mercredi 4 septembre 2013

Hellfest 2013 - Live Clisson (Samedi 22/06/2013)




Hellfest 2013

Day 2...

(par Vlad Tepes, Stephane Rip, Vivine Lilith, Gwenn & Minerva)



Moment : 22/06/2013.
Lieu : Complexe du Val de Moine (Clisson, 44).

Informations : Cliquez-ici.
Day 1 : Live-report.
Day 3 : Live-report.


Auteurs :

Vlad Tepes : textes/vidéos/photos.
Stephane Rip : photos/textes.
Vivine Lilith : textes.
Gwenn : photos.
Minerva Photography : photos.


Hellfest 2013




Du côté de Vlad…

Déjà une seule journée écoulée et la fatigue pointa déjà le bout de son nez. Ce second jour devait débuter par les excellents Procession mais le temps manqua de mon côté, me laissant frustré dès le matin même ! Mais le Hellfest possède toujours de quoi se consoler, et moi et ma Fée de Sang nous plaçâmes devant la Temple pour les noirs Koldbrann.





Groupes :



Main Stage 01

Main Stage 02

The Altar

Down Coal Chamber The Old Dead Tree
Accept
Amorphis

My Dying Bride
Candlemass
Morbid Angel



The Temple

The Valley

Hell Militia Witchcraft
The Secret Karma to Burn
Koldbrann Red Fang
Kampfar
Rotting Christ
Belphegor
Finntroll
Immortal






Hell Militia_logo

Quelques temps auparavant, du côté de Gwenn…


Hell Militia

Hell Militia

Hell Militia

Hell Militia







The Secret_logo

The Secret

The Secret

The Secret

The Secret





Koldbrann_logo
Pendant ce temps, du côté de Vlad…

L’attente demeurait curieuse étant donné la nature du dernier album "Vertigo". En effet, ce dernier a pris le pari d’une certaine modernité, le groupe officiant jusqu’à présent dans un black métal norvégien des plus virulents, dans une sphère plutôt old-school et traditionnelle. Ainsi, je me demandai quel équilibre allait être opéré sur scène, et surtout quel climat allait se créer et se dégager de cette prestation.


Mannevond (Koldbrann)


Dès leur entrée sur scène, Koldbrann nous présente une tenue plutôt épurée et relativement sobre. Et à dire vrai, la musique sera plutôt dans cet équilibre. Avec un son assez homogène et brut, le ton du black métal norvégien fut aisément identifiable, laissant flotter quelque vapeur nauséabonde sur la Temple. Toutefois, la nature du son fut assez dommageable aux vocaux qui ne furent pas toujours parfaitement perceptibles. Cette imperfection n’a malgré tout pas nuit à la qualité de la prestation, montrant un groupe assez à l’aise dans son domaine. Ainsi, le froid s’est littéralement abattu en ce début de journée, comme vous le montre cet extrait du nouvel album, Totalt Sjelelig Bankerott :




Par rapport à mon questionnement initial, je dois dire que le climat s’est installé de manière instinctive. Ainsi, l’équilibre entre tradition et modernité n’aura posé aucun souci, Koldbrann circonscrivant son univers à l’unique aide de leurs notes. Ici nul besoin d’artifice, les choses se seront installées avec évidence, comme nous l’aura montré l’interprétation du mid-tempo Drammen (hommage direct à leur lieu d’exercice). Mais le feeling clairement old-school a su s’installer avec des morceaux directs et sans concession, comme ce Djevelens Treskeverk :




Je crois que vous aurez compris au travers de ce morceau toute la haine froide que peut dégager Koldbrann, dans le plus pur respect de la tradition mais d’une sobre manière.

Le tout s’acheva de manière peu conventionnelle avec l’arrivée en guest d’Eirik Renton et sa trompette. Le Mr est ancien membre de Pantheon I et Sarkom, actuellement intervenant au sein de Trollfest, (et effectue une apparition sur Stolichnaya Smert du dernier album de Koldbrann). Si vous vous demandiez à quoi pourrait servir cet instrument dans du black métal norvégien, voici la réponse en images et en notes avec Russian vodka, cover de Korrozia Metalla :




Cette sorte de black’n’roll alcoolisé aura vraiment tranché avec le climat précédemment installé, sorte de pied-de-nez très loin d’être désagréable.

Cette prestation de Koldbrann m’aura pleinement convaincu, et ce malgré un son imparfait. Le groupe a su mêler tous ses contrastes et les unifier sans le moindre problème. A ce titre, Koldbrann me rappelle 1349 dans des univers à la croisée entre tradition et modernité, permettant de perpétuer la noire flamme des origines. Même si moins soutenu que ces derniers rythmiquement parlant, il me semble trouver une optique assez similaire entre ces deux entités.




Pendant ce temps, du côté de Gwenn…

Koldbrann

Eirik Renton (Eirik Renton)

Koldbrann

Koldbrann

Koldbrann

Koldbrann






Coal Chamber_logo

Pendant ce temps, du côté de Stephane…

Coal Chamber

Coal Chamber


Me voilà en piste pour Coal Chamber

J'avais beaucoup de craintes quand à la prestation du premier groupe de Dez. En effet, je savais leurs relations très tendues à l'époque. Mais quand les premières notes de Loco résonnent pour ouvrir le bal, je ne peux m'empêcher d'esquisser un grand sourire. Ah… que de souvenirs !

Les craintes se sont vite dissipées, et Dez comme d'habitude communique avec le public. Chela, la "nouvelle" bassiste, bouge dans tous les sens. J'ai fait la moitié du concert environ et j'ai trouvé cela pas mal du tout. Il ne faut pas si facilement enterrer la bande à Dez, et attendons la suite car un album serait peut-être en préparation.

Coal Chamber

Coal Chamber

Coal Chamber







The Old Dead Tree_logo

Pendant ce temps, du côté de Vlad…

Après un bref détour vers les dispensables Monstrosity et Equilibrium, moi et ma Fée de Sang arrivons à trouver une place de choix devant l’Altar pour le retour tant attendu de The Old Dead Tree. Etant grand amateur du groupe depuis ses débuts, je n’ai jamais été déçu par leurs prestations scéniques.  Malgré cela, de nombreuses interrogations flottaient dans l’air, notamment sur les motivations de leur come-back, ainsi que de voir jouer l’intégralité du premier opus (album que je considère dispensable dans leur discographie, au grand dam de beaucoup).


Manuel Munoz (The Old Dead Tree)


Ma première constatation se tourna vers le line-up, amputé de Vincent et ne comportant donc plus que deux membres originels. Sans me formaliser, je me centra sur l’interprétation de "The Nameless Disease", se déroulant dans l’ordre strict de la version studio. Les hostilités démarrèrent donc par We cry as one :




Durant ce concert, notons l’intervention de Frank Métayer, second batteur du groupe (intervenant sur "The Nameless Disease"). Vocalement le rendu fut assez correct, mais j’ai eu bien plus de problèmes avec sa posture scénique clairement issue d’un concert de rap, et à mon sens complètement inadaptée à l’univers de The Old Dead Tree. Votre serviteur n’étant pas du tout amateur de ce type d’attitude de manière générale, je fus d’autant plus irrité par ce profond décalage.

Mais le souci majeur que j’ai rencontré avec ce concert est véritablement d’ordre affectif. En effet, j’avoue n’avoir ressenti que trop peu d’émotions durant ce show. L’exception demeure dans ce que je considère comme étant le morceau majeur de la discographie du vieil arbre mort (étant d’ailleurs bien plus attaché à la version démo plutôt que celle présente sur "The Nameless Disease"), It’s the same for everyone :




Même si toujours quelque peu déçu, les larmes montèrent malgré tout lors du solo succédant à ce break déchirant. Comme quoi il demeure des choses qui restent intactes… Soulignons également la bêtise de l’audience, tapant des mains lors d’un monologue intimiste de Manuel, alors qu’il convenait notamment à ce moment précis de faire silence. Quel manque de respect pour cette composition !

Comme vous pouvez donc le voir, certains morceaux du set ne m’auront pas laissé de marbre, au même titre que le très beau The bathroom monologue :




Dans l’après-coup il me resta malgré tout un goût amer, et je suis le premier à m’étonner en me lisant, à savoir le manque d’émotion ressentie durant cette prestation. Mais je dois me rendre à l’évidence, je suis complètement passé au travers de cette prestation. Peut-être le problème vient-il du fait qu’il s’agisse de leur premier concert de retour scénique ? Mais je ne partage pas telle hypothèse. Pourtant tout fut joué dans les règles de l’art et je n’ai absolument rien à reprocher à l’exécution de chaque musicien, à l’instar de l’interprétation qui manquait de cette magie que j’attendais tant. Cette prestation n’aura donc pour moi pas été incarnée, ni réellement vécue. L’aspect propre de l’interprétation se sera presque muté en quelque chose de clinique. The Old Dead Tree m’aura tristement offert la déception majeure de cette journée, parmi les plus grandes de ce Hellfest 2013 d’ailleurs.


Nicolas Chevrollier (The Old Dead Tree)


Messieurs les habitants du vieil arbre mort, ne vous détrompez pas, je reste un fervent adorateur de votre musique, et c’est bien pour cela que mon regard demeure aussi sévère. Car mon expérience scénique concernant The Old Dead Tree me prouve longuement que le groupe sait apporter bien plus d’intensité que ce concert du Hellfest. Et d’ailleurs, je pense que mon ressenti aurait été tout autre si le cultissime "The Perpetual Motion" avait été joué en lieu et place du premier opus, avec certitude d’ailleurs. Ainsi, je pense que mon ressenti fut anesthésié du fait des compositions choisies, même si j’ai déjà entendu par exemple une interprétation bien plus aboutie par le passé de It’s the same for everyone, je ne peux le nier.

Je croise les doigts pour que l’immense déception présente puisse ne devenir bientôt qu’un fugace souvenir, et que The Old Dead Tree revienne à son meilleur niveau. L’exigence mienne est bel et bien à la hauteur de capacités avérées, qu’il ne manque à présent plus qu’à exhumer…




A un autre endroit de la fosse, du côté de Vivine…

Mon enthousiasme et ma curiosité me conduisent vers la scène Altar. Mes ouïes et mes yeux attendaient ce groupe français qui n’avait pas joué en public depuis cinq ans, selon les dires du chanteur. The Old Dead Tree, qui s’inscrit dans le genre métal gothique au début de sa carrière en 1997, se lance avec moult hésitation, mais avec une grande motivation devant cette foule bien présente. Après quelques débuts sonores imparfaits, les membres du groupe se sont pris au jeu et se sont délectés de l’ambiance Hellfest, pour faire partager leur énergie musicale. Il m’a semblé que la voix du chanteur Manuel Munoz était « timide »... Il n’en reste pas moins qu’après plusieurs morceaux bien entraînants, ils ont adoré se retrouver face à une foule enthousiaste. Frank Métayer s’en est d’ailleurs donné à cœur joie le temps d’un titre. Voilà un groupe français qui aurait certainement une réelle ascension dans les années à venir…



A un autre endroit de la fosse, du côté de Stephane…

Manuel Munoz (The Old Dead Tree)

Nicolas Chevrollier (The Old Dead Tree)

Gilles Moinet (The Old Dead Tree)


Set-list The Old Dead Tree :

1) We cry as one
2) It can’t be !
3) How could you ?
4) I won’t follow him
5) It’s the same for everyone
6) Somewhere else
7) Joy & happiness
8) Transition
9) Quietly kissing death
10) All…
11) The bathroom monologue










Kampfar_logo

Pendant ce temps, du côté de Vlad…

Bien que grand amateur de black métal norvégien, il me reste encore tant d’entités à découvrir, dont Kampfar fait partie. Malgré sa renommée, je n’ai que peu eu l’occasion de m’y pencher plus en avant, mais une première approche avait eu lieu lors du Hellfest 2011 (dont je garde un très bon souvenir d’ailleurs).


Dolk (Kampfar)


Le concert de cette année n’aura pas entaché ce ressenti premier, présentant un Dolk toujours en aussi grande forme. D’ailleurs, le Mr nous expliqua la nouvelle démarche du groupe, à savoir trier sur le volet leurs concerts estivaux : le Hellfest demeura la seule date choisie par Kampfar, donnant un certain aspect événementiel au moment.


Ole Hartvigsen (Kampfar)


A la fois emblématique et porteur de la tradition du black métal norvégien, la musique de Kampfar n’en a pas occulté la récente orientation plus moderne du groupe. Et tout comme Koldbrann plus tôt dans la journée, je me suis trouvé face à un groupe à la croisée des mondes, ancré aussi bien dans la tradition que dans la modernité. Malgré une musique très différente entre ces deux groupes, j’y ai ressenti un équilibre similaire. D’ailleurs, un titre tel que Huldreland exprime cela à la perfection :




Malgré cela, l’assez forte majorité du concert fut ancrée dans un black/pagan métal norvégien du meilleur cru, exaltant ses racines avec ferveur, dont Vettekult demeure une assez juste illustration :




Au final (et relativement sans surprise j’ai envie de dire), Kampfar nous aura offert un excellent concert, transpirant d’honnêteté et non sans audace. Il fait partie de ces groupes où le temps semble avoir assez peu de prise, et où la tradition restera toujours cette empreinte indélébile.





A un autre endroit de la fosse, du côté de Stephane…

Dolk (Kampfar)



Dolk (Kampfar)



A un autre endroit de la fosse, du côté de Gwenn…

Dolk (Kampfar)

Dolk (Kampfar)

Dolk (Kampfar)

Dolk (Kampfar)

Dolk (Kampfar)

Dolk (Kampfar)







Witchcraft_logo

Witchcraft


Witchcraft, voilà un groupe suédois que je ne saurai que conseiller : du stoner inspiré par les grands des années 70 comme Black Sabbath ou Led Zeppelin pour ne citer qu'eux. Le résultat est un truc bien gras qui colle aux oreilles et qui fait du bien !

Je serai volontiers resté tout le concert mais le devoir m'appelle…


Witchcraft

Witchcraft

Witchcraft






Down_logo
Phil Anselmo (Down)

Down


Je me vois obligé de retourner en direction des main-stages pour Down. En effet, j'avais raté malgré moi leur prestation en 2011 : pas d'excuse cette fois-ci.

Down fait le boulot et Phil Anselmo chauffe le public d'entrée de jeu en jouant avec une poupée gonflable récupérée dans la foule. Quelques morceaux plus tard l'ancien front-man de Pantera finira même par mettre un coup de tête au micro, finissant ainsi le concert avec du sang perlant de son front.
Oui on peut dire que Down ne triche pas avec son public.


Down

Down

Phil Anselmo (Down)







Rotting Christ_logo

Pendant ce temps, du côté de Vlad…


Sakis Tolis (Rotting Christ)

Rotting Christ fait partie de ces groupes que je vois régulièrement en live, non par choix délibéré mais parce qu’ils furent toujours amenés à partager l’affiche d’un groupe que je venais voir. Ce fut notamment le cas en décembre dernier en première partie de Cradle of Filth lors de leur concert londonien. Mais voilà, Rotting Christ n’a jamais réussi à conquérir mon âme, malgré une sincérité d’expression évidente. Je ne sais pourquoi mais nous décidâmes malgré tout avec ma Fée de Sang de retenter l’expérience en assistant à cette prestation hellfestienne…

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : quelle claque !!! Et oui, de manière complètement inattendue, ce concert-ci aura remporté tous les honneurs pour moi, ce que je n’ai toujours pas compris d’ailleurs. Mais je dus me rendre à l’évidence que l’énergie déployée aura été franchement communicative, avec un set à la fois varié et sacrément "evil". En effet, les vieux brulots tel que The sign of Evil existence ou bien cette diabolique cover de Thou Art Lord Societas Satanas font mouche… et pas qu’un peu ! Moi qui croyait Rotting Christ perdu dans les méandres d’un heavy métal sombre, je me suis rendu compte que le groupe restait sacrément black métal dans l’atmosphère dégagée. Vous souhaitez en avoir la preuve ? Et bien voici le titre d’introduction du dernier album "Κατά τον δαίμονα εαυτού ", le très convaincant In Yumen – Xibalba :




Comme vous pouvez le constater, Rotting Christ emporte tout sur son passage, servis par une instrumentation de grande qualité (les blasts sont d’ailleurs très précis) et des vocaux fondus dans l’ensemble.

Je pense que nul besoin de vous en dire plus, car mes mots résument parfaitement ce que j’ai ressenti lors de cette prestation, à tel point que je suis actuellement en train de m’intéresser à la grande discographie de Rotting Christ, et plus précisément à "Triarchy of the lost lovers" (1996, Century Media)…







Pendant ce temps, du côté de Gwenn…

Rotting Christ

Rotting Christ

Rotting Christ

Rotting Christ

Rotting Christ

Rotting Christ



Pendant ce temps, du côté de Minerva…

Rotting Christ

Rotting Christ

Rotting Christ

Rotting Christ

Rotting Christ

Rotting Christ










Karma to Burn_logo

Pendant ce temps, du côté de Stephane…

Karma to Burn


Retour à du stoner avec le duo de Karma to Burn. Croire qu'un "simple" guitariste et une batterie ne peuvent pas rendre aussi bien qu'un groupe de 5 personnes serait une erreur. Karma to Burn n'a pas besoin de paroles ; c'est le genre de bande-son qu'il faut quand on roule sur une route déserte dans une Mustang. Le stoner a rarement aussi bien porté son nom.

Il faut encore une fois souligner l'éclectisme du festival qui pour encore beaucoup se limite au metal.


Karma to Burn







Amorphis_logo
Amorphis

Amorphis


C'est compliqué de choisir où aller ensuite, mais finalement je me laisse tenter par l'idée de découvrir quelque chose de nouveau. Me voilà donc devant Amorphis.

Les Finlandais dégagent quelque chose d'assez fort mais leur metal/death/prog mélodique ne me plaît pas des masses, et le chant clair de Tomi encore moins. Mais attention, ce ne sont que mes goûts personnels et cela ne m'empêche pas de reconnaître qu'Amorphis a quand même une sacrée présence scénique.


Amorphis

Amorphis

Amorphis







Accept_logo

Pendant ce temps, du côté de Vivine…

Après avoir regrettablement manqué Audrey Horne, je me presse amèrement et je me grandis pour pouvoir écouter ce groupe mythique qu’est Accept sur l’une des main-stages. Ce groupe de heavy metal allemand, fondé par le chanteur Udo Dirkschneider et par le guitariste Michael Wagner, est particulièrement puissant. Ils ont quand même eu le « second » rôle dans les années 80, marquées surtout par un autre groupe, Scorpions. Sachez également qu’ils ont notamment des textes engagés (droits de l’homme, oppression des minorités, racisme, fondamentalisme religieux, j’en passe et des meilleurs...). Je dois vous avouer, qu’à part quelques titres très connus, je ne suis pas une grande fan... Ceci dit, j’ai trouvé que le groupe s’en donnait à cœur joie et appréciait vraiment de voir autant de festivaliers prendre du plaisir à les écouter. Et je ne peux que vous conseiller un bon DVD live, celui enregistré pendant un concert donné le 12 avril 2013 au Chili dans le cadre du Metal Fest !



Hellfest 2013






Belphegor_logo

Pendant ce temps, du côté de Gwenn…


Belphegor

Belphegor

Belphegor

Belphegor







Red Fang_logo

Pendant ce temps, du côté de Stephane…

Red Fang


Retour donc à la Valley pour voir Red Fang, un des groupes que je ne voulais pas rater non plus. Encore du stoner, mais encore une fois un groupe de qualité…

C'est lourd et ça sent le sable chaud du désert. La Valley est bondée et il y règne une ambiance incroyable. Le son est presque parfait, et je suis très étonné : moi qui pensais que ça allait sonner un peu crade. Peut-être un des meilleurs concerts du Hellfest 2013 !


Red Fang

Red Fang







My Dying Bride_logo

Aaron Stainthorpe (My Dying Bride)


Pendant ce temps, du côté de Vlad…

20h45 était un horaire attendu de pied ferme par moi et ma Fée de Sang, et nous nous plaçâmes comme il se doit au tout devant de la scène. Pourquoi me demanderez-vous ? Car My Dying Bride s’apprête à célébrer une bien triste cérémonie…

Les cloches résonnèrent lorsque le funeste riff de Kneel till doomsday se fit entendre. Autant dire que je fus gagné d’euphorie dès cet instant, espérant une telle introduction tel le messie. D’ailleurs, le voilà qui arrive… un certain Aaron, notre triste sire. Old-school à souhait (et moderne tout à la fois), ce titre fut le plus adéquat des préludes, nous plongeant dans un sombre brouillard, assommés que nous fûmes par la lourdeur des riffs. La nuque commença à donner tout ce qu’elle avait, juste avant l’explosion : l’accélération de fin fut JOUISSIVE à souhait alors qu’Aaron laissa libre court à son monstrueux chant death… juste avant de replonger dans le plus funeste des univers, le plus doomesque naturellement. Enorme !


Andrew Craighan (My Dying Bride)


Le climat se poursuivit dans la noirceur avec The raven and the rose, issu de l’excellent "The dreadful hours". Cette longue complainte fut en quelque sorte le prolongement logique de Kneel till doomsday, noir et à la fois extrêmement mélancolique. Une fois de plus, il n’y a rien eu à redire à l’interprétation.

Dans la continuité visant à plonger toujours plus loin dans un grandiose passé, My Dying Bride fit un détour via son quatrième opus : voici A kiss to remember. Apaisant est le mot, nous laissant transportés par cette belle mélancolie…

A ma grande surprise, le groupe fit un crochet vers sa période la plus controversée avec The whore, the cook and the mother. Personnellement j’ai beaucoup d’affection pour ce morceau au son assez atypique, comme vous pouvez l’entendre sur cette vidéo :




Aaron fut bluffant sur ce titre, se donnant corps et âme comme s’il s’agissait du tout premier morceau du set (ou le tout dernier). Et ce fut tout à fait judicieux car ce titre nécessite une voix très expressive, l’instrumentation ne constituant qu’une toile de fond servant les vocaux. Au final, The whore, the cook and the mother fut poignant au possible, montrant que ce morceau à priori à part dans la discographie du groupe constitue malgré tout une pièce caractéristique de My Dying Bride.

Après toutes ces émotions, nous avions bien droit à une petite pause, qui fut offerte avec Thy raven wings. Ce titre apparait sur quasiment toutes les set-lists du groupe ces dernières années, et je me demande toujours bien pourquoi. Car ce morceau dispensable issu d’un album encore plus dispensable ne possède vraiment aucune saveur selon moi. Ainsi, j’attendis patiemment la dernière note de Thy raven wings pour en revenir à des choses plus sérieuses.


Aaron Stainthorpe (My Dying Bride)


Ce sera chose faite dès que résonnera une tremblante ligne de guitare, en provenance d’une noirceur absolue : She is the dark. Thy raven wings était déjà loin en l’espace de quelques notes, pour nous offrir un très grand moment. Cette fièvre noire grimpe à chaque fois en live, ce morceau étant tout simplement exceptionnel en termes de ce qu’il synthétise : une noirceur charbonnée alliée à une mélancolie voluptueuse. Bien entendu, ma nuque aura beaucoup souffert lors de la prestation de ce morceau précis, comme vous pouvez aisément vous en douter. Mais la souffrance en valait la chandelle !

Cette remarque peut parfaitement s’appliquer à The snow in my hand, nous permettant de nous replonger dans le doom/death le plus culte, celui de 1993. Au risque de radoter, je dirai que les passages les plus death furent jouissifs, alors que la tristesse évoquée ne peut que toucher en plein cœur l’auditeur aux pores d’âme ouverts. Ma nuque fut une fois de plus mise à rude épreuve…

Sans le savoir, ce concert de My Dying Bride touchait déjà à sa fin, et je n’ai pas vu le temps passer (hormis quelques secondes durant Thy raven wings ? …). L’épilogue fut noir et excessivement lourd : The thrash of naked limbs. Emblématique de la toute première période du groupe, ce doom/death originel n’a pris absolument aucune ride. Interprété avec toute l’intensité nécessaire, dans la provocation et l’érotisme noir, The thrash of naked limbs serait même selon moi encore plus puissant et surtout plus maitrisé que par le passé, notamment sur le plan vocal. Car plutôt que de perdre sa fougue, Aaron a su gagner en profondeur et son chant death n’aura jamais été si impressionnant que depuis ces dernières années. Jugez-en plutôt avec cette vidéo :




Ainsi, cet épilogue aura été le plus beau des hommages à leurs débuts, montrant un groupe qui n’est pas prêt de se couper de ses racines profondes…


Aaron Stainthorpe (My Dying Bride)


Que dire de ce grand concert de My Dying Bride ? Et bien le groupe sait surprendre et transporter à chaque prestation. A ce titre, il nous rappelle dans un tout autre registre un groupe lusitanien sur lequel nous reviendrons très vite.

Sincère et entier jusqu’au bout des ongles, l’émotion transpira par tous les pores et vint titiller nos entrailles pour en extraire nos larmes les plus dissimulées. Superbe et éclectique, My Dying Bride aura su piocher comme à son habitude dans l’ensemble de sa discographie, même si je suis très étonné qu’aucun titre issu de "The angel and the dark river" n’ait été joué, fait somme toute franchement exceptionnel. Comme vous l’aurez compris, un seul morceau m’aura laissé totalement de marbre, mais face à tous les autres morceaux de titan il n’aura pas fait le poids.

Un concert ultime à l’image d’un groupe (toujours !!) ultime : My Dying Bride.





A un autre endroit de la fosse, du côté de Vivine…

Après une balade bien rituelle et mes forces reprises, je me hâte vers mon groupe fétiche qu’est My Dying Bride. Je ne vous les présente pas, très chers lecteurs, car ce serait comme leur manquer de respect, depuis la formation du groupe en 1990 et leur incroyable ascension ! Pour tout vous avouer, j’attendais enfin d’entendre en live un titre bien précis de leur dernier et non moins excellentissime opus "A Map of all our Failures"... J’espérais vivement qu’ils débutent leur concert avec ce titre qui me transporte au son de ses cloches...

Comment ne pas vibrer en entendant sonner Kneel till doomsday ! Comme beaucoup dans cette masse humaine, j’ai forcément hurlé en les voyant monter sur scène ! Et comme je le pensais, j’ai été totalement charmée et emportée par le jeu théâtral mais non moins fantastique de ce chanteur énigmatique qu’est Aaron. Il semble toujours possédé et envahi entièrement par ces mots et ces sons lancinants et terriblement émouvants qui leur sont propres.

Quelle admiration j’ai pour ce groupe et quel respect pour tous ses membres qui semblent former une sacrée famille ! Un vrai sombre et « doomesque » plaisir de revoir Andrew, Lena, Hamish, Dan et Shaun... Quelle tristesse de les quitter si vite, mais quelle mystique apparition qu’est ce groupe britannique légendaire.

Mon âme mourante, mon cœur devient encore plus doom…




Pendant ce temps, du côté de Gwenn…

Aaron Stainthorpe (My Dying Bride)

Aaron Stainthorpe (My Dying Bride)

Aaron Stainthorpe (My Dying Bride)

Aaron Stainthorpe (My Dying Bride)

Aaron Stainthorpe (My Dying Bride)

Aaron Stainthorpe (My Dying Bride)


Set-list My Dying Bride :

1) Kneel till doomsday
2) The raven and the rose
3) A kiss to remember
4) The whore, the cook and the mother
5) Thy raven wings
6) She is the dark
7) The snow in my hand
8) The thrash of naked limbs



Hellfest 2013







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Pendant ce temps, du côté de Stephane…

Finntroll

Finntroll

Finntroll



Je suis de retour sur le site pour Finntroll

Oreilles d'elfes pour chaque musicien, les trolls finlandais jouent un folk metal à forte influence death, voir black par moment. Je m'attendais à être rapidement "gavé" par leur musique, mais en fait pas tant que cela. Car un concert de Finntroll c'est un peu comme une méga fête dans une taverne à la croisée entre le territoire des gobelins et des humains.

Certain regretteront peut-être le côté festif de leur set, mais n'ayant jamais vu Finntroll auparavant je n'ai pas de comparaison avec d'autres shows de ces Finlandais.


Finntroll

Finntroll

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Pendant ce temps, du côté de Gwenn…

Finntroll

Finntroll

Finntroll

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Pendant ce temps, du côté de Gwenn…

Candlemass

Candlemass

Candlemass

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Pendant ce temps, du côté de Vlad…

Abbath Doom Occulta (Immortal)


Nous en arrivons pour moi et ma Fée de Sang au final  de cette seconde journée avec les Norvégiens d’Immortal. Manqués il y a deux années en ces mêmes lieux (au profit de My Dying Bride, priorité oblige !), en 2011 j’avais assisté à un grandiose show du groupe à domicile, lors de la toute dernière édition du Hole in the Sky de Bergen. Je me réjouissais donc de les revoir, même si le caractère événementiel était ici absent.

Bien entendu le concert fut plongé dans des fumigènes continuels et ce dès le premier morceau, cauchemar ultime des photographes. Ceci fait partie intégrante du jeu de scène d’Immortal, dont le blanc est la couleur de prédilection. Toutefois, ce ne fut RIEN en comparaison au concert de 2011 à Bergen où nous avions un véritable mur de fumée, à tel point que les photographes ne se voyaient quasiment pas entre eux (ce qui était franchement comique à voir !), ni même nous les gens du premier rang !


Abbath Doom Occulta (Immortal)


En termes de constats initiaux, ce concert du Hellfest a bénéficié d’un son excessivement fort. Ceci est généralement le cas avec Immortal, ayant plutôt la main lourde niveau décibels, mais là j’ai  trouvé que cela était presque outrancier. Ainsi, ce niveau sonore se rapprocha de celui du Hellfest 2007 ou encore celui du premier concert parisien pour la tournée de "At the heart of winter" (qui se déroula au Club Dunois si mes souvenirs sont bons, en mai 1999). Mais parmi ces trois performances, celle du Hellfest demeura la grande gagnante, faisant passer Manowar pour des (excusez-moi du peu !) "fiottes". Ainsi, la double grosse-caisse ultra-triguée du sieur Horgh a donné le sentiment d’un tir de mitraillettes tout au long de ce concert. L’effet désagréable a donc été de couvrir intégralement tout le reste de l’instrumentation ainsi que les vocaux : trop de batterie tue la batterie…



Au niveau de la set-list, la priorité aura été donnée aux deux derniers opus du groupe, "Sons of northern darkness" et "All shall fall", avec quasiment les ¾ des morceaux de la set-list ! Ceci n’est pas surprenant dans l’absolu, mais on peut légitimement regretter aussi peu de diversité dans le set. En effet, il ne resta qu’un extrait de "At the heart of winter" (Withstand the fall of time), un titre de "Pure holocaust" (Unsilent storms in the north abyss) et un de "Battles in the north" (Throned by blackstorms). Abbath semblait être fier de ne pas jouer le titre éponyme de "Battles in the north" pour surprendre son audience, initiative somme toute intéressante à la base. Mais au vu de la prévisibilité des autres vieilleries encore ressorties, cela perdit nettement de sa pertinence.



De plus, il manqua à l’appel deux albums à mon sens majeurs de leur discographie, le très sombre "Diabolical fullmoon mysticism" et l’intense "Blizzard beasts". Cela est regrettable !

Ce concert m’aura laissé franchement frustré, car cumulant les points négatifs. Le son brouillon additionné à une set-list parcellaire constituait déjà un cocktail peu alléchant. Mais si l’on ajoute à cela un groupe ne semblant pas complètement investi dans le moment (Immortal se contentant de faire son set, et rien de plus), on aboutit à un moment manquant de magie. Car pour avoir vu le groupe 6 fois auparavant, je sais que nos Norvégiens savent faire bien mieux, et ce Hellfest ne les aura pas sublimé. Quel dommage…





A un autre endroit de la fosse, du côté de Stephane…

Quelle déception d'apprendre que pour des raisons de sécurité (pyrotechnie), il me sera impossible d'accéder au pit-photo pour Immortal ! Dans ce cas, retour aux sources, je range l'appareil et fonce au milieu de la foule pour assister au très bon concert des Norvégiens. Tous les meilleurs titres y passent, et Abbath nous gratifie même d'une session de cracheur de feu. Je regrette n'avoir pris aucune photo, mais dans ma position pendant 40 minutes c'était juste impossible.


Pendant ce temps, du côté de Gwenn…

Abbath Doom Occulta (Immortal)

Abbath Doom Occulta (Immortal)

Abbath Doom Occulta (Immortal)

Apollyon (Immortal)


Pendant ce temps, du côté de Minerva…

Abbath Doom Occulta (Immortal)

Apollyon (Immortal)

Apollyon (Immortal)

Abbath Doom Occulta (Immortal)

Horgh & Abbath Doom Occulta (Immortal)

Apollyon (Immortal)






Set-list Immortal :

1) Sons of northern darkness
2) The rise of darkness
3) Unsilent storms in the north abyss
4) Norden on fire
5) In my kingdom cold
6) Tyrants
7) Throned by blackstorms
8) All shall fall
9) Withstand the fall of time
10) One by one







Morbid Angel_logo

Pendant ce temps, du côté de Stephane…

Morbid Angel

Morbid Angel


Morbid Angel sera le dernier concert de la journée. Je les ai déjà vus, je sais que la set-list sera certainement la même que la dernière fois mais peu importe. Je ne serai pas déçu, c'est une certitude.

Comme prévu, la machine Morbid écrase tout sur son passage une fois en route, et se trouver dans le pit-photo pour Fall from grace c'est juste pour un fan comme moi, une sensation assez jouissive !




Morbid Angel

Morbid Angel

Morbid Angel

Stephane Rip & David Vincent (Morbid Angel)




Pendant ce temps, du côté de Gwenn…

Morbid Angel

Morbid Angel

Morbid Angel

Morbid Angel




Pour conclure, du côté de Vlad…

Comme vous pouvez le constater, cette seconde journée fut une fois de plus bien chargée aussi bien qu’éclectique. Les excellentes surprises y auront côtoyé les déceptions… on ne sait jamais comment les choses se déroulent de manière exacte au Hellfest !




Diaporama complet par Stephane Rip pour la journée du samedi :




Hellfest 2013



Juillet/Août 2013,
Rédigé par Vlad TepesStephane Rip & Vivine Lilith,
Et photos déposées par Gwenn.




Psychopathia Melomania tient à remercier particulièrement Minerva Photography pour les photos qu'elle a partagé avec notre webzine et celui pour lequel elle travaille,  le webzine italien Italia di Metallo.




Hellfest 2013


2 commentaires:

  1. encore mieux que le premier jour !!! vivement le 3ème !!! et ces photos !!! vivine

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    Réponses
    1. Oui, ce live-report est bien fourni Vivine...

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