vendredi 23 novembre 2012

Killing Mind – "Spirit After Life" (2012)


(Par Lucy Dayrone)


Parution : Format : Label : Univers : Pays :
Juin 2012 LP Auto-production Metal Progressif France


Killing Mind – Spirit After Life (2012)
Track-list :


Line-up :

Fred : Basse et voix.
Seb : Guitare, chant et textes.
Ty : Guitare, chant et programmation.

Membres additionnels :

Aucun.





De prime abord, à l'écoute du titre Back from Life de l'album "Spirit After Life" sur Facebook, j'ai été captivée par la musique et l'ambiance de Killing Mind.

Toutefois, à réception du support CD, j'ai vite déchanté. Je m'explique.


Tout d'abord, l'aspect matériel fait un peu mal. Si je soutiens l'artisanal, surtout pour les groupes n'ayant pas les moyens de s'offrir un merchandising de qualité, j'apprécie lorsque c'est fait avec amour et savoir-faire. Hors, le label CD est collé de travers, la pochette cartonnée mal découpée, ce qui est dommage car l'impression est de bonne qualité. De plus, il n'y a pas les tags des titres au niveau des pistes, sur les informations du CD.


Concernant la production, vu que c'est une auto-production, je ne m'étalerais pas en critiques. L'album n'est pas né dans un grand studio mais je suis assez d'accord pour dire que le son est propre, parfaitement audible et le mixage assez bien réalisé.

La musique annonce du déjà-vu mais je me laisse avoir de beaux espoirs sur tous les morceaux qui ont chacun leur moment d'exception.

La guitare paraît parfois arriver en saccade, comme hésitante, notamment sur le morceau At The Gates. Quand à la batterie, grande absente de la composition, elle n'est qu'une boîte à rythmes qui se sent dès le premier titre tant sa froideur martèle l'arrière-plan musical.

Je pense sincèrement qu'avec une vraie batterie, la musique gagnerait en ampleur, et une guitare plus fluide saurait rendre sa majesté à l'ambiance qui se veut être médiévale.


A ce sujet, je n'ose m'étendre tant l'ordre des Templiers est source d'inspiration, de mystère, de fantasmes. Avant tout, reprenons le concept de l'album, qui est agréablement reporté au dos de la pochette cartonnée :


"1253, du fond de son cachot, lord Slayinstorm, grand maître templier, attend son jugement. Condamné au bûcher, après avoir été trahi par son ami le seigneur Mac Wishless, il est exécuté. Désormais libérée, l'âme du templier va pouvoir se lancer dans une quête menant à la rédemption..."


Les adeptes des templiers comprendront d'emblée qu'il s'agit là d'une fiction pure et simple, où le fabuleux ordre est transposé dans une histoire digne du plus navrant scénario d'un livre d'heroïc-fantasy dont la trame surnaturelle se transpose sur un métal plutôt progressif, pas assez adapté à mon goût.

Les noms des personnages sont un rien naïfs, et à cause de tout cela on peine à s'immerger dans l'histoire.


Grâce aux paroles gracieusement transmises par le groupe (car elles ne sont pas avec la pochette cartonnée), j'ai tenté d'investir un peu plus le concept pour m'y plonger via les mots. Parfois on découvre ainsi des profondeurs cachées mais là encore, déception.


Les textes sont cruellement courts et fades, il y a quelques fautes, et absolument rien à dévorer en termes d'histoire. Si le concept n'avait pas été reporté, je n'aurais rien compris. Pas une référence aux Templiers, rien qui ne puisse exprimer la trahison. Je n'ai pas réussi à me situer, à voir à travers la musique, à travers les mots, seulement à cibler un petit passage avec une mise en scène sonore pour Kiss of Flames Pt.3 : Death Warrant.


La voix n'est pas désagréable, mais trop faible. Lorsqu'elle est claire, elle manque de conviction, de puissance, s'essouffle vite. Un effet serait également bienvenu, sur cet album en tout cas, pour relever le côté surnaturel.


En somme, je ne peux aller plus avant dans cette chronique car je n'ai pas réussi à sonder l'album, malgré le nombre d'écoutes. Il y a quelque chose d'excellent dans le concept, de la matière musicale, une place plus grande à donner à la basse aussi. Killing Mind a de quoi faire pour nous enivrer, mais il ne manque plus que la magie à extraire de tripes plus denses et inspirées.


Novembre 2012,
Rédigée par Lucy Dayrone.


Killing Mind






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