinent intensity. So, the track succeeded in acquiring some kind of gentry in a performance as accurate as cautious.

The take-off was thrown and the new album followed its way : I discovered Nocturnal flare. I was immediately won over by its blackened atmosphere and its resolute walk, showing a new side of Satyricon.




And what can we say about the choir’s intervention, defending the structure of the composition, then to offer a stunning finale alla cappella ! In fact, this superb conclusion seems to show us that "Satyricon" could have been written with such take-off elaborated into Satyr’s mind…

The atmosphere became darker with the first notes of Die by my hand, leaned by a virulent and bluffing choir. All my hackles arose without warning ! In fact, this performance of Die by my hand conquered me, bringing me the illusion that the choir was part of the original composition.




The aggressiveness of the studio version was right here enhanced, amplified to deliver a fire that no one could stop. So the potential carried by Die by my hand was here revealed to the world, and I think that everyone inside the opera was brought down by the power of the moment, offering a black metallic essence to this piece (somehow Wagnerian I would say). Unbelievable !!

After such bloody killing, Satyricon chose a more atmospheric side, offering us a new piece of the last album : Tro og Kraft. Outstandingly "black metal" in its expression, the whole thing appeared like a more calm and groundbreaking expression of the black art of the Norwegians.




There is no doubt that the band still performs Norwegian black metal, but under a reinvented form. The second part of the track permitted the choir to draw a lyrical backdrop, like a bracket of light within this serene darkness. The vocals from Satyr and from the choir joined together, incredible and coherent unity within this track. Once more, I was very surprised !

At that moment of the show, one guest came on stage, Sivert Høyem : while the choir shivered in its entirety, the Phoenix took off… Like you could expect, it was very surprising once more, on one hand because of the nature of the composition (totally unprecedented on a stylistic level for Satyricon) and in other hand with all the space took by the choir.




Indeed, he spread out on every chorus (in a similar posture of Die by my hand, but into a very different world). And what an overwhelming break where we assisted to a dialog between the feminine and masculine solos, lyrical peak bringing a huge sweep to the track. This Phoenix served as a break in the show, clearly contrasting with the other compositions. However, it was a luxurious break that was offered to us, elaborated and delectable. Superb…

The darkness came once more with the stabbing Den Siste… and once more we assisted to a powerful performance of the choir, reminding us Die by my hand : the choir seemed to be a part of the original composition, bringing an incredible power to the track, sounding like one.




It led me to question myself on the way of listening to "The age of Nero", appearing much more noble and big than it seemed. In all cases, I was very surprised by the incredible cohesion expressed between the tracks from this album and the national choir of Norway.

The atmosphere changed completely with the new piece that is The infinity of time and space. And we can say that the atmosphere established itself from the first notes, like a take-off already started. Magic seized me, like carried by a powerful wave.




Pretty discreet at first sight, despite everything the choir supported the first part of the composition. About the second one, it took a more consequent sweep with gigantic parts, rewarding us with a final alla cappella even more beautiful than the one on Nocturnal flare. Like never before I shivered during this long piece, which will become a track just as cult as Mother North. Some of you will maybe think that I’m going ahead saying such thing ; however the pulled out grandeur is equally powerful in these two tracks, and the performance from Oslo was the best display of that.

Barely deferred by the highest moment of the show until now, I didn’t had the time to breathe out because came to my ears To the Mountains : what a tremendous sequence ! After a classical introduction, the choir took off to be as one along with the composition (as I could expect).




At that moment the most impressive aspect was the feminine soarings, with a remarkable power (especially during the finale alla cappella). Even if this performance was stunning, I was less stupefied because of the preceding grandeur of The infinity of time and space

We arrived to a well-deserved break, before the return of the choir to introduce again Satyricon : The Pentagram Burns.




Not much lover of the album from which it came from, despite everything I must admit that this performance was excellent, with once again a choir totally in harmony with such exercise, even sometimes decadent !

I think I shivered when I heard the guitar resonating for the next song. The North is coming and the least I could say is that it comes dressed with its more beautiful finery : Mother North. Will the so wished performance happen ?




… yes, it happened, in particular during the mid-tempo passing where the choir was splendid. In all honesty, we felt like assisting to a performance of the national anthem of Norway !! However, I would imagine that the choir could have been much more highlighted for this Mother North, appearing maybe a little bit less improved in comparison with other tracks of the set. Despite everything, it removes nothing to the outstanding aspects of such a moment…

I thought that the show was over, and not at all ! Satyricon decided to offer us a second curtain call, which led me to skepticiscm (reminding me the Hellfest 2012…). And like the festival I’ve just mentioned, K.I.N.G. followed the mythical Mother North (which I’ll never understand).




Although it is the best performance of K.I.N.G. of all times, it was the only deception of the night. According to me, closing a Satyricon show by such a track is a pure lack of taste. It is a shame for me to live such deception at the very end of the show. Why anything can be absolutely perfect in this world ??...


As you’ve already understood, despite the last track of the set, this Satyricon show was the best I’ve ever experienced, and I think now that it’ll be very difficult to see them on stage in more classical conditions (and that’s why I’ve boycotted in a way the French dates of this tour). The contribution of the choir was considerable, giving a whole new dimension to the art of the band. However, we can regret that 3 entire albums have been forgotten into the set ("Dark Medieval Times", "The Shadowthrone" & "Rebel Extravaganza"). The most unbelievable thing is the total absence of the first two albums, because its compositions seemed perfect for such a stylistic exercise. Despite everything I must soothe such an idea after discovering tonight the invisible connections between lots of recent tracks and a lyrical approach. But I remain disappointed, because this particular point could have increased the level of the performance.

This set inside the Oslo opera presented us a preview of 5 tracks of the new album (I’m not including Voice of Shadows which was played during the Inferno Festival of 2013). Now I understand why this particular show introduced the eponymous album, because whilst hearing such performances it seems evident that Satyr had already a choir inside his head during the writing of the new songs (which we can soberly hear on the studio versions, especially on Nocturnal Flare). So, listening to this album is today inseparable from the performance in Oslo, like it was two sides of the same coin. I’ll come back to such an idea inside a later review…

According to me, this performance of the 8 of September 2013 is marking for Satyricon the dawning of a new age in its history, and it is clearly what I feel about it. In all cases, this exceptional show must have a symbolic meaning for the band. So, if you wanted to know what stands Satyricon today, you  should have been here, in this opera dressed in black during one only and spectacular night…


Satyricon (med Operakoret) @ Den Norske Opera & Ballett Hovedscenen, Oslo, Norway 08/09/2013


Set-list Satyricon :

Introduction
1) Voice of shadows
2) Now, Diabolical
3) Repined bastard nation
4) Our world, it rumbles tonight
5) Nocturnal flare
6) Die by my hand
7) Tro og Kraft
8) Phoenix
9) Den Siste
10) The infinity of time and space
11) To the mountains


Encore (1) :

12) The pentagram burns
13) Mother North


Encore (2) :

14) K.I.N.G.


Satyricon (med Operakoret) @ Den Norske Opera & Ballett Hovedscenen, Oslo, Norway 08/09/2013




Chapter 2 : The past from Norwegian Black Metal…

The night following this Satyricon show was magical too, led by powerful takes-off in memories… Which seemed to be an opening to a new birth of Norwegian Black Metal provoked inside of me the desire to link it to its own roots, to come back to the black origin. So that’s how your servant, his Fairy of Blood and Bloodhound were running away the day after into some streets of Oslo searching for a location highly symbolic…

Some months ago, I was talking you about the Neseblod, through the review of a very rare item bought there (http://www.psychopathia-melomania.com/2013/08/carpathian-forest-violence-is-fashion.html#A), in its olden premises. But today the renowned emblem recovered the ones from an ancient one even more renowned, that took a part in the founding of Norwegian Black Metal : the Helvete.




So the location where Euronymous built with his malevolent fingers one of the most distinguished musical genres of the world is now invested again by the ones that already possessed almost its wholeness (you can read the review I’ve just mentioned in relation of this idea)… just missing the location ! Once the deficiency filled in, we had a verbal exchange with the current owner, asking him if it was possible to have access to the renowned basement… which he authorizes us. So I trembled when I descended these few steps to reach Hell, dreaming to bump into the Devil in the course of some stone…




This is with lots of emotions that I trod upon this black ground, soaked with memories that have build the history of a genre and marked the mind of so much melomaniacs. Shady and unwelcoming, I wasn’t disappointed. The highest and final point of the visit was of course this little room located in the back, with its so symbolic writing, where have conspired the jewels of Norwegian Black Metal.




After signing the visitor’s book, I left the dark place and was constantly thinking to these two days, where I was alongside carried to the past and to the future of Norwegian Black Metal.

And the connection seemed evident to me, built with a black string evolving through ages but still supporting an invisible but obvious force…


November 2013/January 2014,Written & translated by Vlad Tepes.






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