lundi 16 décembre 2013

Lyncelia - "Assigned, for Disillusion" (2013)


(Par Vivine Lilith)


Parution : Format : Label : Univers : Pays :
11 mars 2013 LP Auto-production Cold Wave Gothic France


Lyncelia - Assigned, for Disillusion (2013)
Track-list :

1) Linxya
2) Blondestar
3) Distained Perfection
4) Unveiled Illusion
5) Promised to Failure
6) Assigned, for Disillusion
7) Lovely Girl
8) Rose
9) Reality Dream
10) Strain
11) Phenixia

Bonus-track :
Strain (sexified version)





Lyncelia - "Assigned, for Disillusion" (2013)


Line-up de l'album :

Mr(s) Total(e) : Vocaux, guitares, synthétiseur,
boite à rythmes.
Mrs Claudia : Basse.

Membres additionnels :

Aucun.





Illusions... Désillusions,  assumées ...

Mes très chers, je souhaiterais cette fois-ci rédiger une chronique musicalement différente de ce que je peux écouter très quotidiennement... C’est un groupe que j’affectionne particulièrement puisque j’en ressens une multitude d’émotions changeantes au fur et à mesure que je l’écoute...

Laissez-moi vous présenter Lyncelia... Ce mot est doux et féminin. Je laisse vos esprits, tout comme le mien, voguer aux sons de ces syllabes scintillantes pour imaginer que, peut-être est-ce là le prénom d’une ravissante demoiselle, telle cette élégante blonde au regard triste et pensant, figurant sur leur pochette...
Ce groupe a sorti en 2010 "Lovelorn" enregistré seul par Total(e) ; ainsi qu’en 2011, "Couleur Gainsbourg – Tribute compilation". Je ne peux mieux résumer l’état d’esprit de Lyncelia, qu’à travers la phase de Total(e) : « Lyncelia représente une immersion dans une musique froide, profonde et mélancolique proche des sonorités 80’s tout en restant résolument moderne ».

Il est clair que l’arrivée de Claudia à la basse en 2010 a augmenté le potentiel de ce groupe en ce qui concerne la puissance et la gravité des sonorités désirées, rejoignant donc la mélancolie profonde. Je cite : « Cet album vous emmènera dans notre univers aux thèmes empreints de mystère, de beauté, de féminité et de lyrisme. »


Lyncelia_logo



Vous l’aurez deviné en en suivant mes chroniques je pense, que ce genre musical n’est pas mon préféré ! Mais je dois avouer qu’à la première écoute, j’ai été absorbée par les sons. Ce second opus m’attire de par son premier titre qu’est Linxya. Voilà que dans mes ouïes, ô combien sensibles, se lève le souffle léger et doux du vent ; suivi de notes de synthé bien graves à mon sens... La cadence s’installe petit à petit pour mieux pénétrer mes veines. Cette voix féminine en fond m’invite à rejoindre ce groupe qui n’en est plus à son premier concert sur Paris.

Lyncelia m’entraîne sur les ondes électroniques subtiles. Les échos de vocalises de Total(e) sont charmants. Je trouve une harmonie mélancolique et une intensité légèrement sensuelle sur ces deux premiers morceaux  que sont Linxya et Blondestar.






Tendez l’oreille sur Distained Perfection, et laissez-vous submerger par cette triste langueur. N’entendez-vous point les douleurs profondes chantées et criées en écho ? Cette voix masculine, chaude, presque ralentie de par le désespoir qu’elle dégage, me donne l’impression d’un cri de sombre errance... Mais après quoi peut-il courir indéfiniment ? Quel est ce mal-être qui le ronge ? Et vous quelles sont vos désillusions mes très chers ... ?




Le quatrième titre Unveiled Illusion me plaît beaucoup car il me lance un clin d’œil d’optimisme. Ce tourbillon très rythmé, qui se calme malgré tout à la fin pour mieux se relancer, me fait perdre la tête et m’invite à me battre sans relâche ; quoiqu’il arrive le désespoir et la tristesse font place à la rage et à l’envie de vaincre me semble-t-il ...



Promised to Failure m’envoûte de part cette harmonie lente des notes de synthé et sa guitare presque stridente. Et toujours cette voix charmeuse et sensuelle « Please love me... », une petite touche de blues triste...



Lyncelia
 Lyncelia


Assigned, for Disillusion nous balade dans les errances noires de nos erreurs sentimentales. La puissance des mots me révèle une sensibilité désespérante... C’est un vrai cocktail d’émotions, de sensibilité à fleur de peau que révèle ce second opus. Il est plus travaillé, et la passion de Total(e) se ressent plus encore. Ces échos troublants, sans être dérangeants, sont déchirants dans cette sombre vie matérialiste... Pourquoi paraître, alors qu’il suffit d’être ? ...

Pour moi la plus sombre et la plus douce est sans conteste Reality Dream, quand les chants disparaissent, les airs de blues m’apparaissent délicats... Le chant presque parlé de Total(e) au début, me fait penser à une prière personnelle intime... Sa douleur semble palpable, son cœur saigne lentement...

Totalement envoûtée par son dernier titre qu’est Strain (sexified version), il est sensuellement mélancolique et m’interpelle. Je le préfère à la version simple d’ailleurs.


Cet album est parfaitement sensible et profondément triste malgré les harmonies semblables,  soutenues et dynamiques. C’est avec une grande et réelle sincérité que je suis partagée entre autant d’émotions et de sentiments. Je me laisse transporter dans ce monde surréaliste qu’est Lyncelia, et je pourrais presque m’y perdre... « Vouloir la rejoindre ... Sans jamais parvenir à l’atteindre ... S’abandonner au désespoir et à la désillusion ... Frustrations et promesses futiles ... ».


Lyncelia



Août/Septembre 2013,
Rédigée par Vivine Lilith.



Sources :


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