vendredi 15 février 2013

Yayla - "Nihaihayat" (2013)


(Par Gwenn)


Parution : Format : Label : Univers : Pays :
21 Janvier 2013 LP Merdumgiriz Black Metal Dépressif Turquie


Yayla - Nihaihayat (2013)
Track-list :



Line-up de l'album :

Emir Togrul : Multi instrumentiste.

Membres additionnels :

Aucun.



La Turquie ne regorge pas de groupes de Black Metal. Ilkim Oulanem en est le représentant le plus populaire mais on trouve dans le genre Dépressif des One-Man-Band comme Ezayah, Valefor et Zenith Maudlin, tous trois réunis sur un Split (Exterminal Production) édité à 80 copies, "Passage of The Dark Side". Emir Togrul, en activité avec Yayla depuis 2007, en est le multi-instrumentiste. "Nihaihayat" est son quatrième opus et voit le jour le 21 Janvier 2013 sur le label Merdumgiriz tenu dans les propres mains d’Emir Togrul.

La pochette s’inscrit dans une démarche artistique cohérente, et surtout peinte à la main par l’auteur qui s’avère être non seulement musicien mais artiste peintre. On y voit un temple blanc plongé en arrière-plan comme dans un mirage étrange. Les premiers plans sont un enchaînement de montagnes aux allures impénétrables.



Musicalement l’album se décline en cinq titres d’environ dix minutes, respectant les codes du Black Metal dépressif, et le minimalisme reste de rigueur chez Yayla. Les rythmiques doom, fracturées, ambiantes et lourdes construisent toute l’originalité du projet.

Integumental Grasp sonne de manière précieuse et contraste fortement avec Through the Sigil of Hate qui suivra. L’auditeur plonge dans une ambiance plus mélancolique que malsaine, un peu à l’image d’un cauchemar glauque qui se terminerait dans un demi-sommeil torturé.

Through the Sigil of Hate est un concentré de Black Metal rapide à l’apparence mâchée. La voix qui en ressort rappellerait presque certaines éructations à la Beherit. La batterie dépressive se met en place au bout d’une minute et le titre s’étendra dans quelques variations de riffs intéressantes quand on pose une oreille attentive dessus, pour plonger immédiatement dans l’aspect ambiant que l’artiste veut partager. Voix parlées, criées, tempos changeants, nul besoin de basse à mon goût (certains avis semblent déplorer ce manque), le titre est assez complet.

Immortalizing the Nine est un long voyage dans les terres de l’Imaginaire. D’attaque plus douce que son frère précédent, la torpeur qui envahit l’auditeur se fait automatiquement plus pesante, puis se ponctue de passages répétitifs plus hachés mais toujours dans un esprit de recherche quasi expérimentale. Véritable crescendo à écouter de manière assez forte et exclusive, ce titre est une réussite qui reste assez longuement en tête une fois terminé.

Disguises of Evil est le titre le plus long et le plus complexe. L’ouverture à l’écoute étant forgée par les titres précédents, l’artiste peut se permettre quelques décalages et détails supplémentaires qui auraient peut-être été inaudibles « à froid ». Ici, règne une ambiance aux effets très « Burzumiens » (si je puis me permettre), dans la longueur et cette rythmique entêtante.

In senility viendra fermer l’opus avec douceur et la délicatesse de l’ouverture. Cela renforce la facette de poésie que renferme cet album de toute beauté qui me fait dire que le Black Metal est si riche que, même dans les profondeurs du genre Dépressif, on y trouve des créatures abyssales, fascinantes et multi culturelles.


Février 2013,
Rédigée par Gwenn.



Yayla


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Où se procurer l’objet ?

Merdumgiriz



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