dimanche 16 décembre 2012

Bethlehem / Secrets of the Moon / Dordeduh - Live (Belgique) 30/09/2012



Bethlehem / Secrets of the Moon / Dordeduh

Les tortures du Démon…

(par Vlad Tepes)




"The Devil’s asylum" tour.
Moment : 30/09/12.
Lieu : Jeugdhuis Comma (Bruges, Belgique).



Bethlehem + Secrets of the Moon + Dordeduh + Gorath + Mourning Dawn @ Jeugdhuis Comma, Bruges (Belgique) 30/09/2012



Version anglaise/english version



Groupes :

 Mourning Dawn Gorath   Dordeduh
 Secrets of the Moon  Bethlehem



Nous sommes un dimanche plutôt ensoleillé et je m’apprête à quitter ce trop-plein de bonheur en me dirigeant vers la Belgique. En la cité de Bruges s’annonce une sinistre journée pour me permettre de fuir un soleil que je perçois comme malveillant.

Arrivé à Bruges, il fallut s’orienter dans un endroit aux apparences désaffectées pour trouver le Comma, salle dont le nom demeure tout ce qu’il y a de plus cohérent avec l’affiche proposée. En effet, ce sont les mythiques Bethlehem qui viennent torturer ce soir-là le peuple belge, accompagnés par une troupe d’ennemis du soleil (à une exception près, et je pense à Dordeduh).

Je pénètre dans une sobre et sombre salle, attendant la venue du malaise mélomaniaque…





Mourning Dawn_logo


La journée commence pour moi par les français de Mourning Dawn, qu’il m’a déjà été donné de voir à plusieurs reprises sur scène. Je partais avec quelque appréhension, du fait de ne pas être au départ grand amateur de leur dark métal.


Laurent "Pokemonslaughter" (Mourning Dawn)

Vincent "Toxine" (Mourning Dawn)


Le groupe apparut très décontracté dès leur arrivée (peut-être trop ?) et enchaîna d’assez longues pièces sur scène. Pour moi, le show se sera découpé en deux temps. Le premier temps m’aura laissé dans une posture assez clinique, soit franchement hermétique à l’univers développé. Puis dans un second temps, des éléments ont capté mon attention ci et là, notamment dans la tristesse des mélodies. Et ceci est la première fois les concernant, où d’habitude je reste totalement extérieur au concert dans sa totalité.


Fabien Longeot (Mourning Dawn)

Fabien Longeot (Mourning Dawn)


A mon sens, Mourning Dawn semble s’éloigner de ses influences premières (Bethlehem en tête de file) et présente une musique plus digérée à ce niveau. Le troisième album à venir sera à mon avis relativement inédit dans l’approche, du moins c’est ce qui semble transparaitre du concert de ce soir.







Gorath_logo


Prenant la suite des franciliens, j’avoue avoir eu quelque appréhension avant l’arrivée des black métalleux de Gorath. En effet, j’avoue avoir entendu des discours assez négatifs à leur encontre lors du Metal Méan Festival (Lire le live-report juste-ici) de cette année. N’ayant pu me faire une idée du groupe à ce moment-là et recherchant inlassablement à me forger ma propre opinion, l’occasion m’en étant donnée en ce 30 septembre…


Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)


Leur présentation scénique allait dans le sens d’une approche occulte et foncièrement black métallique, ne serait-ce que dans l’attitude. En effet, malgré une courtoisie apparente, peu de contact a été noué avec le public, donnant un aspect théâtral au moment (ce qui est loin de me déplaire). Par ailleurs, entre chaque morceau nous pouvions entendre des interludes (me rappelant la démarche de Marduk dans sa toute dernière configuration live), permettant de maintenir un climat sombre durant tout le set.


Raf Meukens (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Bart Put (Gorath)


Musicalement, Gorath a présenté un black métal assez intense, avec très peu de temps morts. Farouchement convaincus de leurs compositions, j’avoue avoir eu malgré tout un peu de mal à entrer dans les morceaux, ce qui se résorbera au bout de quelques morceaux. Sans avoir été totalement conquis par ce concert, je ne peux que reconnaître à Gorath un black métal qui leur correspond, assez personnel au final. Je me dois également de souligner le sérieux dont ils ont su faire preuve, délivrant un set de qualité à une audience plutôt réceptive.


Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)


Ce soir-là, j’aurai encore entendu quelque opinion négative à leur égard, ce que je ne partage pas du tout. Car personnellement Gorath m’aura fait passer un bon moment, où obscurité (ou devrais-je dire obscurantisme…) et symbolisme furent de mise. Et n’est-ce pas déjà beaucoup dans un genre musical aussi saturé que le black métal ? De plus, il m’est assez difficile de rapprocher la musique de Gorath d’autres formations, ce que je considère comme éminemment positif en termes d’originalité de la démarche.







Dordeduh_logo


Qui de mieux que Vlad Tepes pour faire le live-report de Dordeduh ? Je crois que nous étions prédestinés à nous re-rencontrer…

Blague à part, le moment était venu en cette soirée de relâcher le climat avec les roumains de Dordeduh. Déjà vu en live lors de la cinquième édition du Cernunnos en janvier 2011 (Lire le live-report juste-ici), je restai curieux de pouvoir à nouveau me laisser transporter par leur musique atmosphérique, propice au voyage.


Flavius Misarăş (Dordeduh)

Hupogrammos (Dordeduh)

Sol Faur (Dordeduh)


Le temps fut excessivement long avant que le show débute, du fait d’une sonorisation manifestement difficile voire chaotique. Sans rentrer dans les détails, il y avait de quoi être inquiet sur le rendu du concert à venir, d’autant que la musique des roumains exige une particulière finesse.


Malgré ses quelques complications premières, Dordeduh démarrera son show avec Dojană, armés de leur traditionnel tulnic ainsi que de leur toacă Vous pouvez d’ailleurs vous laisser transporter sur cette vidéo mienne :




Après cette introduction des plus convaincantes et captivantes, le groupe enchaînera sur le long pavé qu’est Zuh, dont vous pouvez également vous délecter juste ici :




Ce morceau permettra de constater tous les contrastes de la musique de Dordeduh, passant allègrement d’une sombre folk à un black métal haineux (mais non pour autant dépourvu de finesse). Tout est apparu bien en place, que ce soit vocalement parlant où hargne flirta avec apaisement ; tout comme des guitares sachant tour à tour exprimer délicatesse et rage appuyée.

Le reste du concert sera à cette image, soit une terre de contrastes. D’ailleurs, il serait par exemple incroyablement réducteur de les qualifier de "black pagan", car Dordeduh se situe bien au-delà de cette étiquette. Leur approche demeure fondamentalement folk, avec le désir d’exprimer une musique à la fois traditionnelle et moderne (même si le premier aspect demeure nettement prédominant). Il s’agit donc bel et bien de "terre" dans la musique des roumains, ce que ce concert aura permis de mettre en valeur.


Hupogrammos (Dordeduh)

Sol Faur (Dordeduh)

Flavius Misarăş (Dordeduh)


Sans vouloir faire de comparaison discourtoise, sur scène Dordeduh est bien plus convaincant et inspiré que l’actuel Negură Bunget, sans l’ombre d’un doute. Et pourtant je ne saurais pas le définir de manière subjective. Toutefois, il est clair que le souffle de Dordeduh est puissant, alors que celui que je ressens de Negură Bunget demeure morne. Cela n’explique-t-il pas d’ailleurs la scission du Negură Bunget originel ?

Malgré leur place plutôt atypique sur l’affiche de ce "Devil’s Asylum tour" (leur musique apparaissant moins obscure que celle des autres groupes), Dordeduh aura su défendre son art de très belle manière, avec sincérité et assurance. Je ne peux qu’ainsi vous conseiller très fortement le tout premier opus venant de paraître, "Dar de Duh" (Prophecy Productions, 2012), captivant...







Secrets of the Moon_logo


Retour à la noirceur avec les allemands de Secrets of the Moon, qui était manifestement le groupe le plus attendu ce soir-là. Connaissant assez peu leur discographie, j’ai toujours été interpellé et assez captivé par le peu d’éléments que j’ai pu glaner d’eux (notamment le superbe "Privilegivm" ; Prophecy Productions, 2009), ce qui fut accentué par la toute fin de prestation que j’ai pu voir au Hole in the Sky de 2010 (à Bergen).


Naamah Ash (Secrets of the Moon)

Naamah Ash (Secrets of the Moon)

sG (Secrets of the Moon)


Secrets of the Moon brillera ce soir-là sous un déluge continu de fumigènes, offrant un véritable cauchemar quasi digne d’Immortal pour les photographes présents. Il me semble que le but était de créer un climat flou et brumeux, ce que le groupe aura parfaitement réussi. Là aussi, nous avions affaire à un groupe sincère et convaincu de son art. Nous pouvions sentir que ce mysticisme constituait véritablement une part d’eux-mêmes.

J’avoue avoir été particulièrement touché par la voix de la nouvelle bassiste Naamah Ash, oscillant avec brio entre grâce et rage. Elle aura permis de compléter à merveille l’agressivité de celle de sG.


Naamah Ash (Secrets of the Moon)

sG (Secrets of the Moon)

Naamah Ash (Secrets of the Moon)


J’avoue n’avoir pas grande critique négative à émettre sur un tel concert, car tout fut senti comme il se doit et ce à tous les niveaux. Malgré l’apparat, Secrets of the Moon a rejoint sur de nombreux points la prestation de Dordeduh, à la fois dans la sincérité de la démarche autant que dans la finesse de leur musique.





Secrets of the Moon : set-list @ Jeugdhuis Comma, Bruges (Belgique) 30/09/2012
Set-list Secrets of the Moon :

1) Blood into wine
2) Seraphim is dead
3) Serpent messiah
4) Lucifer speaks
5) Nyx
5) Sheperd
7) The three beggars





Bethlehem_logo


C’est avec un mélange d’excitation débordante et d’appréhension négative que j’attendais de pied ferme les mythiques Bethlehem. Car le groupe est une institution à mes yeux, ayant influencé à la fois la scène doom extrême ainsi que bon nombre de formations black métalliques.

Ayant quelque peu décroché de leur parcours suite à l’intervention de Niklas Kvarforth (du Shining suédois), je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre en termes d’exécution, notamment des plus vieilles pièces de leur discographie. Le point crucial était pour moi le chant, les plus grandes pièces de Bethlehem s’étant toujours distinguées par des chants atypiques. Et ne connaissant pas le nouveau vocaliste, mon appréhension était bien présente.

Bethlehem entamait ici la toute première tournée de son histoire (ce qui n’est pas sans rappeler la récente démarche d’Empyrium).


Rogier Droog (Bethlehem)

Florian "Torturer" Klein & Jürgen Bartsch (Bethlehem)


Les premières notes de ce concert apparaîtront comme charbonnées dès que résonna The 11th commandment, provoquant un bond en arrière vers l’introduction du cultissime "Dark Metal" (1994, Adipocere Records). Mon esprit fut surpris d’entendre pour la toute première fois ce pan du métal sombre sur scène… enfin ! Ma nuque ne put s’empêcher de donner tout ce qu’elle avait, accompagnée par celle de fous-furieux du premier rang, que ce soit dans les passages rapides sans oublier les doomesques rythmiques.

Mais n’entends-je pas une basse qui rugit dans un coin sombre ? Car ne lâchant pas "Dark Metal", Bethlehem récidiva avec Vargtimmen ! Plus apaisée, ma nuque n’en a pas moins souffert au son de cette lancinante symphonie.


Rogier Droog (Bethlehem)

Rogier Droog (Bethlehem)


Nous nous retrouvons ensuite deux albums plus tard avec Durch befleckte Berührung meiner Nemesis (issu de "S.U.I.Z.I.D." ; 1998, Red Stream Inc.) : autant dire que le moment est culte ! Rogier s’exprima dans un registre moins criard que celui de Marco Kehren, mais avec malgré tout une véritable hargne. En effet, le sieur hurla tout ce qu’il pouvait, c’est évident.

Après cette suicidaire ballade, le moment vint de laisser libre court à la plus pure violence, où s’enchainèrent deux titres du non-moins cultissime "Dictius Te Necare" (1996, Red Stream Inc.) : Aphel - Die schwarze Schlange et Schatten aus der Alexander Welt. Cette partie-ci du concert consista en une véritable machine broyeuse de nuque, impitoyable. Le point le plus crucial vocalement parlant était le tout premier hurlement de ce dernier morceau, que Rogier arriva à franchir (ce qui est loin d’être une mince affaire).

A partir de ce moment, nous assisterons à une jouissive alternance entre les second et troisième opus, soit les œuvres les plus marquantes de la discographie de Bethlehem. Dans un tel climat, il n’était pas décent de résister à l’appel de ces hymnes suicidaires… et je n’opposa aucune résistance. Vint ensuite Gestern starb ich schon heute, soit cette longue plainte déchirante. Rogier usa moins de chants pleurés que nous retrouvons sur la version originale pour ici préférer un chant plus violent et direct. Quant à Verheißung - Du Krone des Todeskultes, le chant est apparu moins aigu que la version originale (tout comme pour Durch befleckte Berührung meiner Nemesis). En effet, il est excessivement compliqué de monter dans de tels sommets sans éviter de se briser définitivement la voix…

Puis nous allons retrouver un petit ovni au sein de cette set-list, Bethlehem décidant de se tourner vers son quatrième album controversé, " Schatten aus der Alexander Welt " (2001, Prophecy Productions). Je vous présente ainsi le lancinant Maschinensohn :




Vocalement, le titre fut parfait pour Rogier, que j’ai senti particulièrement à l’aise, que ce soit dans le chant agressif ou les murmures. Et la basse de Mr Bartsch achèvera l’auditeur averti sur une basse désespérée… noyant notre âme.


Rogier Droog (Bethlehem)

Jürgen Bartsch (Bethlehem)


Poursuivant dans une atmosphère des plus malsaines, Bethlehem en revint à "S.U.I.Z.I.D." avec Tote weisse Marder. J’avoue avoir été particulièrement touché par cette interprétation, assez fidèle instrumentalement parlant mais vocalement distincte. En effet, le registre usé ce soir-là apparut à priori moins nuancé (ce qui est obligatoire étant donné que Rogier ne peut pas interpréter à la fois les chants féminin et masculin de la version d’origine). Toutefois, et là encore à ma grande surprise, il s’est véritablement passé quelque chose et j’ai réussi à retrouver l’aspect maladif et insidieux de la composition. Chapeau bas !

Du sollst dich töten m’aura ensuite bien moins parcouru, notamment la partie rapide dont je n’ai pas apprécié la texture. Dommage…

Le show s’achèvera sur Tagebuch einer Totgeburt, avec sa fausse légèreté. Car c’est bien dans la torture la plus profonde que le morceau exploitera, nous laissant comme prostrés… La messe est dite.


Rogier Droog (Bethlehem)

Rogier Droog (Bethlehem)


Contrairement à ce qui est stipulé sur la set-list, le concert n’aura pas eu comme rappel Von Bittersüssem Suizid (lui préférant de loin le décalé Gar Albern Es Uns Totgebar), ce qui fut loin de me déplaire étant donné le caractère secondaire du morceau dans l’œuvre de Bethlehem.

Alors que dire et penser de ce concert de Bethlehem (et plus largement de cette première tournée du groupe) ? Le premier élément de réponse réside dans ma nuque qui fut totalement brisée, sacrément douloureuse à moyen terme ! Car soyons francs, ce moment fut absolument jouissif pour moi, de par une set-list de rêve pour tout fan de la première heure.

Ensuite se pose la question du line-up, bien différent de celui de la première période de Bethlehem (hormis la basse, cela va sans dire). La guitare et la batterie furent assez respectueuses des compositions originelles, exécutant fidèlement et assez justement ces dernières.

Le point crucial résidait dans le chant, tellement l’héritage de Rainer Landfermann, de Marco Kehren ou bien de Cathrin Campen constitue une pression monumentale sur tout vocaliste en prenant la suite. Autrement dit, qu’en est-il de Rogier Droog ? Et bien je dois avouer qu’il aura su incarner toutes les compositions de manière plus que crédible, donnant du corps même aux parties les plus torturées. Sans atteindre le degré de violence d’un Landfermann par exemple, il en aura pris la suite avec plus de sobriété tout en en conservant l’aspect torturé (sinon, nous ne parlerions plus de Bethlehem !). Je m’attendais véritablement à un échec vocal cuisant, ce qui ne fut pas du tout le cas. Et je n’aurai parié aucun centime sur un tel résultat. Je ne peux ainsi que remercier ce cher Rogier pour avoir su interpréter des pièces musicales aussi atypiques et radicales.

Au final, même si nous n’avons plus à faire avec le Bethlehem des origines, la formation actuelle arrive tout de même à faire revivre cet illustre passé, ses fondations ayant influencé tant de formations de métal extrême contemporaines. Vivement une tournée prochaine…





Bethlehem : set-list @ Jeugdhuis Comma, Bruges (Belgique) 30/09/2012
Set-list Bethlehem :

1) The 11th commandment
2) Vargtimmen
3) Durch befleckte Berührung meiner Nemesis
4) Aphel - Die schwarze Schlange
5) Schatten aus der Alexander Welt
6) Gestern starb ich schon heute
7) Verheißung - Du Krone des Todeskultes
8) Maschinensohn
9) Tote weisse Marder
10) Du sollst dich töten
11) Tagebuch einer Totgeburt



Octobre-Décembre 2012,
Rédigé par Vlad Tepes.



Bethlehem + Secrets of the Moon + Dordeduh + Gorath + Mourning Dawn @ Jeugdhuis Comma, Bruges (Belgique) 30/09/2012








Bethlehem / Secrets of the Moon / Dordeduh

Tortures of the Demon…

(By Vlad Tepes)




"The Devil’s asylum" tour.
Moment : 30/09/12.
Location : Jeugdhuis Comma (Bruges, Belgique).



Bethlehem + Secrets of the Moon + Dordeduh + Gorath + Mourning Dawn @ Jeugdhuis Comma, Bruges (Belgique) 30/09/2012



Bands :

 Mourning Dawn Gorath   Dordeduh
 Secrets of the Moon  Bethlehem



We stand in a sunny Sunday and I’m ready to leave this excess of happiness turning to Belgium. In the city of Brugge is going to happen a sinister journey that allows me to get away from a sun that feels malicious to me.

Arrived in Brugge, I had to move toward a place appearing like disused finding the Comma, hall which the name is pretty coherent with the event. Indeed, the mythical BethlehemBethlehem are going to torture tonight the Belgium people, with the company of enemies of the sun (beyond one exception, and I’m thinking to Dordeduh).

I enter a sober and dark hall, waiting for the venue of the melomaniac uneasiness…





Mourning Dawn_logo


That day starts for me with the French band Mourning Dawn, which I had already seen on stage at various occasions. I must say that I had some apprehension, because of the fact that I’m not a big enthusiast of their dark metal.


Laurent "Pokemonslaughter" (Mourning Dawn)

Vincent "Toxine" (Mourning Dawn)


The band appeared very laid-back from the start (maybe too much ?) and putted together pretty long pieces on stage. For me, the show had been cut into two times. The first time have left me in a very clinical posture, because of being closed to the universe they developed. Then, in a second time, some elements have caught my attention here and there, particularly in the sadness of the melodies. And in fact this is the first time it happens with them, where I usually stayed totally outward of the show.


Fabien Longeot (Mourning Dawn)

Fabien Longeot (Mourning Dawn)


According to me, Mourning DawnDawn seems to move away from its first musical influences (BethlehemBethlehem in very first place) and presents now a music more digested at that level. The third album to come will be according to myself pretty new in its approach, and this is what I heard on that day.







Gorath_logo


After the arrival of the frenchies, I must admit that I had some apprehension before the coming of the black metallers of Gorath. In fact, I’ve heard some negative speeches about them during the Metal Méan Festival (Read the live-report right here) this year. Because of the fact haven’t build an opinion about their music at that time and constantly searching to shape my own point of view, the opportunity was given to me on this 30 of September...


Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)


Their live presentation expressed an occult and black metallic attitude. Indeed, otherwise a manifest courtesy, just a little contact has been built up with the public, giving a theatrical dimension at the moment (which doesn’t bother me at all). Otherwise, between every track we could hear some interludes (reminding me the approach of Marduk in its very last live configuration), which retained a dark atmosphere during the entire show.


Raf Meukens (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Bart Put (Gorath)


Musically speaking, Gorath presented intense black metal, with any time-out. Fiercely convicted by their compositions, I must confess having had a few difficulties entering the tracks, which has been brought down after a few songs. Despite haven’t been captivated by the whole show, I must recognize that Gorath plays a black metal that fits them very well, very personal in fact. And I must underline too the professional attitude that the band showed to us, playing a quality set to a receptive audience.


Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)

Filip Dupont (Gorath)


That night, I’ve heard again another negative opinion about them, which I cannot share at all. Because personally Gorathoffered me a very nice moment, where darkness (or should I say obscurantism…) and symbolism were present. And isn’t it precious in a musical genre so soaked as stands black metal ? Furthermore, I can’t hardly compare the music of Gorath to other bands, which I consider as considerably positive in terms of originality.







Dordeduh_logo


Whom can be a better man than Vlad Tepes to review a show of Dordeduh ? I think that we were fated to meet again…

Time has come on that evening to calm down the atmosphere with these Romanian people. I’ve had already seen them during the fifth edition of the Cernunnos Festival in January 2011 (in Paris) (Read the live-report right here), remaining curious about letting my mind travel through their atmospheric music.


Flavius Misarăş (Dordeduh)

Hupogrammos (Dordeduh)

Sol Faur (Dordeduh)


There was a long-standing time before the show, because of some problems in the voicing. Avoiding going into too much detail, I felt a little worried about the sound result for the show to come, because their music needs some sharpness on that point.


Despite of these difficulties, Dordeduh started the show with Dojană, equipped with their traditional tulnic as their toacă. In fact, you can let your mind travel with this video from mine :




After such a convincing introduction, the band continued with the massive track Zuh, which you can see and hear right here :




This track allowed us experiencing all the contrasts of their music, from dark folk genre to hateful black metal (still very subtle). Everything appeared at its right place, talking about the vocals where spite flirted with appeasement ; as for the guitars that have been as delicate as furious.

The whole show has been in that state of mind, so a ground of contrasts. In fact, it would be too much simplistic considering them as "pagan black metal" for example, because DordeduhDordeduh stands much higher than that. Their musical approach feels deeply in folk genre, with a wish to express music both traditional and modern (even if the first aspect is predominant). So we’re really talking about "ground" in the music of these Romanian people, which that show displayed.


Hupogrammos (Dordeduh)

Sol Faur (Dordeduh)

Flavius Misarăş (Dordeduh)


Avoiding some discourteous comparison, Dordeduh on stage appears much more convincing than the actual Negură Bunget line-up, beyond doubt I must say

Despite their atypical investment on the poster (their music appears less more obscure than the other bands), Dordeduh succeeded in defending its art in the most beautiful way, with honesty and self-confidence.







Secrets of the Moon_logo


Let’s come back to darkness with the German people from Secrets of the Moon? which seemed to be the most awaited band tonight. I didn’t know very well their discography, but I’ve always been very interested and captivated by the few elements that I’ve had gleaned from them (in first place thinking to the beautiful "Privilegivm" ; Prophecy Productions, 2009), which was increased by the very end of their performance at the Hole in the Sky de 2010 (à Bergen).


Naamah Ash (Secrets of the Moon)

Naamah Ash (Secrets of the Moon)

sG (Secrets of the Moon)


Secrets of the Moon shined that night under a hail of smoke devices. It seemed to me that they aimed creating a blurred and misty atmosphere, which was totally successful. There again, we stood in front of an honest and convinced entity in its art, where we felt that this mysticism is a real part of themselves.

I must admit that I was touched by the new bass player’s voice Naamah Ash? oscillating between grace and fury with brilliance. She beautifully completed the rawness of the own of sG.


Naamah Ash (Secrets of the Moon)

sG (Secrets of the Moon)

Naamah Ash (Secrets of the Moon)


I must admit that I don’t have any critics to tell about this show, because everything felt right and accurate. In spite of the appearance, Secrets of the Moon had much in common with Dordeduh, from one side in the honesty of their approach and on the other side in the sharpness of their music.





Secrets of the Moon : set-list @ Jeugdhuis Comma, Bruges (Belgique) 30/09/2012
Set-list Secrets of the Moon :

1) Blood into wine
2) Seraphim is dead
3) Serpent messiah
4) Lucifer speaks
5) Nyx
5) Sheperd
7) The three beggars





Bethlehem_logo


I was in the middle of an overflowing excitement and a negative apprehension, while I was waiting for the mythical Bethlehem. In fact, the band stands to me like a real institution, having inspired from one hand the extreme doom scene and on the other hand lots of black metal bands.

I’ve gave up the band a lot since the intervention of Niklas Kvarforth (the one of the swedish Shining), and I didn’t knew what I should expect from the band, with regard to the oldest musical pieces of their discography. The most important point was to me the vocal performance, because the illustrious songs from Bethlehem have always distinguished themselves with such atypical styles of vocals. And the fact of not knowing the new singer created on me a big apprehension.

Bethlehem was here initiating its first tour ever (which can reminds us the Empyrium’s recent step).


Rogier Droog (Bethlehem)

Florian "Torturer" Klein & Jürgen Bartsch (Bethlehem)


The first notes appeared very blackened to me when arrived The 11th commandment, and I’ve made a real jump in the past to the introduction of the cult "Dark Metal" (1994, Adipocere Records). My spirit has been surprised to hear for the very first time such a mythical piece of dark metal on stage… finally ! My neck has given all she could, with the company of a couple of mad people in the front, during the speed and also the doomy parts of the song.

But am I hearing a roaring bass guitar in some dark corner ? Yes, because the band didn’t gave up the "Dark Metal", with the Vargtimmen song ! A little more subsided, my neck has suffered a lot despite of that, carried by this nagging symphony.


Rogier Droog (Bethlehem)

Rogier Droog (Bethlehem)


Then we turned up to the third album with Durch befleckte Berührung meiner Nemesis (from the "S.U.I.Z.I.D." ; 1998, Red Stream Inc.) : this was another cult moment ! Rogier expresses himself in a lesser shrilling register than Marco Kehren, but although with a real anger. Indeed, the man screamed all he can do, it’s evidence.

After this suicidal ballade, the time has come to express pure violence, and two tracks from the "Dictius Te Necare" (1996, Red Stream Inc.) were played : Aphel - Die schwarze Schlange and Schatten aus der Alexander Welt. That part of the show was like a neck-breaker machine, pitiless. The most decisive point was the very first scream of Schatten aus der Alexander Welt, which Rogier passed out with success (it wasn’t easy at all !).

From now on, the show alternated with the second and third albums, the most impressive of the discography of Bethlehem. In such an atmosphere, it was impossible to resist to these suicidal hymns… and I didn’t show any resistance. After that came Gestern starb ich schon heute, , which is a harrowing and long moan. Rogier used lesser cried vocals than on the original version, choosing a more aggressive and direct way of singing. As for Verheißung - Du Krone des Todeskultes, the vocals were less acute than on the studio version (as for Durch befleckte Berührung meiner Nemesis). Indeed, it is too complicated to climb on such high levels without breaking his voice…

Then, Bethlehem returned to the controversial Schatten aus der Alexander Welt " (2001, Prophecy Productions) album. I’m presenting you the stabbing Maschinensohn :




Vocally speaking, this track was perfect for Rogier, which I felt easy in the aggressive and murmured vocals. And the bass guitar from Mr Bartsch killed the audience with a desperate feeling… drowning our mind.


Rogier Droog (Bethlehem)

Jürgen Bartsch (Bethlehem)


Pursuing in an insane atmosphere, Bethlehem came back to "S.U.I.Z.I.D." with the Tote weisse Marder song. I must admit that I was moved by this interpretation, faithful in the instruments but different in the vocals. In fact, the register appeared less toned than the studio version (which is unavoidable because Rogier can’t do at the same time the feminine and the masculine vocals). However, which surprised me a lot once again, it happened something and I found again that insane and insidious aspect of the song. Cap-in-hand !

Du sollst dich töten felt to me less interesting, because of the speed part which I didn’t like the texture. What a shame for me…

The show ended with Tagebuch einer Totgeburt, and its false lightness. Because it only remained pure torture, leaving us despondent… The mess is claimed.


Rogier Droog (Bethlehem)

Rogier Droog (Bethlehem)


Despite what you can read on the setlist, the show hasn’t ended with the Von Bittersüssem Suizid (and I prefer so much the staggered Gar Albern Es Uns Totgebar), which didn’t bothered me at all, because of the fact that I consider that this is a lesser song in the discography of Bethlehem.

So, what can we say about this show of Bethlehem (and in a more global point of view about the first tour of the band) ? The first element in my reflection is the total neck-breaking, painful at mid-term ! To be honest, this moment was so great because of a dreamy set-list (according to every long-time fan’s point of view).

Then, we’ve got the question about the actual line-up, very different from the early days of Bethlehem (except for the bass guitar, it’s evidence). The guitar and the drums were respectful in regard of the old tracks, performing them faithfully and precisely.

The most decisive point was the vocals in fact, because the heritage of Rainer Landfermann, Marco Kehren or Cathrin Campen appears like a monumental pressure upon every new singer. In other words, was Rogier Droog good ? In fact, I must admit that he has incarnated the compositions in a very credible way, giving shape to the most tortured parts. Without touching the climax of violence of Landfermann for example, he took over with more sobriety and at the same time preserving the tortured aspects (otherwise, we couldn’t speak about Bethlehem anymore !). Before that day, I was expecting myself to a pure vocal disaster, which doesn’t happen at all. And before this, I wouldn’t have bet any penny on such a result. So, I can only thank Rogier for having performed that way so atypical and drastic musical pieces.

In the end, even if now we can’t wait for the original Bethlehem to rise again, the actual line-up reaches despite of that to give rebirth to this renowned past, these foundations having influenced so many contemporary extreme metal bands. I can’t wait to another tour…





Bethlehem : set-list @ Jeugdhuis Comma, Bruges (Belgique) 30/09/2012
Set-list Bethlehem :

1) The 11th commandment
2) Vargtimmen
3) Durch befleckte Berührung meiner Nemesis
4) Aphel - Die schwarze Schlange
5) Schatten aus der Alexander Welt
6) Gestern starb ich schon heute
7) Verheißung - Du Krone des Todeskultes
8) Maschinensohn
9) Tote weisse Marder
10) Du sollst dich töten
11) Tagebuch einer Totgeburt



Octobre-Décembre 2012,
Written by Vlad Tepes.



Bethlehem + Secrets of the Moon + Dordeduh + Gorath + Mourning Dawn @ Jeugdhuis Comma, Bruges (Belgique) 30/09/2012



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